Le modèle Olymel : pour nourrir le monde

Le 16 janvier dernier, dans le cadre du Salon de l’agriculture, Paul Beauchamp, premier vice-président d’Olymel, est venu présenter comment l’entreprise qui l’emploie peut rivaliser avec les géants étrangers sur les marchés d’exportation pour nourrir le monde à partir d’ici.

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Témoignage et entrevue
Olymel
Paul Beauchamp

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Patrick Dupuis

Directeur et rédacteur en chef au magazine Coopérateur

Agronome diplômé de l’Université McGill, Patrick travaille au Coopérateur depuis une trentaine d’années.

Organisée par l’Association des technologues en agroalimentaire (ATA) et l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), en partenariat avec Financement agricole Canada (FAC) et Desjardins, sa présentation a pris la forme d’un déjeuner-causerie qui a rassemblé de nombreux intervenants de l’industrie.

Depuis cinq ans, Olymel a investi 1,2 milliard $ pour se moderniser, croître et réaliser des acquisitions stratégiques afin de développer de nouveaux marchés ici et ailleurs dans le monde.

L’offre de produits frais, de haute qualité, avec une valeur ajoutée bien nichée, sont des éléments clés du succès de l’entreprise mise sur pied en 1992 et qui emploie 13 000 personnes.

Premier exportateur de viande de porc et premier abatteur de volaille au pays, Olymel a mis de nombreuses structures en place au fil des ans pour se positionner avantageusement face à la concurrence. Depuis la création d’OlySky en 2013, l’entreprise est en outre le premier producteur de porcs au Canada avec 55 000 truies en élevage dans l’Ouest. Chaque année, 1,5 million de porcs sont abattus dans ses installations de Red Deer, en Alberta.

Les Fermes boréales, situées en Abitibi, qui assurent une production de porcelets de haut statut génétique et sanitaire, sont un autre maillon de premier plan d’une chaîne de valeur bien intégrée.

Le contrôle des coûts demeure une préoccupation constante dans chacun de nos secteurs d’activité, a indiqué Paul Beauchamp qui, depuis 2000, joue un rôle clé dans les dossiers d’acquisition, de fusion et de stratégies d’affaires d’Olymel.

Les enjeux auxquels l’entreprise fait face sont nombreux, a noté le vice-président : approvisionnement en matière première, pénurie de main-d’œuvre, environnement, accès aux capitaux, gestion des risques sanitaires.

Olymel, dont 70 % des activités touchent le porc et 30 % la volaille, a fortement diversifié ses exportations au cours des décennies. Au début des années 1990, plus de 75 % de ses exportations étaient destinées au marché américain, contre moins de 30 % en 2018. L’Asie, notamment, particulièrement le Japon et la Chine, et de nombreux autres pays à travers le monde, et ce, avec une vaste diversité de produits, sont des marchés en croissance pour l'entreprise.

Qu’en est-il des ententes commerciales? L’AEUMC (l’ALÉNA renouvelé) offre toujours de bons marchés d’exportation pour le porc, souligne Paul Beauchamp. Du côté de l’Europe, avec l’AECG, les possibilités y sont plus restreintes. « Le Partenariat transpacifique global et progressiste constitue sans doute le meilleur potentiel pour le porc », a-t-il indiqué.

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