Les réalités derrière la gestion de l’offre
Dans le cadre des Rendez-Vous des Affaires de la Fédération des chambres de commerce du Québec, le président de La Coop fédérée, M. Ghislain Gervais, s’est adressé à une quarantaine de membres de cette organisation à Montréal, le 15 juin dernier. Cette présentation portait sur les réalités derrière la gestion de l’offre.
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Dans son discours, M. Gervais a dressé un portrait détaillé de la gestion de l’offre, de son impact positif et majeur sur l’économie québécoise et canadienne. Il a également exposé en détail les conséquences de son éventuelle abolition sur l’agriculture, l’industrie agroalimentaire, l’emploi et les régions.
« Les vraies questions que nous devons nous poser sont simples, a-t-il déclaré lors de son allocution : voulons-nous encore des fermes familiales au Québec, dans nos régions? Souhaitons-nous que le Québec conserve une certaine souveraineté alimentaire et le contrôle de ce qui va dans nos assiettes? Souhaitons-nous une agriculture dont les valeurs et les finalités sont en lien avec ce que nous sommes? »
À grand renfort de faits, non pas alternatifs, mais appuyés d’études crédibles, le président de La Coop fédérée, lui-même producteur de volaille et de grandes cultures, a tenu à faire comprendre, alors que le Canada s’engagera sous peu dans la renégociation de plusieurs enjeux importants dans le domaine de l’agroalimentaire, que la gestion de l’offre est un système de production qui a depuis longtemps fait ses preuves.
« Le modèle est simple, soutient le président, il s’appuie sur une entente entre les producteurs, les consommateurs et le gouvernement canadien. Les agriculteurs répondent aux besoins du marché en offrant des produits frais, de qualité, à un prix constant et reçoivent en retour la garantie d’un revenu qui couvre leurs coûts de production. En contrepartie, les productions régies par la gestion de l’offre ne nécessitent pas de subventions gouvernementales. »
La Coop fédérée croit fermement que la libéralisation des échanges favorise la croissance économique des partenaires commerciaux impliqués. En revanche, elle croit également que les pays sont justifiés de protéger leurs secteurs sensibles, d’autant plus s’il s’agit de denrées agricoles qui ont davantage des caractéristiques de bien de nécessité que de marchandises.
« La très grande majorité des pays le font pour des raisons de sécurité alimentaire ou pour des impératifs socioculturels », a tenu à préciser M. Gervais, insistant également sur le fait qu’un marché totalement libéralisé en agriculture n’existe pas et que ce sont plutôt les formes de support qui varient.
« Il n’y a rien de plus noble pour une société que d’avoir la capacité de se nourrir elle-même. C’est d’ailleurs la mission de La Coop fédérée », a conclu le président.
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