Maximiser les rendements des cultures en 2026
La meilleure stratégie à adopter pour ne pas laisser les aléas de la météo et la peur influencer nos décisions pour la culture du maïs et du soya.
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Pour maximiser ses résultats en 2026, la meilleure stratégie demeure de garder le cap sur des génétiques éprouvées, performantes et constantes sur plusieurs saisons. C’est la façon la plus efficace de sécuriser les rendements, de protéger la rentabilité et d’éviter les déceptions au moment de la récolte et de la mise en marché.
La saison culturale 2025 s’est déroulée dans un contexte climatique atypique. Un printemps excessivement pluvieux a retardé les semis au-delà de la fenêtre optimale, suivi d’une période de sécheresse lors de la floraison et du remplissage des grains en août, pour se terminer par un gel hâtif en septembre. Ces conditions ont favorisé des hybrides plus hâtifs ou à rendement moyen, dont la principale qualité est la stabilité plutôt que la performance maximale.
Ce scénario tranche avec celui des cinq années précédentes, caractérisées par des semis réalisés dans des conditions idéales et par des saisons de croissance prolongées sans gel. Ces environnements ont permis aux génétiques les plus performantes d’exprimer pleinement leur potentiel, notamment grâce à une période de remplissage des grains prolongée. Ce sont ces hybrides qui démontrent une supériorité constante sur une base pluriannuelle.
Baser ses décisions sur la seule performance de la dernière saison comporte des risques importants. Une année hors norme peut orienter les choix vers des solutions perçues comme plus sécuritaires, au détriment de la performance et de la rentabilité à long terme. Les décisions dictées par l’émotion mènent rarement aux meilleurs résultats économiques.
Maximiser les performances du maïs
Dans le maïs, la météo peut faire varier le rendement jusqu’à 27 %, un facteur sur lequel il est impossible d’intervenir. Pour maximiser la performance en 2026, il est essentiel de se concentrer sur les leviers qui ont le plus grand impact : le choix de l’hybride (19 %), la fertilisation azotée (27 %) et la population (8 %). Ces trois facteurs, combinés à la météo, expliquent près de 80 % du rendement potentiel, selon le Dr Fred Below de l’Université de l’Illinois. La rotation des cultures influence le rendement à hauteur de 10 %. Les autres pratiques de régie demeurent importantes, mais elles auront peu d’impact si les décisions de base ne sont pas solides et fondées sur des résultats constants sur plusieurs années.
Point clés - maïs
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Maximiser les résultats du soya
Le même constat s’applique au soya. Les variétés ayant affiché les meilleurs résultats en 2025 ne sont pas nécessairement celles qui assureront la profitabilité en 2026, puisqu’elles se sont démarquées dans un contexte de saison à faible rendement. Miser sur des variétés éprouvées, performantes sur plusieurs saisons, demeure la stratégie la plus fiable lorsque les conditions climatiques reviennent à la normale.
En soya, la météo et le choix de la variété influencent chacun le rendement jusqu’à 38 %, selon le chercheur de l’Illinois. La date de semis est également déterminante. Un semis réalisé avant le 15 mai dans nos essais au Québec favorise un potentiel de rendement optimal en augmentant le nombre de nœuds par plant, ce qui se traduit par plus de gousses et de grains. À l’inverse, un semis effectué au début de juin peut entraîner une perte de rendement pouvant atteindre 16 % du plein potentiel.
Points clés - soya
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