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Ferme Sylvain Giguère : Producteurs productifs et proactifs

Photo : Sylvain Giguère, Lyne Beaudoin (qui a été finaliste au titre d’Agricultrice de l’année en 2009), Éliane Giguère, Patrick Fortier et leurs enfants, Adrien et Samuel. L’entreprise a décroché une médaille de bronze de l’Ordre national du mérite agricole en 1992, une médaille d’argent en 1997 et s’est présentée à la médaille d’or en 2017. (Crédit : Martin Blache, MAPAQ)

 

« Dans le bœuf, si on veut arriver, il faut avancer et offrir au consommateur ce qu’il désire. »

Éliane Giguère et Patrick Fortier, propriétaires de la Ferme Sylvain Giguère, à Sainte-Aurélie (Beauce), se sont mis en mode écoute. Le bœuf qu’ils produisent sans ajout d’hormones et sans antibiotiques, commercialisé dans le réseau Meyer, répond à un marché important et grandissant.

« Il faut cesser la désinformation sur le bœuf, lance la jeune et dynamique productrice Éliane Giguère. On aime nos animaux. On veut leur bien-être. On doit être proactifs et plus productifs pour tirer le maximum du troupeau. »

Éliane et Patrick l’affirmeront à maintes reprises : les animaux sont leur priorité. Et leur gagne-pain! Ils ne les gèrent pas en groupe. Chaque animal est un individu qui demande une attention qui lui est propre. Éliane, responsable du troupeau, prend soin de ses 200 vaches de boucherie Angus-Simmental une à une. Elle les connaît par cœur et est à l’écoute de leurs besoins. Elle tend aussi une oreille attentive aux signaux du marché.

À preuve la vaccination, qu’elle considère comme un investissement. À 5 $ par tête en moyenne, la question ne se pose pas. Un coût facilement récupérable. Une seule bête réchappée couvre les frais de l’ensemble du troupeau. L’entreprise met en marché bon an mal an deux centaines de bouvillons de 750 à 850 lb.

Pour elle, la vaccination, c’est donner au suivant. « C’est l’assurance de livrer au parc d’engraissement des animaux en bonne santé », dit-elle. Depuis deux ans, les leurs sont expédiés en bonne partie chez Meyer Natural Angus, une entreprise américaine établie au Canada et spécialisée dans l’engraissement de bovins de génétique à prédominance Angus, sans ajout d’hormones ni antibiotiques. Une chaîne de valeur porteuse et gagnante à la fois pour les producteurs et les consommateurs. Meyer est constituée d’un réseau de producteurs vaches-veaux québécois voué à mettre en marché un produit répondant à des normes précises.

Les bouvillons de la Ferme Sylvain Giguère sont expédiés à l’encan de Danville sous la supervision de Meyer, qui, par la suite, les achemine dans plusieurs parcs d’engraissement sélectionnés en province, le tout standardisé par un cahier des charges. Cargill abat les animaux et distribue la viande produite exclusivement au Canada.

 

Un parcours inspirant

Toute jeune, Éliane observait avec fascination son grand-père paternel lorsqu’il faisait boucherie dans le minuscule abattoir qu’il avait aménagé près de sa maison. En 2014, après des études à l’ITA de La Pocatière et avec en poche une subvention à l’établissement de 50 000 $, elle s’établit, avec 25 % des parts, dans la ferme que ses parents, Sylvain Giguère et Lyne Beaudoin, ont fondée en 1980.

La modeste entreprise d’alors ne compte que trois vaches. Bilan de la première année : les trois veaux périssent. Sylvain et Lyne apprendront rapidement de leur inexpérience. Les investissements se multiplieront : étables, machinerie, garage, plateforme à fumier. Tout pour assurer confort et productivité. « Mon père disait toujours d’investir dans le bœuf comme si c’était une mine d’or, parce qu’on allait toujours en retirer quelque chose », se rappelle Éliane, qui a acquis le reste de l’entreprise en 2018. Ses parents sont toujours actifs et de bon conseil pour le jeune couple. Sylvain gère les champs et les épandages. Lyne se plonge dans la comptabilité et s’assure que l’argent est alloué à des ressources payantes. L’entretien des installations est confié à Patrick.

« Éliane et Patrick sont des producteurs motivés, motivants et perfectionnistes, dit Jessica Guay-Jolicœur, experte-conseil Opti Bœuf. Ils possèdent des données exhaustives sur leur élevage et leurs cultures, ce qui leur permet de prendre des décisions éclairées. »

« Ils font partie de l’élite de l’élite », résume Michael Hafford, représentant de Meyer au Québec. « On n’est pas meilleurs que d’autres, dit Éliane en toute franchise. On veut seulement optimiser nos opérations. C’est à la portée de tous. » Le couple assiste aux AGA des organismes de la filière bovine, visite des fermes, s’entoure de ressources compétentes et tire profit des subventions offertes.

 

Lire l'article complet dans l'édition d’avril 2020 du Coopérateur.

Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

patrick.dupuis@lacoop.coop

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop