Porc Show 2020 : Un tour du monde en mode virtuel

Espagne, Chine, Allemagne, Brésil, États-Unis, Canada, la planète porc était au rendez-vous lors de la 7e édition du Porc Show, le 9 décembre dernier, tenue cette année en mode virtuel, pandémie oblige.

Publié le
Témoignage et entrevue
International
Richard Davies, Alexandre Cusson et Vincent Cloutier discutant lors du Porc Show.
Richard Davies, vice-président principal, ventes et marketing, chez Olymel, et Alexandre Cusson, directeur général des Éleveurs de porcs du Québec, participaient au panel sur les grands défis du secteur porcin au Québec, animé par Vincent Cloutier, conseiller principal, agriculture et agroalimentaire, à la Banque Nationale.

Auteurs de contenu

Image de Patrick Dupuis

Patrick Dupuis

Directeur et rédacteur en chef au magazine Coopérateur

Agronome diplômé de l’Université McGill, Patrick travaille au Coopérateur depuis une trentaine d’années.

Six experts d’autant de pays sont venus y partager la réalité de leur production respective et leur vision du développement de celle-ci dans les années à venir. La COVID-19 et la peste porcine africaine (PPA) ont été, et sont toujours, au cœur de leurs préoccupations.

Des mesures exceptionnelles (fermetures d’usines, sécurité des travailleurs, hygiène accrue et stricte) et rapidement mises en place par les transformateurs ont permis, en partie du moins, d’éviter les dégâts liés au coronavirus. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant, loin de là.

La menace que représente par ailleurs la peste porcine africaine, qui sévit déjà dans une vingtaine de pays, est prise avec le plus grand sérieux. Accablée, l’Allemagne, aux prises avec ces deux crises qui se superposent, peine à s’en relever. On ne peut ignorer que si la PPA se déclarait ici, elle provoquerait une catastrophe sans nom dans l’industrie porcine. On ne s’y prépare pas suffisamment, alertent les spécialistes. Du côté de la Chine, gravement touchée par la PPA, on a amorcé la construction d'une véritable cité porcine constituée de nombreux édifices à logements de plusieurs étages afin d'y élever les porcs dans un environnement qui les placeraient, on l'espère, à l'abri des contaminations, a fait savoir Gary Stoner, vice-président de CP Group.

L’agenda des experts du commerce porcin mondial est également annoté de multiples autres considérations de premier ordre. Ils se disent tous et toutes hautement concernés par la venue des sources alternatives de protéines et autres viandes de laboratoire qu’ils estiment en forte croissance et qu’on ne peut plus ignorer. Elles sont bel et bien là et pour de bon, se sont-ils accordés à dire.

Figuraient aussi dans leurs carnets de notes, les grandes tendances de l’heure : rareté de la main-d’œuvre, nécessaire automatisation des processus de transformation, et innovation des méthodes de production à la ferme. Respect de l’environnement, réduction des GES et élimination des antibiotiques. Accroissement de la biosécurité et de la traçabilité et resserrement des normes de bien-être animal.

Plus que jamais, la production porcine se devra d’être efficace, durable, sécuritaire, transparente et branchée sur la valeur ajoutée et les demandes des consommateurs. Une conversation étroite avec ceux-ci est la clé de l’atteinte des objectifs de production de cette filière, ont partagé les analystes d’ici et d’ailleurs.

Ce troisième webinaire à saveur international concluait l’édition 2020 du Porc Show à laquelle se sont inscrits des participants de 26 pays à travers le monde. Une zone exposants virtuelle leur était également accessible.

Merci de votre participation!

Explorer davantage

Autres suggestions de lecture

Nouvelle
International

Un nuage noir sur le secteur agricole

Retour sur la conférence de Jimmy Jean de Desjardins, lors de la 35 e édition des Perspectives agroalimentaires du CRAAQ.