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Relance économique du secteur agroalimentaire : Sollio Groupe Coopératif propose cinq axes d’intervention

Photo : iStock


Le 26 mai 2020, Ghislain Gervais, président de Sollio Groupe Coopératif, a fait part de pistes de réflexion pour limiter les conséquences à court terme et les effets à long terme sur la chaîne d’approvisionnement du secteur agroalimentaire devant les membres du panel sur l’autosuffisance et les chaînes d’approvisionnement dans le contexte de la COVID-19, du Comité permanent des finances de la Chambre des communes. 

En se servant des expériences passées, Sollio Groupe Coopératif a proposé cinq axes d’intervention pour, d’une part, stimuler la relance économique et, d’autre part, appuyer l’ensemble de la chaîne agroalimentaire pour faire face aux défis générés par la pandémie et assurer l’avenir sur les marchés de la plus importante coopérative agricole canadienne aux racines centenaires. 

Les producteurs agricoles et les transformateurs alimentaires subissent les effets de la pandémie de la COVID-19 de plusieurs façons. Uniquement du côté d’Olymel, les coûts à ce jour se chiffrent à plus de 20 millions $, sans compter les pertes de marge sur les marchés. 

Rappelons qu’au début de mai, Sollio Groupe Coopératif et cinq autres organismes du secteur agroalimentaire ont exhorté les gouvernements à mettre sur pied un programme d’aide spécifique au secteur agroalimentaire pour assurer sa viabilité, ainsi que la sécurité alimentaire de la population. Le gouvernement canadien venait alors d’annoncer des mesures de soutien qui étaient un pas dans la bonne direction, mais nettement insuffisantes. 

 

Proposition de cinq axes d’intervention 


Ces axes visent à aider l’ensemble de la chaîne agroalimentaire à faire face aux défis actuels et à nous positionner pour l’avenir sur les marchés.

1. L’augmentation de la productivité, qui passe entre autres par l’automatisation et la robotisation des infrastructures; 

2. L’accroissement de l’autonomie alimentaire, mais un appui soutenu aux exportateurs, par des investissements dans la transformation alimentaire. L’agroalimentaire représente un secteur d’exportation important; 

3. Le développement de la vitalité des régions représente aussi un axe important de la relance, notamment en misant sur un déploiement accéléré des infrastructures de télécommunication; 

4. Le soutien à une économie plus durable, qui passe par un important soutien à la numérisation et la performance de l’agriculture, mais aussi par la promotion et l’appui au modèle d’affaires coopératif qui a fait ses preuves et qui rejoint les valeurs canadiennes, tout en permettant de développer des entreprises d’envergure; 

5. La valorisation des métiers de première ligne puisque la pénurie de main-d’œuvre est toujours aussi présente malgré les taux de chômage que nous connaissons. Les derniers mois rappellent combien les métiers de première ligne sont importants et appellent à être valorisés et soutenus. 

Enfin, M. Gervais a rappelé que les chaînes d’approvisionnement ont été mises à rude épreuve avant même l’éclosion de la pandémie de la COVID-19, en raison de la grève du CN, des blocus ferroviaires et des difficultés d’accès au marché chinois. « Le soutien du gouvernement canadien doit être bien ciblé et soutenu pour protéger nos chaînes d’approvisionnement. Aussi, nous accompagner dans nos investissements, dans un contexte de rareté des ressources, c’est faire en sorte que le Canada pourra accroître son autonomie alimentaire, mais aussi mieux protéger sa capacité et sa réputation d’exportateur de classe mondial », a conclu M. Gervais. 
 

La rédaction

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