Les faits sont têtus!
Dans cet Entre nous, le président de Sollio Groupe Coopératif, Richard Ferland, s'exprime sur la consolidation des entreprises agricoles au Québec.
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Vous connaissez l’expression? Il y a des évidences qu’on ne peut pas remettre en question, qu’on ne peut pas contredire, parce que les faits s’imposent d’eux-mêmes.
Je vous donne un exemple : la consolidation des entreprises agricoles au Québec est une réalité avec laquelle notre secteur doit conjuguer.
Je sais que ça ne plaît pas à tout le monde et que cela bouscule notre modèle bien de chez nous, mais il faut en prendre acte et s’adapter.
Depuis 30 ans, la dette de l’agriculture québécoise augmente et elle s’est accélérée dans les dix dernières années. En plus, les besoins d’investissement qui s’en viennent dans nos fermes sont grands, ce qui va accélérer encore davantage leur consolidation. Oui, les faits sont têtus.
Nos coopératives ont déjà été en bonne partie consolidées, nos meuneries entre autres. L’agrofourniture et les équipementiers sont aussi dans ce passage obligé. La même chose est donc à venir dans nos fermes.
Différents modèles vont cohabiter, et c’est bien ainsi, mais cette consolidation offrira aussi des occasions d’affaires pour ceux et celles qui veulent se développer.
Devant ce constat irréversible, il faut mettre à jour le modèle d’affaires et l’offre de produits et services de notre réseau. Des entreprises agricoles plus grandes, moins nombreuses et plus compétitives vont reconfigurer le portrait agricole de nos régions.
Il faut s’occuper de ses affaires et avoir le courage de prendre des décisions. Dans nos fermes et dans nos entreprises coopératives.
Nous en discutons chez Sollio Groupe Coopératif et dans notre réseau, notamment lors de notre récente assemblée semestrielle.
Cette assemblée d’été est l’occasion de rencontrer nos administrateurs et administratrices, nos coops et nos membres pour faire le bilan financier des six premiers mois de l’année et parler des projets en cours.
Là aussi, les faits sont têtus. On arrive à la fin d’une importante période de consolidation et de transformation de notre organisation. Nos résultats témoignent de la pertinence des décisions que nous avons prises lors des dernières années. Notre situation financière est très bonne. C’est encourageant et rassurant.
Nous sommes prêts pour la prochaine étape de développement.
C’est une étape qui a d’ailleurs déjà pris forme avec l’agrandissement et la modernisation de notre usine La Fernandière. On y a rapatrié les activités et les gens de deux usines vieillissantes que nous avons fermées. Ce n’est pas facile de fermer des usines. La fermeture de celle de Vallée-Jonction il y a quelques années a été particulièrement difficile. Elle était nécessaire. Encore une fois, les faits ont parlé.
La Fernandière, c’est notre premier projet majeur depuis la restructuration de nos activités. L’investissement de 142 millions $ doublera la superficie de l’usine. On gagnera en productivité, on diversifiera notre offre de produits de porc et de volaille et on développera des marchés au Canada et aux États-Unis.
On embauchera aussi plus de monde que prévu.
D’autres projets sont aussi dans nos cartons. On va investir, se moderniser, optimiser nos installations et processus pour mieux répondre aux marchés, et aux producteurs et productrices agricoles.
N’oublions jamais que nous sommes là, comme réseau, pour créer de la valeur pour nos membres et nos communautés.
Sur ce, portez-vous bien. Je vous souhaite un bel automne et des récoltes fructueuses!
Cet Entre nous est paru dans le Coopérateur de septembre 2026.