Attente à Atlanta
Aucun doute : ça travaille fort. Ça négocie jusqu’au milieu de la nuit, toute la nuit même. Pour nous toutefois, l’attente devient lassante, voire frustrante.
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Tous les scénarios ont été discutés, soupesés, analysés. Il est temps que ça finisse. Non, mais sérieusement… cette partie d’échecs - de poker plutôt - pourrait durer indéfiniment. Pour que les joueurs se commettent, il faut une échéance. Une échéance qui ne sera pas systématiquement repoussée.
Les signaux convergent : une conférence de presse de conclusion de la ministérielle aura lieu ce dimanche. Pour le moment, on parle de 16h. Le ministre canadien du Commerce international, Ed Fast, est prêt à rester à Atlanta aussi longtemps qu’il le faudra. Dans ce contexte, personne ne se surprendra que la conférence de presse soit repoussée en soirée dimanche. On sait toutefois que le ministre japonais doit partir lundi matin.
Maintenant… une conférence de presse pour annoncer quoi? Votre humble serviteur persiste et signe : la conférence d’Atlanta se soldera par un accord. Un accord dont les secteurs exportateurs au Canada tireront profit, mais qui, on l’a souvent répété, impliquera forcément des concessions en gestion de l’offre. Quel niveau de concession? Aucune idée. RIEN ne circule. Niet. Nada. L’opacité atteint son paroxysme.
Bref, il ne me reste qu’à nous souhaiter un bon visionnement de conférence de presse. Si ça retarde, espérons qu’il y aura du WiFi dans l’avion entre 21h et minuit. Sinon, je me fierai à vous pour me raconter.