Élyse Groleau : Le tremplin du mentorat féminin

Deux mentores féminines ont laissé et laissent encore leur marque chez Covris Coopérative où Élyse Groleau, de la Ferme Grolier, fait sa place comme administratrice depuis 2019, et vice-présidente depuis 2021.

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Reportage de ferme
Femme
Élyse Groleau et son conjoint

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Stéphanie McDuff

Rédactrice et cheffe de la production numérique pour le Coopérateur

Diplômée de l’Université du Québec à Montréal, elle est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en études littéraires.

Quand on jette un œil au conseil d’administration de Covris, on remarque d’ailleurs que les deux seules femmes qui y siègent occupent respectivement les postes de présidente – avec Jeannine Chartrand – et première vice-présidente, avec Élyse. Jusqu’à tout récemment, on trouvait encore à la table Muriel Dubois, qui était également première vice-présidente chez Sollio Groupe Coopératif.

Le mentorat apparaît de plus en plus comme une des solutions pour aider les femmes à casser le fameux plafond de verre, et semblerait qu’il ait effectivement facilité le passage d’Élyse. « Muriel et Jeannine, ce sont vraiment deux mentores pour moi, chez Covris, affirme Élyse Groleau. Souvent, après les CA, on restait les trois ensembles et on parlait. Je trouvais que c'était le fun. »

Quand on lui demande si le fait d’être si peu nombreuses parmi les administrateurs provoque une certaine gêne, Élyse répond : « Mon premier Forum des présidents, j'étais très intimidée, parce que ce sont tous des présidents et des vice-présidents qui sont là depuis longtemps. Mais j’avais Jeannine avec moi, et ça fait longtemps qu'elle occupe ce rôle-là. Elle a été présidente de Covilac. Elle m'a présentée à tout le monde. Les autres présidents et vice-présidents sont contents de nous voir parce qu'eux aussi aimeraient avoir plus de femmes dans leur conseil. »

L’inscription au Tremplin pour la jeunesse agricole

Le travail d’Élyse à la coopérative a également eu un effet inattendu, quoique fort appréciable, au courant de l’année 2023. La productrice a été retenue parmi les participants du Tremplin pour la jeunesse agricole présenté par Desjardins. Le programme est porté par le Fonds coopératif d’aide à la relève agricole, en collaboration avec Sollio Groupe Coopératif et la Fédération de la relève agricole.

Qu’est-ce qui l’a poussée à s’inscrire? « Muriel! répond candidement l’agricultrice. Elle était présidente de comités touchant la relève chez Sollio. Donc aussitôt qu'il y avait un programme, elle en parlait au conseil (de Covris Coopérative). Je l'ai entendu en parler et je me suis dit que je pouvais m'inscrire! Et une bourse de 15 000 $, c'est quand même alléchant. »

L’expérience s’est révélée enrichissante, et pas seulement pour la bourse qu’elle offrait et les formations que la productrice a trouvées très informatives. « On était vraiment une belle cohorte. C'était très intéressant. Ce n’était pas seulement du monde de production laitière : il y avait des personnes de toutes les productions! J'ai vraiment aimé ça. »

Une ferme à l’ADN tatouée coop

Participer à des formations, s’informer et même s’impliquer, c’est au cœur des valeurs de la famille Groleau. À la ferme Grolier, on a la coopérative tatouée dans l’ADN! Avant elle, Onil, le père d’Élyse, a été administrateur de sa coopérative pendant 27 ans. L'agricultrice a aussi travaillé chez Covris Coopérative pendant 10 ans comme experte-conseil.

Quand la ferme s’est agrandie et qu’un robot de traite a été ajouté, elle s’est jointe officiellement à l’entreprise familiale. Deux mois après son départ de la coopérative en tant qu’experte-conseil, elle devenait administratrice! Comme quoi, à la Ferme Grolier, on garde toujours un pied dans la coopérative. « On est vraiment du monde très impliqué. Ma coop, c'est important, ajoute Élyse. J'y ai travaillé 10 ans. Ç'a toujours été super important de continuer à m'informer de ce qui se passe. »

Un transfert de ferme harmonieux

Le processus de transfert de ferme devrait se conclure en janvier 2024. À cette date, toutes les parts de l’entreprise reviendront entre les mains d’Élyse et de son conjoint, Michael Plourde. C’est d’ailleurs une grande source de fierté à ses yeux, puisque tout s’est bien passé. « Notre transfert a été harmonieux, raconte la productrice. On n'a pas eu de grosse chicane ou de gros conflit. On va dîner chez mes parents tous les dimanches midi quand chacun peut et on se parle tous les jours. »

Pas étonnant que la Ferme Grolier ait justement été retenue comme finaliste dans la catégorie Transfert de ferme pour le Prix relève Sollio 2023!

Gardez l’oeil ouvert dans les prochains mois pour en apprendre davantage sur la ferme. On vous promet un texte sur la ferme Grolier dans le numéro de mars 2024!

Élyse Groleau, Michael Plourde et leur famille.

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