Ferme RCS Côté : Un succès basé sur le souci du détail

Nichée dans le décor enchanteur de Roxton Pond, en Montérégie, la Ferme RCS Côté suscite l’admiration des autres entreprises bovines. Voici le parcours inspirant de cette exploitation de quelque 500 animaux.

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Reportage de ferme
Relève
Ferme RSC Côté
La Ferme RCS Côté est menée par des dirigeants inspirés. Leïa Dion, son conjoint Stéphane, et les parents de ce dernier, Céline et Robert Côté, qui apportent temps et soutien pour assurer le succès de cette entreprise bovine de Roxton Pond, en Montérégie.

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Stéphane Payette

Collaborateur

Membre de l'Ordre des technologues du Québec, Stéphane est expert-conseil en productions végétales à Novago Coopérative. Il est également journaliste à la pige pour le Coopérateur.

Au fil des ans, Céline et Robert Côté ont fait de leur ferme une entreprise performante, dont leur fils cadet, Stéphane, prendra la relève complète d’ici quelques années, soutenu par sa conjointe, Leïa Dion.

Céline et Robert sont tous deux issus du milieu agricole, leurs familles respectives travaillant dans la production laitière. Robert voulait une terre et n’a pas hésité à entraîner son épouse dans l’achat d’une ferme tout à fait ordinaire, qu’ils ont transformée au fil des ans. « Tout de suite après notre mariage, en 1980, j’ai acheté un camion pour faire du transport pour la coop de Granby, dit Robert. Nous n’avons pas hésité à acheter notre première ferme quand elle a été mise en vente, en 1985. »

Le troupeau de 25 vaches, dont quelques-unes étaient de race Holstein, a servi à financer les activités de la ferme. « Nous vendions tous nos veaux d’un coup au même engraisseur, explique Céline. Avec les profits de la vente, nous achetions d’autres vaches pour monter la ferme. Nous ne voulions pas nous endetter pour l’achat d’animaux. Nous avons toujours séparé le camion de la ferme. C’est de cette façon que nous nous sommes sorti la tête de l’eau et que nous avons pu acheter la deuxième ferme. » « Les gens nous traitaient de fous d’acheter une deuxième terre, souligne Robert, amusé par cette remarque. Notre plus grande fierté est d’avoir réussi là où tout le monde disait que c’était impossible et de vivre de la production bovine. »

Une vision de l’efficacité

Pour assurer le succès de leur entreprise bovine, Céline et Robert Côté ont toujours eu le souci du détail. Qualité qu’ils ont transmise à leurs quatre enfants, particulièrement à Stéphane, qui les a rejoints comme actionnaire en 2012. « Certains disent que ce ne sont que des vaches à bœuf, mais ce n’est pas vrai », insistent à l’unisson les trois associés. « Quand c’est ton gagne-pain, tu ne peux pas penser comme ça, affirme Stéphane. Tu dois t’investir. »

Un des premiers gestes accomplis par Céline et Robert a été d’améliorer les terres afin de produire les meilleurs fourrages possible, sans devoir constamment acheter de nouvelles terres. « Pas une seule année nous n’avons travaillé nos sols », disent-ils. Défrichage (quand cela était possible), drainage, nivelage et épierrage : non seulement ces travaux ont permis à l’entreprise de miser sur de plus grandes superficies, ils l’ont également aidé à maximiser ses investissements. « C’est beaucoup moins coûteux de débourser 15 000 $ par an en améliorations que 250 000 $ d’un coup en achats », souligne Stéphane.

La même rigueur s’est appliquée pour les aliments distribués aux animaux. « Ce n’est pas vrai que ça mange n’importe quoi, une vache à bœuf », expose fermement Robert. Pour cette raison, le parc de machinerie, sans être démesuré, ferait l’envie de passablement de collègues. « Nous essayons d’avoir de la machinerie sur la coche », souligne Céline, sourire aux lèvres. « Quand un chantier de 400 balles est au sol, il ne faut pas perdre de temps, insiste Robert. La qualité va s’en ressentir. »

Chaque année, la Ferme RCS envoie tout près de 250 veaux sur le marché des encans et à des acheteurs directs. Sa moyenne de vente est excellente. Encore une fois, les détails ont une grande importance. « Nous tentons de faire vêler le plus de vaches en août-septembre, ce qui nous permet d’avoir le meilleur prix, explique Stéphane. Ça peut paraître banal, mais 5 à 8 ¢ de plus la livre par veau, ça peut rapporter entre 8000 et 15 000 $ de plus par année. »

Pour livrer des animaux de bonne qualité près de 10 mois par année, les Côté n’ont pas de recette magique. Ils ont essayé différentes stratégies alimentaires et écouté les recommandations de gens compétents, tels que leurs experts-conseils : Jason Brock, d’Opti Bœuf, et Steeve Desjardins, de la Coop des Montérégiennes. « Il faut être ouvert aux conseils, reconnaît Robert. C’est comme ça que tu avances. »
Adoptée après plusieurs essais, la stratégie alimentaire actuelle repose sur de très bons fourrages, de l’ensilage de maïs servi aux veaux une fois sevrés (pratique introduite au début des années 2010) et des minéraux en permanence. Sans oublier un suivi serré fait par les éleveurs.

Lire l'article complet dans l'édition de novembre-décembre 2020 du Coopérateur.

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