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Ferme du Bras : La persistance des performances

Avantis Coopérative

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Telle la tortue dans la fable de La Fontaine, la Ferme du Bras, propriété d’Avantis Coopérative depuis 1989, continue d’obtenir de bons résultats sur le long terme. Son secret : une bonne gestion des ressources humaines, animales et matérielles.

Rang du Bras, à Saint-Raphaël, dans Bellechasse. Dans un décor verdoyant d’arbres matures qui isolent des regards et des grands vents, on trouve un complexe de huit bâtiments : trois composant la maternité (autrefois des porcheries toutes indépendantes les unes des autres, aujourd’hui reliées par un passage) et cinq bâtiments d’engraissement. On a peine à imaginer qu’on loge sur ce site 4000 places-porcs et 800 truies, gérées en bandes de quatre semaines.

Ce qui distingue cette entreprise : ses performances soutenues. L’an passé, la ferme a terminé l’année avec un indice d’efficacité sevrage-vente de 225,86. En 2018, elle a produit 28 porcelets sevrés par truie productive, avec un rythme annuel de 2,48 parturitions. « Notre recette, c’est le dévouement des gens, juge Martin Laflamme, directeur des élevages porcins d’Avantis Coopérative. La persévérance est synonyme de travail continuel. Mieux vaut faire très bien longtemps que n’être excellent qu’une fois et médiocre le reste du temps. »

Depuis 2007, l’endroit fonctionne en mode sevrage-abattage, sans pouponnière. Les porcelets sont acheminés pour engraissement dans des fermes de la région. Depuis deux ans, les porcelets élevés dans les porcheries d’engraissement du site proviennent des Fermes boréales, au Témiscamingue, ce qui permet un élevage en tout plein, tout vide pour le site en entier (remplissage des porcheries sur une semaine), des lavages, des désinfections et des vides sanitaires réglés au quart de tour. D’ailleurs, en prenant une participation pour 1800 truies, Avantis détient à ce jour presque 20 % des truies des maternités collectives.

 

« Nous embauchons »

En Chaudière-Appalaches, l’économie roule à plein régime. Le taux de chômage de 3 % est inférieur à celui de 5 % au provincial, le taux d’emploi est supérieur (64 % comparativement à 62 %), le taux d’activité également (66 % contre 65 %). Avec un solde migratoire interrégional positif, la région attire même de nouveaux habitants et de nouveaux arrivants. Sur les façades des entreprises ou dans les chaînes de restauration rapide, les banderoles « Nous embauchons » pullulent. Dans ce contexte de plein-emploi, pas facile de recruter et de retenir des travailleurs.

La Ferme du Bras accueille en permanence, depuis juin 2018, deux travailleurs étrangers. Au moment du passage du Coopérateur, elle s’apprêtait même à en accueillir deux de plus. La coopérative fait affaire avec Arimé, une entreprise de Sainte-Marie qui offre des services clés en main en matière de recrutement de main-d’œuvre étrangère. Un calendrier des arrivées et des départs permet le chevauchement de ces ressources humaines assidues et efficaces, qui bossent six jours par semaine, de 6 h à 16 h 30.

Le succès tient aussi aux ressources humaines québécoises en place en permanence. Le trio de choc de la Ferme du Bras, qui cumule une expérience impressionnante de 70 années en production porcine, se compose de Martin Laflamme, technologue, de Bruno Talbot, superviseur technique, et de Steeve Turgeon, gérant de la ferme et responsable des 4000 places-porcs en plus de 6000 autres places sur trois sites.

Martin, né dans une exploitation laitière et porcine, a déjà géré une ferme de multiplication avant de gravir les échelons. Bruno, qui travaille au sein d’Avantis depuis deux ans, a longtemps contribué aux succès de la ferme porcine Inverness, de VIVACO groupe coopératif, avec son père, Gilles : on y atteignait jusqu’à 32 porcelets sevrés par truie productive par an. Steeve, un vétéran du site de la Ferme du Bras depuis 1996, a aussi travaillé durant toute sa jeunesse dans une ferme porcine (comptant 200 truies). On doit ajouter à cette équipe Jacques Fradette et Richard Gontier, qui arpentent le site depuis plus de 20 ans, le premier en maternité, le second en engraissement.

Pour former les nouveaux travailleurs guatémaltèques et communiquer avec eux, il a fallu 10 séances d’espagnol les vendredis après-midi, des applications de traduction simultanée, la rédaction de fiches et de plans de travail en espagnol, envoyés tous les soirs par texto aux ouvriers, de qui on exige un permis de conduire international pour faciliter leur déplacement. Les anciens forment les nouveaux, et la mécanique d’accueil est facilitée. Après quelques mois, on décèle chez ces employés des aptitudes qui conviennent mieux au travail de naisseur ou de finisseur.

 

Lire l'article complet dans l'édition de mars 2020 du Coopérateur.

Étienne Gosselin

QUI EST ÉTIENNE GOSSELIN
Étienne collabore au Coopérateur depuis 2007. Agronome et détenteur d’une maîtrise en économie rurale, il œuvre comme pigiste en communication et dans la presse écrite et électronique. Il habite Stanbridge East, dans les Cantons-de-l’Est, où il cultive le raisin de table commercialement.

etiennegosselin@hotmail.com

QUI EST ÉTIENNE GOSSELIN
Étienne collabore au Coopérateur depuis 2007. Agronome et détenteur d’une maîtrise en économie rurale, il œuvre comme pigiste en communication et dans la presse écrite et électronique. Il habite Stanbridge East, dans les Cantons-de-l’Est, où il cultive le raisin de table commercialement.