La nouvelle édition du Prix établissement et transfert de ferme
Depuis maintenant 18 ans, le Prix établissement et transfert de ferme Sollio Groupe Coopératif souligne et met en valeur les familles et les entreprises ayant réussi avec succès un transfert de ferme planifié.
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En 2014, le concours a évolué pour désormais inclure une nouvelle catégorie pour les producteurs qui démarrent une entreprise agricole ou agroalimentaire. Aujourd’hui, en 2020, Sollio Groupe Coopératif lance, en même temps que sa nouvelle image de marque, la 18e édition du concours revampé, plus moderne et comportant quelques nouveautés. Entretien avec Muriel Dubois, première vice-présidente de Sollio Groupe Coopératif et membre du jury, à propos de l’édition 2020-2021 du concours.
Quels sont les éléments nouveaux de la 18e édition du concours?
Pour cette nouvelle édition, nous souhaitions profiter de ce nouveau souffle qu’apporte le changement d’identité de Sollio Groupe Coopératif pour moderniser notre concours. L’équipe a tout d’abord revu les visuels, pour rendre l’expérience plus attrayante, mais elle a surtout fait un travail de fond en faisant une mise à jour du questionnaire qui sert à l’évaluation des candidats par le jury. Le questionnaire a été simplifié afin de faciliter la vie aux producteurs et il est désormais disponible en ligne sous forme de formulaire Web. Les concurrents sont donc invités à se créer un profil sur le site Web de Sollio Groupe Coopératif et à remplir le formulaire au fur et à mesure qu’ils récoltent les informations pertinentes.
Autre élément important, nous avons bonifié les montants des prix des gagnants. En effet, le grand prix Établissement d’entreprise agricole et le grand prix Transfert de ferme passent de 3 000$ à 5 000$, et ce, dans le but de mieux soutenir la relève agricole. Nous savons que notre concours est important dans le réseau, bien au-delà des montants remis, en termes de sentiment d’appartenance et de valorisation du travail accompli par les producteurs, mais Sollio Groupe Coopératif a souhaité montrer son soutien concret aux nouvelles générations d’agriculteurs. C’est aussi pour démontrer que le concours a une nouvelle image, mais que tout comme Sollio Groupe Coopératif, notre ADN demeure le même et notre but premier n’a pas changé!
De plus, pour mieux s’adapter à la réalité des champs, nous avons établi de nouveaux critères d’évaluation en ce qui a trait à l’environnement. Nous souhaitons mettre l’accent sur les nouvelles entreprises et sur les transferts qui ont à cœur le bien de la planète en développant des stratégies de développement durable.
Finalement, un volet ontarien a aussi été ajouté au concours. À partir de cette édition, les agriculteurs clients d’une coentreprise de Sollio Agriculture, soit un détaillant Agromart ou un détaillant affilié à Agrico, en Ontario, pourront participer au concours. Je souhaite ici préciser que les candidats du volet Ontario et les candidats du volet Coopératif ne seront pas en compétition, chacun des gagnants des catégories recevra son propre prix.
Pourquoi avoir eu envie d’étendre le territoire du concours jusqu’en Ontario?
Nous voulions commencer à étendre le concours hors du réseau de nos coopératives et nous avons pensé que commencer en Ontario serait une bonne idée. Tout d’abord, à cause de la proximité territoriale, mais aussi parce que nous y avons beaucoup de partenaires et d’établissements. Évidemment, il nous faut maintenant adapter le concept du concours à leur réalité. Et une fois que nous aurons bien compris toutes les nuances, il sera possible de créer d’autres volets partout au Canada.
Il ne faut pas oublier que Sollio Groupe Coopératif est présent dans neuf des dix provinces canadiennes. À travers nos trois divisions, Sollio Agriculture, Olymel et Groupe BMR, nous sommes implantés un peu partout et nous savons qu’il est primordial d’utiliser ce levier qu’est le Prix établissement et transfert de ferme pour se faire reconnaître de plus en plus à travers le Canada.
Non seulement notre nom doit gagner en notoriété à travers le pays, mais nous avons aussi l’ambition d’offrir aux producteurs agricoles membres des coopératives du Québec et des Maritimes (où il y a déjà plusieurs coopératives de notre réseau qui peuvent participer au concours), l’expérience de ce qui se passe ailleurs au Canada. C’est une forme d’apprentissage appréciable que de voyager à travers le concours afin d’enrichir nos pratiques. Nous savons que ces échanges seront bénéfiques. Notre travail en collaboration avec la division agricole, Sollio Agriculture, ainsi que ses partenaires, nous fera certainement évoluer et fera honneur au travail des producteurs canadiens.
Pourquoi croyez-vous, à l’heure actuelle, qu’il est important de célébrer les réussites des transferts et des établissements d’entreprises agricoles?
Le monde change beaucoup actuellement et nous devons revenir à nos sources. Il faut prendre conscience de l’importance du travail de ceux qui nourrissent le monde. L’agriculture a besoin d’une relève forte, fière et motivée, pour continuer à accomplir sa mission.
Avec la crise de la COVID-19, notre organisation se doit de lancer un message positif pour arriver à passer au travers. Un établissement d’entreprise agricole ou un transfert de ferme réussi, c’est un exemple authentique et concret des belles choses qui se passent en agriculture. Il faut raconter les histoires et venir à la rencontre des gens qui se trouvent derrière les aliments sains et locaux qui sont consommés par la population. C’est, quelque part, notre manière à nous de créer un lien d’attachement entre les consommateurs et les agriculteurs, en plus d’entretenir l’esprit communautaire dont nous avons tant besoin en ce moment.
Avez-vous pensé à reporter le concours étant donné la pandémie?
Au tout début de la crise, oui, c’est une possibilité qui a été mise sur la table. Par ailleurs, nous avons rapidement eu le réflexe de dire que nous devions maintenir le concours en place cette année, tout en nous adaptant nous aussi à la nouvelle réalité que crée la pandémie.
À chaque étape du jugement, afin de répondre aux exigences de la santé publique et du gouvernement, nous devrons changer nos pratiques. Par exemple, la première partie du jugement pourra se faire en télé travail, via les plateformes de communication à distance. Par la suite, nous allons suivre attentivement les recommandations et comme notre travail s’étalera sur une longue période, nous nous adapterons au fur et à mesure. Nous allons voir, à ce moment-là, si nous sommes dans la possibilité d’effectuer les visites de ferme ou si nous devrons faire les entrevues à distance.
Je veux aussi mentionner que notre concours en est un qui place l’humain au centre de ses préoccupations. C’est pourquoi nous pensons qu’il est très important de poursuivre le projet, même dans le contexte actuel. Il ne faut pas lâcher et il faut continuer à faire rayonner le travail des producteurs agricoles.
Comment voyez-vous l’évolution du concours pour les prochaines années?
Nous souhaitons surtout que le concours demeure en lien avec les pratiques que nous promouvons chez Sollio Groupe Coopératif. Les pratiques agroenvironnementales prendront de plus en plus d’importance dans notre évaluation des candidats, tout comme l’utilisation des plateformes numériques (par exemple AgConnexion) qui font preuve de la capacité des candidats à s’adapter à la modernisation des pratiques agricoles.
Évidemment, nous souhaitons déployer avec grand succès le nouveau volet ontarien du concours. Nous allons nous adapter d’année en année, afin d’améliorer cette extension du concours pour éventuellement l’élargir vers l’Ouest canadien.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter ici : concours.tranfertlacoop [at] sollio.coop (concours[dot]transfertlacoop[at]sollio[dot]coop)