Bel esprit de famille à La Coop Ste-Marthe!
Le Coopérateur vous fait découvrir le vaste réseau de Sollio Groupe Coopératif, grâce au portrait de La Coop Ste-Marthe.
Gilbert Campeau, Serge Desrochers (vice-président), et Michael Lalonde (directeur général).
Auteurs de contenu
Elle résiste, grandit et prospère. La concurrence est à ses portes, mais la coopérative ne reste pas les bras croisés. Les nouveaux services se multiplient. Les résultats se font sentir et l’efficacité est au rendez-vous. À preuve, le chiffre d’affaires a triplé, entre 2015 et 2025, passant de 2 à 6 millions $. Un bel avenir se dessine!
Quelque 163 membres. Une équipe de 16 employés. Un conseil d’administration de cinq personnes composées de producteurs laitiers, de grandes cultures et acéricoles. Petite, oui, mais dynamique à souhait et maîtresse de sa destinée. La Coop Ste-Marthe a plusieurs cordes à son arc.
Vision 2020
Dans la mouvance du projet réseau Sollio Vision 2020, qui favorise la fusion de coopératives pour gagner en efficacité, elle décline des offres qui lui sont proposées. Non pas par animosité, loin de là. Tout simplement pour continuer de prendre ses propres décisions. « On ne souhaitait pas devenir une succursale d’une autre coopérative », résume Michael Lalonde qui, à 37 ans, cumule déjà 22 ans d’ancienneté à la coopérative, dont onze à titre de directeur général.
Cela dit, la Coop Ste-Marthe bénéficie de l’expertise du réseau. Des experts-conseils effectuent un suivi auprès de ses producteurs laitiers membres. D’autres collaborations portent également fruit. Julie McDonald, du service équin de Sollio Agriculture, assure le suivi auprès des producteurs de chevaux. Et Patrick Cadieux, représentant BMR, s’occupe des quincailleries de la région.
Lait, chevaux, acériculture et viticulture composent l’essentiel des activités des membres. « Nous comptons aussi parmi nos membres un regroupement équestre composé de petits propriétaires de chevaux, décrit Michael. Ils mettent leurs achats en commun et la ristourne qu’ils en tirent finance leurs activités. Seul, chacun des propriétaires ne disposerait pas d’un volume suffisant pour déclencher le versement de ristournes. »
Ste-Marthe et des municipalités environnantes sont également membres de la coopérative. Elles s’y procurent diverses fournitures pour entretenir leurs bâtiments, leurs routes et leurs gazons.
Un riche parcours
La Coop Ste-Marthe voit le jour en 1935. C’est alors, comme bien des coopératives de l’époque, une beurrerie qui transforme le lait de ses membres producteurs laitiers. Au fil des années, une panoplie de services s’ajoute : semences, moulées laitières, produits acéricoles, produit de quincaillerie, produits d’alimentation et accessoires pour chevaux.
La coopérative déménage à quelques reprises dans le village puis s’installe en 1989 au 790 chemin Saint-Guillaume. Elle agrandit ses installations à trois reprises. En 2004, c’est l’entrepôt, en 2007, la quincaillerie, puis, en 2025, on ajoute à l’ensemble un nouveau bâtiment.
C’est au début des années 2000 que la coopérative lance ses gammes de produits et services pour chevaux. Un choix judicieux, car, aujourd’hui, près de 45 % du chiffre d’affaires de la coopérative provient du secteur équin.
Sainte-Marthe et ses alentours comptent de nombreuses érablières de grandes dimensions. De belles grandes fermes laitières peuplent également le territoire. Et elles ont de la relève. « En nombre, elles ont diminué, mais leur dimension s’est accrue. Le volume d’affaires se maintient », explique Michael Lalonde.
La concurrence qui s’installe est certes un défi supplémentaire, mais elle n’effraie aucunement la petite équipe bien soudée de La Coop Ste-Marthe. Michael Lalonde ne doute aucunement de la qualité des biens et services qu’offre la coopérative.
« Notre spécialisation agricole nous différencie de la concurrence, poursuit-il. On répond aux besoins de nos membres. On se concentre sur nos forces, avec succès. Notre secteur équin est particulièrement bien développé, reconnu et apprécié. C’est un créneau solide que nous développons et que nous maîtrisons depuis longtemps. »
Les commandites trouvent place dans le budget de la coopérative qui se fait un devoir de s’engager dans sa communauté. La municipalité bénéficie notamment de son soutien. La coopérative organise aussi des événements. En 2025, une activité portes ouvertes souligna en grand ses 90 ans.
Une journée familiale (jeux gonflables, dîner, activités) à laquelle ont été invités tous les membres et leur famille fait aussi partie des activités proposées. La formule, simple, relativement courte, sans grand décorum, convenait bien aux familles. Près de 250 personnes y ont participé. « La Coop, à la base, c’est la famille, indique Michael. Ç’a été un beau succès. »
« On nous voit beaucoup comme une forme de magasin général, constate le directeur général. En effet, dans les dernières années, on a ajouté un coin dépanneur. Cette initiative répond à une demande de la clientèle. Elle compense aussi la fermeture, il y a cinq ans, du dépanneur du village. C’est une autre façon de diversifier nos services. Toujours dans l’optique d’être proche des gens et à leur écoute. » La Coop Ste Marthe compte parmi ses fournisseurs la fromagerie Saint-Albert, Red Bull, Coca-Cola, Lays, Loto Québec, les sandwichs Martel. Le nouvel entrepôt permet de commander des produits en plus gros volumes et de réaliser des économies d’échelle.
Les succès de la coopérative ne sont pas le fait d’une seule personne. Michael peut compter sur le conseil d'administration et les employés qui ont tous et toutes à cœur sa réussite. Les assemblées annuelles attirent entre 50 et 70 personnes. La formule plaît. En soirée, à la salle municipale, un apéro, un repas simple, une assemblée de deux heures, puis le café dessert où les membres en profitent pour échanger.
« Dans une petite coopérative, la polyvalence est de mise, assure Michael. On touche à tout. Par exemple, je peux m’occuper autant de ressources humaines que de marketing. Je peux donner une entrevue au Coopérateur et, tout de suite après, expliquer le fonctionnement d’un équipement de plomberie à un client. C’est la beauté de la chose. Je travaille aussi un samedi sur quatre, en rotation avec d’autres employés. »
« J’ai une bonne équipe. On connaît notre monde, nos clients, nos membres. On les rencontre souvent. Certains sont des amis qu’on fréquente dans d’autres occasions. Nos enfants vont à l’école ensemble. La communauté, la famille, c’est ce qui nous anime », conclut le directeur général.
Faits saillantsRégion : Suroît |
|---|