Les pâturages intensifs pour contrer les changements climatiques
Le récent rapport Ouranos sur les changements climatiques confirme encore une fois leurs effets sur l’agriculture de demain, effets auxquels nous devons nous préparer dès aujourd’hui.
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Ce rapport mentionne un allongement de la saison de croissance et de la période de non-gel, ce qui devrait être bénéfique pour des cultures comme le maïs ou le soya. Du même souffle, il évoque une augmentation de la fréquence des perturbations naturelles, comme les sécheresses ou les pluies intenses. Les animaux de ferme seront également affectés par ces stress thermiques et hydriques.
Particulièrement en production vaches-veaux, mais également en production laitière biologique ou en production ovine, les pâturages permettent d’alimenter les animaux pendant la saison estivale. La qualité de la régie des pâturages dicte non seulement les performances des animaux, mais également la durée de la saison de paissance. L’intensification des pâturages augmente les rendements zootechniques et économiques, malgré une hausse des coûts d’exploitation.
Sur le terrain, ces effets sont bien réels, alors que juillet 2022 s’est avéré être le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde. Dans la majorité des régions du Québec, les pluies ont été plutôt dans les moyennes et cette chaleur a permis de compenser un mois de mai froid et sec, et un mois de juin aussi froid, mais pluvieux. Les plantes réagissent à la température ambiante, et il devient important de reconnaître, au fil de ces variations plus marquées, quand on peut laisser les animaux au pâturage et quand il faut laisser les plantes se reposer, afin qu’elles prennent des forces et qu’ainsi on puisse allonger la période de paissance à l’automne.
Des programmes disponibles pour les producteurs
Les gouvernements provinciaux et fédéral versent des fonds grâce à différents programmes de subventions pour aider les producteurs à adapter leurs pratiques agricoles aux changements climatiques.
Dans le cadre du programme fédéral des « Systèmes avancés de pâturage », l’équipe Optibœuf possède maintenant plusieurs mentors qui ont été formés spécifiquement pour accompagner les producteurs avec l’objectif d’améliorer la santé des sols et la performance des animaux.
La formation de base comporte des notions de séquestration de carbone, de biodiversité culturale et du cycle de l’eau. Les mentors peuvent aider les producteurs bovins à adapter leur propriété en élaborant un plan de parcelles et de mouvement d’animaux, afin de mettre en place des pratiques efficaces et efficientes de pâturage en rotation. Dans le cadre de ce programme, les producteurs bénéficient des conseils des mentors gratuitement et ceux-ci doivent démontrer la mise en place de nouvelles pratiques et mesurer les ressources qui auront permis d’améliorer les performances et la gestion des parcelles d’une année à l’autre.
Le sujet de l’adaptation aux changements climatiques fait l’objet de tant d’attention qu’il est appuyé financièrement par le Fonds d’Action à la Ferme pour le Climat (CAFC), un programme fédéral qui permettra pour sa part aux producteurs participants d’investir dans des équipements qui les aident à s’adapter à ces changements et à bénéficier des pâturages intensifs, en harmonie avec l’environnement.
L’équipe Optibœuf, de Sollio Agriculture, devient un chef de file qui diversifie ses activités afin de répondre aux besoins des producteurs et de contribuer au bien-être de notre planète en offrant déjà le service de mentorat requis pour soumettre des projets au programme.
Vous pouvez contacter votre expert-conseil Optiboeuf ou de votre Coop locale selon votre type de production et votre intérêt à investir dans un programme de rotation des pâturages adapté aux changements climatiques.