Innovations, nouveautés et formation à la Ferme de recherche

Le rendez-vous annuel des experts-conseils à la Ferme de recherche était placé, en 2026, sous le sceau des nouveautés et des innovations.

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Sollio Agriculture
Experts-conseils en formation avec Lyne Beaumont
Experts-conseils en formation avec Lyne Beaumont

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Stéphanie McDuff

Rédactrice et cheffe de la production numérique pour le Coopérateur

Diplômée de l’Université du Québec à Montréal, elle est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en études littéraires.

C’est sous la menace - fort heureusement inaboutie - d’orages que la centaine d’experts-conseils du réseau coopératif s’est réunie, à la Ferme de recherche en productions végétales de Sollio Agriculture, les 10 et 11 juin dernier pour leur journée de formation.

Les nouveautés en plantes fourragères

Lyne Beaumont, agr., chef de produit et de l’agronomie chez Maizex, lance le bal avec sa présentation sur les nouvelles variétés de plantes fourragères :

  • Luzerne Leistung
  • Luzerne Amelia HG
  • Fléoles des prés Cantal
  • Fétuque élevée à feuille souple TRAVA
  • Sorgho Soudan hybride BMR PF

Le sorgho et le soya oléique pour les vaches

Pascal Larose, agr., chef de produits et d'agronomie chez Maizex, enchaîne avec l’ensilage. Surprise, on teste cette année à la Ferme de recherche non pas seulement d’autres variétés de maïs-ensilage, mais aussi le sorgho! Plus tard en journée, on croisera d’ailleurs les petites pousses de sorgho, qui émergent timidement du sol après leur plantation de la semaine précédente. On verra si les essais porteront fruit pour l’alimentation des vaches taries et des génisses.

L’expert décortique ensuite les différences entre les soyas à profil oléique et ceux riches en acide linoléique. Plus bovin qu’il n’y paraît puisque le mot « ushi », en japonais, se traduit par « vache », le soya Ushi de Maizex se distingue ainsi par son profil oléique, ce qui en fait un soya parfait pour l’alimentation bovine, quand on le torréfie.

Le calcul du rendement des plantes fourragères

Pour évaluer le potentiel de rendement en plantes fourragères, Lyne souligne l’importance de la qualité de l’implantation. Et pour tester cette implantation, elle sort... le « freezby » des fourragères!

Grand anneau flexible, l’outil permet de calculer le nombre de tiges qui s’y insèrent quand on le place au sol. Pour atteindre un bon rendement, on viserait environ 40 à 55 tiges/pi2. En deçà de cela, c’est peut-être la destruction du champ qui s’annonce. (Merci à Anouk Caron qui s’est prêtée au jeu et a calculé les 39 tiges présentes dans le pied carré évalué dans la parcelle.)

La visite des parcelles en essais

Au champ, les groupes d’experts-conseils font donc avec Lyne, Pascal et Stéphane la tournée des parcelles, où les taux de semis varient selon les variétés et les types de plantes.

Dans les plantes fourragères, quelques parcelles ont été conservées, bien qu’imparfaites, à des fins éducatives, nous révèle Lyne. L’une avait une implantation trop importante de digitaire, laissant la luzerne clairsemée. Le travail du sol de l’autre était sans doute inapproprié, puisque la parcelle est « trouée » : il faut un sol bien ferme, sans agrégats, appuie l’experte, pour obtenir une bonne levée. Attention aussi au pH du sol!

Du côté du maïs et du soya, plusieurs plants sont... abîmés? Stéphane Perreault, agr., conseiller agronomique chez Sollio Agriculture, y fait des essais d’applications de divers produits de phytoprotection, question d’apprendre à repérer des symptômes distinctifs. Chaque produit génère une réaction différente dans les plantes. Ici, le soya courbe la tête; là, les nouveaux trifoliés se dessèchent; ailleurs, c’est le plant entier qui se casse et brunit. Les doses varient aussi, démontrant l’effet potentiel d’un réservoir mal lavé ou l’application accidentelle à pleine dose d’un produit dans le mauvais champ.

« J’adore faire ça, explique Stéphane devant ses parcelles rabougries. On ne peut évidemment pas faire ce genre de test chez les producteurs, mais à la Ferme de recherche, c’est possible. C’est utile pour les experts-conseils puisque ça leur donne une expertise spécifique. Quand ils visitent ensuite leurs producteurs, ils savent reconnaître ce qu’ils voient dans les champs. »

On en apprend aussi davantage sur le seigle d’automne avec Étienne Papineau, représentant de KWS avec qui Sollio Agriculture est partenaire et sur les produits de protection des cultures avec un représentant de Corteva.

Le lancement du service de décarbonation

Sous le chapiteau, Saber Hamdani, responsable du service de décarbonation chez Sollio Agriculture, se promène entre les experts-conseils pour discuter du tout nouveau service de décarbonation, officiellement lancé le 11 juin, offert par Sollio Agriculture et auquel tous vos conseillers ont été formés.

Le bilan carbone est un outil de diagnostic qui quantifie et identifie la provenance des émissions de gaz à effet de serre (GES) de votre ferme pour ensuite cibler vos efforts de réduction au bon endroit. « Notre principal avantage est que nous avons déjà accès à la majorité des données, souligne Saber. C'est donc un service rapide pour les producteurs. »  

De nouvelles technologies à l’essai et en démo

Enfin, dans les ateliers sur l’innovation, trois spécialistes présentent des outils et stratégies pour mieux se mesurer à la ferme :

  • Un diagnostic de la santé physique des sols – avec Jean Caron, agronome-conseil chez Édaphis inc. et professeur semi-retraité de physique du sol de l’Université Laval
  • Une analyse du taux de nitrate avec une sonde – Rock Chabot, d’Hortau
  • Une analyse des nutriments en direct du champ – Xavier Hébert-Couturier, de Picketa Systems

Tous les détails sont dans ce prochain texte : Mesurer la santé physique du sol, la présence de nitrate et la quantité de nutriments.

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