Guerre en Ukraine : Mise à jour sur l’approvisionnement en fertilisants - 23 mars

Casper Kaastra, chef de la direction de Sollio Agriculture, partage les derniers développements en lien avec l’approvisionnement en fertilisants.

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Les semis approchent. Comment la situation évolue-t-elle pour l’approvisionnement du réseau?

Les équipes chargées de l'approvisionnement restent mobilisées à gérer le risque et ont des discussions constantes avec nos fournisseurs et les agences gouvernementales pour s'assurer que les produits commandés seront livrés à temps.
Notre priorité est de nous assurer que nos commandes passées dans les derniers mois, avant le début du conflit et l’entrée en vigueur des sanctions, soient bien livrées dans les temps et disponibles pour les producteurs pour la période des semis.

Malgré qu’il y ait encore de l’incertitude, les premières nouvelles sont encourageantes et deux navires sont attendus dans les prochains jours à Sorel, ce qui est rassurant. Nous avons un bon appui de la part des ministères qui comprennent bien que la non-réception des produits en commande entraînerait des pénuries au Québec et dans l'Est du Canada. Chaque commande fait l’objet d’un suivi serré afin de recevoir tous nos produits et d’éviter tout délai.

Est-ce qu’il serait possible de s’approvisionner ailleurs pour assurer la disponibilité des fertilisants dans les prochaines semaines?

Pour tenir compte des délais de fabrication, d’exécution des commandes et de livraison, il faut compter normalement 60 jours entre le moment où une commande est passée et où le produit est livré. C’est pour cette raison que si nous concentrons nos efforts sur l’arrivée de ces produits, nous risquons de faire face à des délais significatifs pour repasser ces commandes ailleurs et de les recevoir durant notre période d’ensemencement.

Malgré que nous nous soyons approvisionnés en produits d’origine russe jusqu’à maintenant, nous ne soutiendrons pas l’achat de fertilisants russes à l’avenir et nos prochaines commandes seront faites auprès d’autres pays producteurs.
Quel sera l’impact des droits de douane de 35 % sur le prix des fertilisants au Québec?

Nous ne savons pas encore de quelle manière ce coût sera géré. Pour le moment, nous nous concentrons sur la priorité d’assurer la livraison des produits. Toutefois, il est clair que l’application d’un tel tarif sur des commandes passées avant l’entrée en vigueur des sanctions vient ajouter aux défis de coûts et d’approvisionnement qui frappent déjà les producteurs agricoles de plein fouet. Nous allons poursuivre nos représentations auprès des élus afin de faire valoir que les commandes passées avant le 2 mars 2022 devraient être exclues des sanctions puisque les alternatives d’approvisionnement à ce stade sont pratiquement inexistantes.

Quels sont vos conseils pour les producteurs agricoles?

Notre conseil de la semaine dernière s’applique toujours, soit que le risque d’approvisionnement ne devrait pas être la raison de changer les plans d'ensemencement. Le prix des récoltes ou celui des fertilisants ou d’autres intrants sont des facteurs à prendre en compte, mais le risque d’approvisionnement ne devrait pas être le facteur décisif aujourd’hui. Le mieux est de discuter de la question avec votre expert-conseil pour arriver à un plan qui soit le mieux adapter pour votre ferme.
 

À lire également sur l'approvisionnement et l'Ukraine :

 MISE À JOUR SUR L’APPROVISIONNEMENT EN FERTILISANTS - 16 MARS

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