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Citadelle, confiante et résiliente

Citadelle, coopérative de producteurs de sirop d’érable

La coopérative de producteurs de sirop d’érable mise sur un retour prochain à la rentabilité.

Lors de sa 94assemblée générale annuelle, tenue le 19 juin 2019 à Québec, Citadelle, qui est basée à Plessisville, a montré qu’elle avait la situation en main et qu’elle avait bon espoir de retrouver à court terme le chemin de la rentabilité. Les membres ont manifesté leur approbation, eux qui acceptent la démarche entreprise par leur coopérative au cours des dernières années, laquelle comporte notamment d’importants investissements dans les secteurs du miel et de la canneberge. Une diversification qui s’est avérée fructueuse : en effet, alors que les ventes de sirop ont baissé au cours de l’année, celles de miel et de canneberges se sont accrues.

« La pression dans le sirop se fait de plus en plus intense, et la concurrence est vive », note Michel Labbé, président de la coopérative, reconduit à son poste pour un mandat de trois ans.

Le chiffre d’affaires de l’exercice clos le 28 février a ainsi atteint 146,5 millions $, comparativement à 140,6 millions $ l’an dernier, une hausse de 5,9 millions $.

Le déficit d’exploitation est de 889 000 $, en baisse importante – de près de moitié – par rapport à celui de 2018, qui se chiffrait à 1,6 million $.

« La diversification de nos activités a été coûteuse, mais nous sommes sur la voie du retour à la rentabilité », précise le directeur général, Martin Plante.

Michel Labbé est également de cet avis. « Notre plan d’investissements commence à porter ses fruits et assurera la pérennité de la coopérative, a-t-il dit avec confiance. Ce n’est pas anecdotique que le thème de notre rapport annuel soit “Grandir ensemble”. »

Les infrastructures dont la coopérative s’est dotée sont essentielles à son développement ainsi qu’au maintien et à la croissance de ses ventes dans près d’une cinquantaine de pays. Un investissement de 1 million $ récemment consenti par le Mouvement Desjardins à Citadelle témoigne de la confiance de l’institution financière dans l’avenir de l’entreprise (voir l’encadré). Cet appui permettra à Citadelle de transformer 14,5 millions de livres de plus de sirop, de miel et de canneberges, soit 30 % de sa production actuelle. « Ça représente quelque 60 millions $ de chiffres d’affaires », souligne Martin Plante, qui ajoute du même souffle : « On ne veut pas de la croissance à tout prix. On veut une croissance contrôlée, avec des gestes qui amèneront la rentabilité à moyen et à long terme. »

Autre grande nouvelle pour Citadelle : Coca-Cola s’approvisionnera en jus de canneberge auprès de la coopérative pour produire son jus Simply Cranberries. « On s’est implanté dans le secteur de la canneberge et on a réussi à devenir le standard de l’industrie en matière de production de fruits, ce qui n’est pas rien, indique fièrement Martin Plante. Ce contrat avec Coca-Cola est un élément déterminant. C’est comme la coupe Stanley dans le monde du jus. On est dans la ligue nationale et on a montré qu’on est capable de scorer. »

« Les producteurs acéricoles vont toujours être les fondateurs, les bâtisseurs de Citadelle, et l’activité principale pour la coopérative, ça reste le sirop d’érable, tempère le président. Mais le secteur de la canneberge et le miel sont voués à un bel avenir et prendront de plus en plus de place. »

Les boutiques Délices Érable & Cie, de Citadelle, ont fait l’objet d’un repositionnement majeur. Après examen de la rentabilité des points de vente de l’enseigne, trois d’entre eux ont été fermés, soit Vancouver, Québec et Dorval (zone États-Unis). « La coopérative n’abandonne pas le concept des boutiques, précise Martin Plante. Nous croyons toujours à leur valeur ajoutée, mais elles devront se trouver là où les conditions de réussite sont les meilleures. Trois succursales demeurent en activité : Dorval (jetée internationale), Vieux-Montréal et Carrefour culturel et touristique de Plessisville. »

Le directeur général ajoute : « C’est le marché qui décide. Dans l’adversité, il faut nous retrouver comme organisation. L’adversité vient du marché. C’est indépendant de notre volonté. Il nous faut être agiles. Notre but, c’est de combler l’ensemble des besoins de nos marchés : biologique, conventionnel, détail, institutionnel, industriel, et ce, dans nos trois familles de produits, afin de bien servir nos membres et nos clients. C’est là que nos valeurs coopératives ressortent. »

Lire l’article complet dans l’édition de septembre 2019 du Coopérateur.

Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

patrick.dupuis@lacoop.coop

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop