Aller au contenu principal
CIAQ

Reconnaître les symptômes de l’épuisement professionnel

Êtes-vous candidat à l’épuisement professionnel (burnout)? Quels sont les symptômes de ce syndrome ? Les gens à risque de surmenage professionnel sont souvent de grands passionnés. On retrouve cinq profils de personnalités candidates à l’épuisement.

 

Le grand travailleur

Véritable « machine à produire ». Effectue des tâches qui sont faciles à petites doses, mais irréalisables au-delà d’une certaine limite.

Personnalité : bon gars ou bonne fille.

 

Le sauveur

Superman ou superwoman. Fait des miracles et choisit des défis que nul autre ne peut relever mieux qu’elle ou lui.

Personnalité : besoin d’être admiré.

 

Le minutieux

Croit que chaque partie de son travail est essentielle et que sa performance a un effet décisif. Pense que le moindre relâchement de sa part entraînera des conséquences catastrophiques.

Personnalité : perfectionniste.

 

Le courageux

Occupe un travail qui ne lui convient pas ou plus. Affronte sans cesse des problèmes qu’il se sent incapable de résoudre. Ne trouve plus de valorisation dans son travail.
Personnalité : victime.

 

L’ambitieux

Éprouve un insatiable besoin d’argent, de prestige ou de pouvoir. Sacrifie sa vie et se sent constamment menacé par ceux qui ont plus d’argent, de prestige ou de pouvoir que lui.
Personnalité : carriériste.

 

Plus on estime être à l’abri de l’épuisement professionnel, plus on est à risque. Pourquoi ? On pense n’avoir aucune limite et on entreprend trop de choses par rapport à ses capacités. On nie les symptômes. Dès qu’ils apparaissent, on les camoufle. « Plusieurs grands entrepreneurs m’ont même avoué croire que ceux qui étaient en burnout et en dépression étaient des faibles, jusqu’au jour où ils ont été aux prises avec ces maladies », dit la psychologue Pierrette Desrosiers. L’épuisement professionnel ne survient pas tout d’un coup. Il prépare son jeu tranquillement.

 

Voici les diverses étapes ou symptômes du surmenage professionnel :

 

  1. On est préoccupé

Au début du processus menant à l’épuisement, on est préoccupé par ce qui se passe au travail, mais ça reste le travail.

 

  1. On est troublé

Les tâches nous apparaissent de plus en plus ardues, et on commence à ressentir certains symptômes physiques ou psychologiques.

 

  1. On est obsédé

On ne pense plus qu’au travail, on croit fermement que le retour du bien-être qu’on a perdu dépend de la résolution de nos problèmes au sein de l’entreprise.

 

  1. On est épuisé

C’est l’étape de l’épuisement professionnel lui-même. La détérioration du rendement et de la productivité est évidente. L’aboutissement final de l’épuisement se caractérise par une apathie totale, souvent par une dépression et l’apparition de problèmes de santé.

 

Si vous vous reconnaissez, il serait sage de consulter avant que vous ou votre entourage ne subissiez des dommages permanents et irréversibles, car l’épuisement affecte également le conjoint, la famille et l’entreprise.

 

(Source : Pierrette Desrosiers, M. Ps., psychologue du travail, conférencière, coach d’affaires et auteure)

 

La rédaction

edition@lacoop.coop