La formation sur les parcelles de la Ferme de recherche

Les 14 et 15 juin derniers, près de 125 experts-conseils, conseillers agronomiques, directeurs des ventes et stagiaires du réseau se sont réunis à la Ferme de recherche pour découvrir les plus récents tests et innovations faits par Sollio Agriculture.

Publié le
Article technique
Agriculture durable
Groupe des experts-conseils à la Ferme de recherche

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Stéphanie McDuff

Rédactrice et cheffe de la production numérique pour le Coopérateur

Diplômée de l’Université du Québec à Montréal, elle est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en études littéraires.

Les têtes et les yeux se sont remplis d’informations, et les bouches ont complété la boucle par des questions remplies de curiosité et d’intérêt.

Les parcelles de soya et de maïs

9h45 : La visite commence!

On se divise en deux groupes : l’un part avec Pascal Larose, l’autre avec Lyne Beaumont. François Labrie sera aussi de la partie, tout comme Lucie Kablan, après le dîner.

Allez hop, on part vers les premières parcelles de soya. On y trouve toutes les variétés en période de test, dont certaines sont semées en six rangs de 20 po. C’est l’avenir? Peut-être, du moins c’est l’hypothèse qu’on fait ici. À 20 po, on a encore assez de place pour intervenir et laisser passer la machinerie, la fermeture de rang est possible et il y a moins de gestion de mauvaises herbes à faire.

La levée est variable selon les parcelles. La région a connu une longue période de sécheresse en mai et en juin, et la première pluie est tombée la veille seulement! Les plants en profitent pour grandir un peu, mais certains ne sont toujours pas sortis de terre.

On fait un détour par le maïs où on repère des plants à quatre feuilles semés le 25 mai. Certaines feuilles sont un peu jaunes. Pas de panique, c’est normal : les racines sont encore en train de se former et les plants vivent sur les ressources de la graine. Ils sont donc en transition vers leurs vraies racines qui permettront, ensuite, l’émergence d’un plant bien vert.

Plan de maïs expérimental

Un drôle de maïs

Mais au fait, avez-vous entendu parler de ces plants de maïs qui ne font pas d’épis? Pas d’épis?! Mais non, impossible, bien sûr.

On pense ici à une variété à 114 jours de maturité, qu’on retrouve plutôt dans le Midwest américain. L’objectif est de faire monter de beaux plants pour produire du fourrage de maïs destiné aux vaches taries et aux taures.

Les jeunes plants sont pour l’instant prometteurs : ils poussent vigoureusement. Avec un peu de chance, en automne, on y retrouvera des épis immatures et le fourrage pourra se faire.

C’est fini avec Pascal, on reprend la route avec Lyne, direction bio!

La luzerne dans les hectares en transition biologique

La Ferme de recherche est en transition vers le bio sur une surface de 24 ha. La superficie concernée a été semée en luzerne. Pour sa deuxième année, la luzerne de la Montérégie montre une belle vigueur, quelles que soient les parcelles.

On y fait des tests de taux de semis : 13 kilos/ha? Ou plutôt 15, 17 ou 19? On analyse le tout, sans jamais perdre de vue qu’on se trouve dans une situation optimale pour l’implantation de la luzerne, ce qui la favorise même si le taux de semis est moins élevé. On retrouve aussi une parcelle dans laquelle on distingue des graminées, question de voir comment la luzerne se comporte en parcelles de pâturages.

Des racines et la compaction des sols

Retour au maïs, avec François Labrie. On demande des volontaires pour l’utilisation des trois petites pelles. Les personnes désignées (on ne s’est pas précipité sur les pelles!) déterrent de jeunes plants de maïs pour qu’on puisse observer la masse racinaire. Mauvaise nouvelle : celle-ci se développe, mais elle semble se limiter à l’espace des sillons.

L’expert soupçonne une compaction des sols trop importante dans la zone et un travail du sol moyennement réussi. Le démarreur n’a même pas encore touché les racines puisque celles-ci n’arrivent pas à s’y rendre. Conclusion : pour faire un bon diagnostic, il faut creuser pour voir ce qui se passe dans le sol chez nos producteurs.

Racine de maïs ne réussissant à se developper.

Les vidéos Agrominute

C’est fini pour le maïs, on retourne dans le soya avec Pascal Larose, où se font des tests sur les dates de semis. 18 mai, 25 mai ou 2 juin? Quel sera le rendement potentiel maximal, selon la date? On vous donne un indice : bien meilleur au 18 mai!

