Endettement, partie 6 : Transférer sans faire peser un fardeau sur la relève

« Avant de dire que l’endettement est excessif, il faut se demander pourquoi on emprunte autant... », croit Marjolaine Carrier, analyste des marchés agricole et agroalimentaire chez Desjardins.

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Témoignage et entrevue
Gestion
Enfant cueillant une tomate.

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Patrick Dupuis

Directeur et rédacteur en chef au magazine Coopérateur

Agronome diplômé de l’Université McGill, Patrick travaille au Coopérateur depuis une trentaine d’années.

« Les producteurs agricoles sont des entrepreneurs. Il y a des opportunités de développement et ils veulent en profiter. »

Son homologue Sylvain Morel est aussi de cet avis. « La ferme du voisin est mise en vente. Si on ne l’achète pas, elle ne sera peut-être plus disponible avant 30 ans. Les occasions arrivent parfois plus vite que prévu. Si c’était dans le plan stratégique de l’entreprise, il y a moyen de trouver une solution. On revoit le plan à moyen terme et comment il influencera les autres investissements, jusqu’à ce que les parents arrivent à passer la puck à la relève. »

Parfois, l’investissement n’est pas rentable à court terme, mais l’est à plus long terme, signale Marjolaine Carrier. Il y a des périodes où ce sera plus serré, mais les années suivantes, ça donnera un levier à l’entreprise afin qu’elle soit dans une meilleure position dans le marché – par rapport aux attentes sociétales, par exemple. Ce qu’on vise, c’est la pérennité de l’entreprise.

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