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Des clôtures électriques où le courant passe bien

Avant de relâcher les animaux dans les grands parcs, il est recommandé de faire un tour complet de la propriété pour vérifier l’état de la clôture électrique, car mine de rien, le poids de la neige exerce beaucoup de pression sur le fil métallique et les isolateurs. Voici un petit tour du parc en quatre étapes.


1.    L’élément primordial à vérifier au printemps est l’électrificateur. C’est l’appareil qui fournit le courant électrique circulant dans la clôture. Il faut d’abord le déconnecter de la clôture et de la mise à la terre. Il convient d’utiliser un voltmètre numérique spécialisé pour mesurer les hauts voltages afin de vérifier si l’électrificateur fonctionne adéquatement. « S’il fournit de 6000 à 7000 volts, il est en bon état », précise Éric Boyer, conseiller Agrizone chez BMR. 

S’il fonctionne mal et qu’il doit être changé, il est bon de savoir qu’il existe trois types d’électrificateur : 110 volts, à batterie et solaire. Si le parc est près d’une prise de courant, le 110 volts est le plus avantageux. Mais s’il est loin, il est recommandé d’acheter un électrificateur à batterie rechargeable régulièrement ou un électrificateur solaire. Ce dernier ne nécessite aucune action, la lumière du jour rechargeant automatiquement la batterie.

2.    Il faut s’assurer que la mise à la terre est fonctionnelle. Si elle n’est pas en parfait état, il y aura défaut de courant électrique dans la clôture. « Nous suggérons d’utiliser une tige galvanisée, non rouillée, de six pieds de long sur deux pouces de large, avise l’expert d’Agrizone. Si les mises à la terre sont rouillées, il faut les changer, car la rouille freine le passage du courant électrique. » 
Entre l’électrificateur et la mise à la terre, il est important d’utiliser un bon fil isolé. Il peut être tentant de prendre un fil métallique disponible à la ferme, mais s’il est de mauvaise qualité, cela réduira la fluidité du courant électrique. Les tiges galvanisées à double enveloppe sont faites pour les tensions allant jusqu’à 7000 volts, tient à préciser Éric Boyer.

3.    L’étape suivante consiste à faire le tour du parc pour vérifier les isolateurs des clôtures électriques. Même s’il n’est pas complètement brisé, un isolateur risque de provoquer une perte de courant. Par exemple, il peut être seulement fissuré et perdre de l’efficacité. « Si vous entendez un bruit du genre ‟tic tic ticˮ, c’est qu’il y a une perte de courant quelque part, prévient Éric Boyer. Même chose si, en soirée, vous voyez des lumières clignotantes un peu partout. » Le conseiller explique que les isolateurs assortis d’une longue garantie sont mieux traités contre les rayons du soleil. Par conséquent, ils sont plus durables. Il faut aussi choisir les isolateurs qui conviennent à vos installations : pour les poteaux de fer en « T », les tiges de fer ou de fibre de verre, les débuts et fins de ligne, ou les coins.

4.    Dans les parcs où sont gardés les vaches laitières, les moutons et les bovins de boucherie, il est recommandé d’utiliser un fil triple galvanisé de calibre 12 (2,5 mm). Il durera plus longtemps et sa conductibilité sera meilleure. 

Pour les parcs à chevaux, il est préférable de faire usage de câbles ou de rubans en plastique électrifiés ainsi que d’isolateurs adaptés. Ces produits sont beaucoup plus visibles et plus sécuritaires – plus flexibles, s’il y a impact – pour le cheval, qui pourrait facilement se blesser avec du fil métallique. 

Les produits des marques AKO et Gallagher, en vente chez les quincaillers BMR et Agrizone, sont de qualité et permettent l’installation de clôtures électriques fonctionnelles et durables. N’hésitez pas à visiter votre quincaillerie.
 

Guylaine Gagnon

QUI EST GUYLAINE GAGNON
Guylaine a grandi sur une ferme dans la région de Lanaudière. Intéressée par l’écriture, elle ne croyait pas qu’un jour elle combinerait son métier à celui de ses parents. Embauchée en 1991 comme secrétaire-correctrice, Guylaine a depuis gravi les échelons jusqu’à la fonction de rédactrice en chef du Coopérateur.

guylaine.gagnon@lacoop.coop

 

guylaine.gagnon@lacoop.coop

QUI EST GUYLAINE GAGNON
Guylaine a grandi sur une ferme dans la région de Lanaudière. Intéressée par l’écriture, elle ne croyait pas qu’un jour elle combinerait son métier à celui de ses parents. Embauchée en 1991 comme secrétaire-correctrice, Guylaine a depuis gravi les échelons jusqu’à la fonction de rédactrice en chef du Coopérateur.

guylaine.gagnon@lacoop.coop