Ubald Distillerie : alcools du terroir

Route 363, la toute première vodka produite par Ubald Distillerie, est maintenant offerte sur les rayons de la SAQ. Une aventure d’équipe, de créativité et de saveurs!

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Reportage de ferme
Agroalimentaire
Distillerie Ubald

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Patrick Dupuis

Directeur et rédacteur en chef au magazine Coopérateur

Agronome diplômé de l’Université McGill, Patrick travaille au Coopérateur depuis une trentaine d’années.

Josée Petitclerc, directrice du marketing et de l’amélioration continue chez Patates Dolbec, est une véritable ambassadrice des régions et des produits locaux qu’on y élabore. À l’entendre parler avec sa passion contagieuse, on ne peut qu’avoir hâte de goûter cette vodka produite exclusivement à partir de pommes de terre cultivées dans les régions de Portneuf et de la Mauricie, notamment à Saint-Ubalde.

C’est là que l’entreprise Patates Dolbec (du Groupe Dolbec), qui fournit entre autres les tubercules, a établi le siège de ses activités il y a plus de cinq décennies, sur la route 363. Ubald Distillerie, voilà donc un joli clin d’œil à une dynamique localité où des entrepreneurs ne cessent de faire preuve d’innovation depuis quelques générations.

« L’engouement pour les produits québécois, vins et spiritueux d’ici, est au rendez-vous, indique Josée. C’est la PDG de la SAQ, Catherine Dagenais, qui l’a elle-même confirmé en entrevue à l’émission Tout le monde en parle [le 24 janvier dernier]. Les ventes d’alcools du terroir québécois sont en forte hausse. »

Josée Petitclerc n’est pas seule dans cette savoureuse aventure. Elle s’y est investie avec son conjoint, Stephan Dolbec, troisième génération de producteurs de pommes de terre et président de Patates Dolbec, ainsi qu’avec Hugo d’Astous et Pascale Vaillancourt, un couple qui carbure à la nouveauté et dont le savoir-faire en agrodistillation s’appuie sur des années de recherches, de découvertes et d’expérimentations. « Sans Pascale et Hugo, on n’aurait tout simplement pas pu réaliser ce projet », souligne Josée.

Rien ne se perd, rien ne se crée…

… tout se transforme. Cette loi de la chimie s’applique à merveille chez Ubald Distillerie. L’entreprise pratique en effet une forme d’économie circulaire en redirigeant vers la production d’alcool des pommes de terre qui, en raison de défauts ou de blessures mécaniques, ne trouvent pas preneurs dans les marchés traditionnels de la table ou de la transformation.

Le projet de distillerie a vu le jour il y a un peu plus de deux ans. D’abord dans les esprits bouillonnants de ses actionnaires, puis sur papier, et enfin dans un entrepôt à pommes de terre qu’on a rafraîchi et agrandi afin d’y installer les équipements de distillation, dont trois alambics. Cette configuration offre une grande polyvalence à l’entreprise, qui peut ainsi produire non seulement un alcool de haute qualité, mais également, de façon simultanée, plus d’un spiritueux. Car oui, Ubald Distillerie voit grand et compte aussi confectionner gins, whiskys et autres vodkas du terroir, et ce, toujours à partir de cultures produites à la ferme. Patates Dolbec, c’est 4050 ha (10 000 acres) de terre, dont 1600 en pommes de terre. Le reste des superficies permet des rotations avec diverses céréales et engrais verts.

« De la vodka québécoise, il n’y en a pas beaucoup, note Josée. On est vraiment la première entreprise qui passe de la patate à la bouteille. Ce n’est pas un mix de patates et de maïs, c’est 100 % à base de pommes de terre. »

Ubald Distillerie tient d’ailleurs mordicus à ce que tous ses intrants soient le plus possible issus de ses propres activités, y compris l’alcool neutre – cet alcool à 95 % qui entre dans la composition de ses spiritueux et que l’on peut aussi se procurer en Ontario. « Chez nous, c’est 100 % “Origine Québecˮ, c’est-à-dire que notre vodka Route 363 est un “produit fièrement élaboré par des artisans d’ici et fabriqué avec des ingrédients cultivés ici”, comme spécifié par la SAQ, logo à l’appui », dit-elle.

Il faut compter de 15 à 18 lb de pommes de terre pour produire une bouteille de 750 ml de vodka. Pour boucler la boucle, on épand les drêches de distillerie sur les terres de la ferme.

Lire l’article complet dans l’édition d’avril 2021 du Coopérateur.

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