Le captage de spores : un outil de dépistage efficace

Frédérick Prémont, jeune repreneur de la Ferme J.C. Prémont et Fils, se réjouit à l’idée de réduire son usage de pesticides. Le captage de spores du programme AIR, en collaboration avec Avantis Coopérative, qu’il a utilisé pour la première fois en 2019, répond à ses attentes.

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Reportage de ferme
Agriculture durable
Ferme J.C Prémont et Fils
Les capteurs de spores permettent un usage rationnel des pesticides, basé sur des données scientifiques. En appliquer lorsque ce n’est pas nécessaire entraîne des coûts supplémentaires

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Patrick Dupuis

Directeur et rédacteur en chef au magazine Coopérateur

Agronome diplômé de l’Université McGill, Patrick travaille au Coopérateur depuis une trentaine d’années.

Le capteur de spores permet de détecter la présence de quatre types de maladies fongiques qui pourraient se manifester dans les champs de pommes de terre de cette exploitation de Sainte-Famille-de-l’Île-d’Orléans, propriété du père et de l’oncle de l’enthousiaste producteur.

Phytophthora infestans (mildiou), Alternaria solani/A. alternata (brûlure alternarienne), Fusarium spp. (fusariose/pourriture sèche) et Botrytis cinerea (pourriture grise) sont les principaux ennemis contre lesquels l’entreprise doit lutter. La pomme de terre est la première culture dans laquelle elle a expérimenté le capteur de spores. Cette ferme de quatrième génération produit également du soya, du maïs, du blé, de l’avoine et, depuis l’année dernière, des oignons jaunes.

« Avec le captage de spores, on traite seulement lorsque c’est nécessaire, et en utilisant le bon produit, au bon moment, indique Frédérick. Avant, il fallait quasiment suivre un calendrier de traitement précis. On épandait de façon systématique. S’il tombait tant de millimètres d’eau, il fallait repasser. Après tant de jours, selon les produits utilisés, il fallait aussi repasser. »

Frédérick bénéficie d’un grand soutien de la part de sa coopérative. Armés de leurs capteurs, les experts-conseils arpentent les champs de la ferme et font des prélèvements sur quelques sites. Les échantillons sont ensuite acheminés à un laboratoire d’analyses. Quelles spores ont été détectées? Le seuil d’intervention prédéterminé par le producteur et l’agronome d’Avantis a-t-il été atteint? Si oui, quel traitement faut-il utiliser? Le rapport est disponible sur téléphone intelligent au plus tard dans les 48 heures. Un diagnostic est ensuite posé par l’équipe.

« La lecture et l’interprétation des données sont effectuées par la coopérative, et un suivi agronomique approprié est offert au producteur, indique la technologue Manon Jobin, experte-conseil chez Avantis Coopérative. Notre objectif est de réduire l’usage des pesticides et de nous tourner vers les produits les moins nocifs. Nous participons au développement de technologies innovatrices, telles que les capteurs de spores, qui permettent de pratiquer une agriculture raisonnée et de favoriser la prise de décision. De plus, en réduisant le recours aux pesticides, on diminue les risques de résistance des ravageurs et les nuisances envers les pollinisateurs. »

L’usage du programme de captage de spores AIR a permis à la Ferme J.C. Prémont de réduire de façon substantielle la quantité de fongicides systémiques appliqués dans sa culture de pommes de terre, et ainsi de réaliser d’importantes économies. « Ça devient vite un outil très utile et ça nous encourage à continuer », note Frédérick Prémont.

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