Pascal profite de sa présentation pour mentionner Agrominute, une série de courtes vidéos présentée par Maizex sur leurs réseaux sociaux et mises en ligne sur leur site web. Les vidéos sont tournées à la Ferme de recherche. Elles suivent les défis de la saison et visent à mieux outiller tant les experts-conseils que les producteurs. En date du 15 juin, on retrouve les sujets suivants :

  • Les points essentiels à surveiller sur le semoir à maïs
  • Le taux de semis dans le maïs
  • Le taux de semis dans le soya
  • Les différences observées lors des deux fenêtres de semis du printemps 2023
  • Le calcul du taux d’efficacité des semis
  • Les conséquences d’une période très sèche sur les semis de soya
  • La vérification et le calcul de profondeur des semis de maïs après l’émergence

Ouf, c’est assez d’information pour la matinée. On va dîner!

Un après-midi sous le signe de l’innovation

Sollio Agriculture s’étant donné un mandat fort en agriculture durable, la Ferme de recherche s’outille. Dans l’atelier Innovation, donné durant l’après-midi, Lucie Kablan présente les technologies en cours de test pour le désherbage. L’objectif est d’identifier les technologies à favoriser dans les champs en culture biologique, ou encore à combiner les méthodes pour optimiser un travail minimal du sol.

La Ferme de recherche s’attelle actuellement à étudier la différence d’efficacité entre :

  • un peigne à pression constante de la marque Treffler combiné à un sarcleur mi-lourd de précision Einbock;
  • le désherbage chimique des mauvaises herbes;
  • le désherbage mécanique offert par deux robots : Erion et Oz.

On démarre justement les démonstrations par l’intrigant Erion, un robot-tracteur d’Elmec, 100 % électrique, à conduite autonome et à navigation à distance. Les cellulaires sortent des poches pour mieux croquer une photo et prendre des vidéos (jetez d’ailleurs un œil à nos reels sur Instagram pour quelques vidéos - nous aussi, nous étions curieux!).

Le véhicule trapu s’attaque au premier rang et désherbe au passage. Il arrive au bout, s’interrompt un instant, ses roues dansent sur elles-mêmes pour trouver leur nouvelle position, puis le robot entame le prochain rang!

Erion, un robot-tracteur d’Elmec

L’Oz, de Naïo Technologies, est minuscule en comparaison à l’Erion. Du haut de ses 83 cm, il peut toutefois biner, désherber, tracer des sillons ou encore faire les semis. Pour la démonstration, il traite un rang à la fois en se bringuebalant sur les petits monticules de terre.

L’Oz, de Naïo Technologies

La démonstration, faite dans une parcelle improvisée pour la journée parce que le sol est trop humide ailleurs, est moins impressionnante que les résultats observés dans les champs. Dans ceux-ci, on voit en effet comment chaque rang réagit au passage des différentes méthodes utilisées. On a bien hâte de savoir en septembre comment la saison se conclura!

L’atelier Plan d’agriculture durable

C’est fini pour les robots. De retour à Lucie Kablan et à François Labrie. Ils présentent les différents projets en cours à la ferme en lien avec l’agriculture durable, comme les initiatives sur le désherbage en bandes, le suivi des cultures par drones ou l’implantation de pratiques permettant une optimisation de l’azote.

La collaboration avec l’Université McGill pour la mesure des GES se poursuit. Le matin même, les chercheurs étaient sur place pour la collecte de données. Les deux experts annoncent d’ailleurs une belle nouvelle : le projet a reçu un financement du fédéral de 3 ans, à hauteur de 60 000 $/année.

Un charmant panneau sur les bandes riveraines est également révélé. Chez Sollio, on fait de belles bandes riveraines, mais personne ne le sait! Il était donc temps de faire valoir un peu plus le savoir-faire du réseau coopératif.

Un quiz pour finir en beauté

On revient du côté de Lyne Beaumont pour un quiz final sur les cultures de couverture. On y apprendra quelques nouvelles notions, tout en en consolidant d’autres, le tout en faisant quelques grands pas quand on a la bonne réponse.

C’est maintenant l’heure de rentrer chez soi. Grâce à ces journées de formation sur le terrain, les producteurs agricoles sont entre bonnes mains, tant pour l’expertise de pointe et le professionnalisme que leur offrent leurs experts-conseils, que pour les produits (hybrides et variétés) qu’ils ont à leur disposition afin d’améliorer la productivité et la rentabilité de leurs entreprises.

Experts participants à un quiz sur les cultures de couverture.

Merci de votre participation!

Pensez à votre dernière grande décision d'affaires et posez-vous une seule question.

Vrai ou faux : j'ai tenu compte de ce que ça demande humainement, pour moi, pour mon couple, pour mon équipe, pour ma famille. Pas financièrement. Humainement.

 

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