L’orange, une juteuse production brésilienne
L’orange a une grande importance économique au Brésil, qui prend action pour réduire l’impact environnemental de sa production de « vitamines C ».
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L’état de São Paulo, dans le sud du pays, compte pour près de 77 % de la production totale, suivi par les états du Minas Gerais, du Parana et de Bahia. La superficie en culture s’élève à 565 000 hectares, pour une production de 15,6 millions de tonnes, dont 75 % sont destinées à la fabrication de jus, fort apprécié dans le monde : il s’en consomme, au total, 55 milliards de litres chaque année sur la planète. Le Brésil est le principal exportateur d’oranges dans le monde.
Plus d’oranges, moins d’impact
L’orangeraie visitée dans le cadre d’une journée Agrumes Yara (Yara’s Citrus Day), la ferme Cachoeira, située à Modi Guaçu, dans l’État de São Paulo, produit des oranges sur 60 de ses 120 hectares. Entre 80 et 90 % des oranges servent à la production de fruits. Du reste de la récolte, on extrait 500 000 litres de jus par année.
En collaboration avec Yara et l’Institut agronomique (IAC) de São Paulo, l’entreprise mène des essais pour atteindre une production plus durable. On cherche à produire plus, sinon autant, tout en émettant moins de CO2.
On y fait l’essai de deux techniques écologiques de gestion du gazon sous les orangers. On y laisse donc l’herbe pousser ou on en retire l’herbe pour y appliquer un paillis. Les essais visent aussi à évaluer trois sources d’azote de façon à mettre de l’avant le principe des 4B (le bon produit, en bonne quantité, au bon endroit et au bon moment). On mesure ensuite les émissions du sol à l’aide d’une chambre de captation du gaz carbonique.
Au Brésil, le réchauffement climatique, et les sécheresses qui en découlent, menacent la production d’oranges, tout comme celle du café. Un litre de jus d’orange produit jusqu’à 6 kg de CO2. On estime que 60 % des émissions proviennent des activités de la ferme elle-même, 20 % de l’usage des fertilisants et 20 % d’autres sources.
Yara se penche donc sur des technologies qui diminueront les émissions reliées à sa production de fertilisants. L’entreprise utilise du biogaz produit à partir de résidus de la fabrication d’éthanol à base de canne à sucre. La fertigation est également utilisée pour produire les fruits.
Agronome chez Yara, Paulo Verne se questionne : « Quel est le coût de détruire la planète? Il faut agir et préparer le futur. Nous devons réduire les émissions de nos usines de production de fertilisants. » L'entreprise souhaite en effet réduire ses émissions de 30 %. Selon la FAO, 50 % de toute la nourriture produite dans le mode dépend de sources de fertilisants, quelles qu’elles soient, fumiers, fertilisants de synthèse, résidus de culture ou autres.
Sources : IFAJ, Rede Brasil De Jornalistas Agro, Conab, Embrapa
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