La promesse des ventilateurs récupérateurs de chaleur
En aviculture, on voit de plus en plus de producteurs installer des ventilateurs récupérateurs de chaleur (VRC) dans leurs poulaillers. Grâce à une étude de Sollio Agriculture réalisée en collaboration avec ESA Series, nous sommes en mesure d’affirmer que l’utilisation de ces équipements en production de poulets de chair améliore le bilan de façon notable.
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L’utilisation des VRC en production avicole permet d’épargner sur les coûts de chauffage, mais aussi de réchauffer l’air froid entrant avant qu’il ne tombe sur les oiseaux. De plus, leur utilisation aide à mieux gérer l’humidité relative et à maintenir la qualité de la litière, ce qui améliore l’environnement immédiat des oiseaux et, ultimement, leurs performances zootechniques.
En élevage, les VRC se prêtent bien aux démarrages, qui requièrent des températures élevées et, par conséquent, du chauffage. Ils sont aussi bien adaptés pour nos températures froides. Concrètement, les VRC assurent la ventilation minimum d’un bâtiment; donc, ils sont installés habituellement aux premiers paliers de ventilation. Lorsque les VRC sont adéquatement disposés dans le local et correctement calibrés, la trappe d’entrée d’air peut être complètement fermée au démarrage des élevages. C’est pourquoi, au moment de choisir et d’installer ses VRC, il est important de considérer comment ils distribuent l’air, afin de favoriser une bonne combinaison avec le système de chauffage en place.
Résultats de l’étude
Nous avons été en mesure de valider, en élevage de poulets de chair, la technologie proposée durant près de 18 mois, soit 11 lots d’élevage. Le bâtiment de R et D utilisé pour ce projet nous a permis de comparer cette technologie avec les pratiques conventionnelles et de mesurer leurs performances séparément (chauffage, qualité de l’air, conversion alimentaire, gain, condamnations). La durée du test nous a aussi permis de valider la facilité d’utilisation et l’entretien des appareils.
Les résultats sont clairs et l’amélioration du bilan est notable. Nous avons constaté une meilleure conversion alimentaire (– 0,02 kg aliment/kg gain), une hausse du poids en fin de croissance (0,4 g/oiseau) et une baisse des coûts de chauffage (– 0,6 ¢/oiseau). Ces améliorations entraînent une rentabilité de l’investissement de 4,9 ans, avec des hypothèses prudentes prenant en compte l’installation, l’entretien, le nettoyage et les subventions offertes en 2020 (50 % du coût d’achat subventionné).
Dans un contexte de développement durable et de bien-être animal, cette technologie prend tout son sens, et de nombreux producteurs pourraient y trouver leur compte.