Prix relève Sollio : Entre deux cafés chez Hakkesteegt’s Poultry Farm

Invariablement, chez Hakkesteegt’s Poultry Farm, les journées sont rythmées de deux pauses café où l’on brasse des affaires et des idées. C’est aussi un moyen simple d’entretenir le respect, l’appréciation mutuelle et le précieux muscle de la communication. Deux laits, un sucre?

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Reportage de ferme
Relève
Membres de la Ferme Hakkesteegt.

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Étienne Gosselin

Agronome et rédacteur

Étienne est détenteur d’une maîtrise en économie rurale et œuvre comme pigiste en communications. Il cultive commercialement le raisin de table à Stanbridge East dans les Cantons-de-l’Est.

Six heures trente. Bryce Hakkesteegt visite ses deux poulaillers. Au même moment, sa conjointe Dana prépare les quatre enfants pour l’école. Deux poulaillers plus loin, c’est le beau-frère, Ryan McLeod, qui veille sur les volatiles alors qu’Angela, conjointe de Ryan et sœur de Bryce, fait déjeuner les deux poussins du couple. Ça bouge! La famille opère en symbiose : tous s’entraident, se remplacent, ce qui permet des congés de qualité. Un calendrier en ligne partagé par tous pour les activités aussi bien professionnelles que personnelles facilite la gymnastique des horaires.

Hakkesteegt’s, c’est la production de poulets de chair, qui génère 88 % des revenus, l’énergie solaire (8 %) et la vente de bovins de races pures Charolais et Shorthorn (4 %). Les cultures de maïs, de soya, de blé et de fourrages rapportent aussi de belles sommes, comptabilisées dans une seconde personne morale. Hakkesteegt : on a rarement vu un agencement d’autant de consonnes et de voyelles. C’est que Henry et Rita, aujourd’hui nonagénaires, sont venus des Pays-Bas faire leur vie à Brighton, entre Kingston et Oshawa. L’affaire a réussi : l’entreprise prospère, mais, mieux encore, ils sont grands-parents de 18 petits-enfants, dont 13 qui piaillent et animent la vie sur la ferme et…

Dix heures : pause-café! La boisson embaume la maison d’Arlene et de Kirby, parents de Bryce et d’Angela. Arlene s’y trouve déjà, avec Angela, car elles gèrent la montagne de paperasse qu’exige une grande ferme diversifiée. Sur le tapis du salon, un bac de maïs-grain est renversé : les enfants y font d’extraordinaires récoltes avec leurs tracteurs et leurs bennes jouets.

À la table à côté, ça discute. À deux cafés par jour, impossible d’accumuler des frustrations. Des dossiers se règlent facilement, comme l’idée d’un cinquième poulailler. Si les hommes arrivent toujours avec leurs wish lists (listes de souhaits), les femmes, qui connaissent trop bien les capacités financières, ont le pouvoir des yeas or nays sur les projets. « C’est plus souvent nay », rigole Arlene!

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