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Ferme Dosquet : simplicité volontaire et résultats

Photo : Carl et Karine travaillent tout comme si l’entreprise leur appartenait. Soucieux des détails, ils maximisent la réussite de toutes les étapes de production.

Pour confectionner un gâteau quatre-quarts, on mélange quatre ingrédients à poids égal : beurre, farine, sucre et œufs. À la Ferme Dosquet, il y a aussi quatre « ingrédients » de base, gages de succès : mise bas, démarrage, prise alimentaire et gestion du troupeau.

Cette entreprise de Dosquet, dans Lotbinière, n’est pas truffée d’électronique sophistiquée. Ses outils sont même modestes. Quand ça marche, pourquoi changer? demandent les éleveurs.

Karine Charest et Carl Bussières n’ont rien contre la technologie. Ils préfèrent seulement s’en remettre à leur force : l’observation minutieuse de leurs animaux. « On peut aller loin avec la base », croit Karine, qui réfute l’idée d’une recette toute faite dans la réussite d’une entreprise.

Propriété d’Avantis Coopérative, la maternité de la Ferme Dosquet est gérée par le couple, dont le talent s’illustre jour après jour. Le prix Groin d’argent que l’entreprise a remporté cette année en est un symbole éloquent.

L’exploitation de 600 truies en bandes de quatre semaines produit plus de 17 000 porcelets par année. Avec 30,83 porcelets sevrés par truie productive en 2018 (résultat comptabilisé en 2018), la Ferme Dosquet s’est hissée au premier rang des maternités propriétés de coopératives du réseau La Coop.

Pour arriver au sommet, le couple a développé des méthodes de travail éprouvées. À la ferme, on pense agilité, efficacité, rapidité et minutie. Quatre autres ingrédients essentiels à sa réussite.

 

Leurs forces

Les forces de Karine et Carl sont multiples. Ce qui doit être fait est fait. Rien ne traîne : soins à apporter à un animal, réparation d’équipement, détection précoce des chaleurs. On agit. Karine a un véritable œil de lynx pour détecter ce qui cloche. « C’est l’expérience », dit-elle avec modestie.

Si une maladie se déclare, la gestion de troupeau n’est jamais remise en cause par l’équipe technique de soutien. On sait que les deux éleveurs mettent toutes les chances de leur côté en observant un rigoureux cahier des charges. Avec des actions à faire chaque jour, chaque semaine. Les étapes de production de la ferme – saillie, mise bas, sevrage – sont regroupées et effectuées de façon intensive. « Ça facilite la gestion », souligne Karine.

Le couple Charest-Bussières, en production depuis une douzaine d’années, voit la période de la mise bas comme le facteur clé de l’élevage. Karine s’y consacre sans relâche. Un travail de grande précision est effectué durant les premiers jours de vie des porcelets. Conditions sanitaires impeccables, prise de colostrum afin de maximiser l’immunité, assèchement rapide des porcelets, lampes infrarouges, tapis chauffant, source de lait d’appoint, réorganisation des portées entre les truies (dans les 24 premières heures suivant la naissance). On favorise la protection du porcelet afin d’assurer un bon développement sous la mère.

Dans le troupeau, on observe peu de signes de maladie et peu ou pas de diarrhée. Les performances des animaux en pouponnière et en engraissement sont dignes de mention, parole des éleveurs qui les achètent. La conversion alimentaire figure dans les 25 % supérieurs des filières d’engraissement.

 

#baisserlescoûtsdeproduction

Les deux éleveurs maîtrisent les coûts de production de l’entreprise. Ils y arrivent, entre autres, en maintenant l’intervalle dernier sevrage-réforme (IDSR) à seulement 25,5 jours. « Quand on sait que garder une truie coûte 3 $ par jour, on n’attend pas pour rien », dit Karine, qui, lors des mises bas, passe une douzaine d’heures par jour dans son bâtiment à veiller au bien-être des truies et de leurs porcelets. Un faible IDSR signifie que les producteurs sélectionnent les bonnes truies et les conservent dans le troupeau. Autrement dit, les truies qu’ils gardent continuent d’être performantes, économiquement et techniquement.

Aussi le taux de renouvellement des truies n’est-il que de 35 %. « Ce qui est faible, confirme Carl. La moyenne québécoise est de 45 %. On achète moins de truies, on réduit les dépenses de démarrage, et le bâtiment est occupé par des truies en production. »

 

Lire l’article complet dans l’édition d'octobre 2019 du Coopérateur.

Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

patrick.dupuis@lacoop.coop

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop