Changement de culture en aviculture
L'engouement pour l'aviculture vole de pair avec la collaboration dans le réseau coopératif. Les coopératives misent sur la cohésion provinciale.
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Au dernier rendez-vous des experts-conseils, Denis Fournier a été sollicité pour partager ses stratégies en matière de développement des affaires et d’accompagnement de la relève avicole. Il y a cinq ans, ce directeur des ventes chez Avantis Coopérative essayait d’augmenter les volumes chez ses membres existants en profitant surtout de la croissance naturelle du marché. Aujourd’hui, le club select des aviculteurs s’ouvre : on recrute!
Le changement est profond. « Il y a un engouement pour les œufs et la volaille, confie le technologue. Chaque mois, j’ai deux ou trois dossiers d’établissement sérieux sur mon bureau, en plus des dossiers de transfert de ferme plus typiques. »
Les intéressés proviennent souvent d’entreprises laitières, porcines ou céréalières et veulent se diversifier. Denis Fournier les accompagne donc dans des visites d’aviculteurs en plus d’ouvrir bien grandes les portes du réseau Sollio où l’information est partagée. « Avant, chaque coop restait dans sa cour, on gardait jalousement certaines informations, on craignait même que Sollio vienne jouer dans nos plates-bandes. Aujourd’hui, c’est tout le contraire. »
L’équipe avicole est délocalisée et fait intervenir le couvoir, la meunerie, les conseillers spécialisés et les experts-conseils qui ont le pouls du terrain. Pour preuve, la réunion du lundi après-midi, le « SWAT Team avicole »! « On échange sur les enjeux du réseau, les nouveautés et quelques potins, plaisante Denis Fournier. L’important, c’est la cohésion provinciale pour optimiser nos ressources, nos forces et nos connaissances. »
Oiseaux gérés en réseau
Avantis ayant des poulaillers, elle compte sur une mine d’informations technicoéconomiques qu’elle partage avec les nouveaux venus. On utilise aussi abondamment le calculateur de coûts de construction développé par Éric Couture, technologue de Sollio Agriculture spécialisé dans les mètres carrés. Les budgets générés rassurent les prêteurs financiers aussi bien que les aspirants aviculteurs.
Mieux encore : Avantis, comme d’autres coopératives, compte sur une mise en commun de quota qu’elle peut louer aux nouveaux aviculteurs à un prix prédéterminé (0,26 $/kg de poulet). Chaque période (huit semaines), les besoins de prêt sont réévalués par l’équipe avicole d’Avantis. « Évidemment, on reçoit parfois des demandes hors de l’ordinaire, mentionne Denis Fournier, mais on alloue le quota en étant logique, cohérent et équitable. »
Recherche avicole
Empreinte carbone, bien-être animal, performances d’élevage : dans son nouveau poulailler « Jos-Lacasse », Avantis réalise depuis décembre 2025 de la recherche appliquée. « On teste différents produits comme les huiles essentielles, les acides organiques ou différentes stratégies comme une alimentation à plus basse énergie, qui permettrait une meilleure profitabilité, explique Denis Fournier. Le poulailler de 40 000 oiseaux est divisé en deux : une section test et une section témoin. » De la recherche agronomique en conditions réelles, à échelle commerciale, au service des besoins des aviculteurs.
D’aujourd’hui et de demain!
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Cet article est paru dans le Coopérateur de mai-juin 2026.