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Visite de l’abattoir de Red Deer

Visite de l’abattoir de Red Deer

Dans le cadre du voyage de VIVACO groupe coopératif en Alberta, les participants ont fait une visite à l’abattoir d’Olymel à Red Deer.

28 mai 2025
Témoignage et entrevue
Olymel
Extérieur de l'abattoir d'Olymel à Red Deer
Extérieur de l'abattoir d'Olymel à Red Deer
Crédit : Olymel
Image de Stéphanie McDuff

Stéphanie McDuff

Rédactrice et cheffe de la production numérique pour le Coopérateur

Diplômée de l’Université du Québec à Montréal, elle est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en études littéraires.

Pour démarrer la deuxième journée de son voyage en Alberta, le groupe de VIVACO groupe coopératif a fait une visite à l’abattoir d’Olymel à Red Deer. Entre le froid, les carcasses ou les coupes fines, les centaines d’employés, les tapis roulants et les congélateurs, les groupes en sarrau sont ressortis impressionnés de leur expérience!

C’est que l’usine de Red Deer est pour le moins impressionnante. Les installations sont considérables et permettent de faire la découpe de 1250 porcs à l’heure, voire plus au besoin. Ce sont près de 60 000 boîtes d’expédition qui sont préparées chaque jour.

Sarrau et lavage de mains

Mais d’abord, encore faut-il respecter les règles de sécurités et de biosécurité. Une fois nos filets à cheveux et à barbe ajustés puis notre casque mis sur la tête, on enfile les bottes. Premier arrêt : le rangement à sarraus. La salle aux murs entièrement couverts de plaques de métal doit bien contenir quelques centaines d’habits blancs, prêts à couvrir les manteaux – on s’attend à avoir froid. Tous les jours, ce sont des centaines d’habits qui sont nettoyés.

D’autres couleurs de sarrau existent : les blancs sont destinés aux emplacements où l’on traite les aliments, les bleus désignent le personnel dédié à l’entretien et à la conduite de véhicule, les rouges sont réservés aux personnes qui travaillent à l’extérieur des zones où se trouvent les carcasses et les noirs servent dans la zone d’abattage. Le code de couleurs fait partie du programme de sécurité alimentaire, de sorte que seules les personnes vêtues de certaines couleurs sont autorisées à toucher aux produits et aux équipements assignés ou à travailler avec ceux-ci.

Tout vêtu de blanc, notre groupe se dirige vers la salle de découpe. Une salle entière est réservée aux lavabos pour le nettoyage des mains : ce ne sera que la première des stations de lavage de notre parcours. La porte s’ouvre enfin, des bruits en émergent – clinquements, grondements de moteurs, vrombissements –, le froid nous saisit, la boucane sort des bouches.

1re salle

Partout, ce sont des tapis roulants qui font progresser des découpes. Les employés les attendent, agissent rapidement : une lame ici, un grattoir là. Le tri, la découpe, la seconde découpe de précision… Des jarrets, des côtes, des jambons, des pattes, des têtes, des oreilles, chaque coupe trouve sa boîte d’expédition et sa destination.

Partout, on remarque des employés de différentes nationalités. Au total, ils seraient près de 1400 à se côtoyer et à faire la rotation au quotidien entre les deux quarts de huit heures de travail.

La propreté en étonne plus d’un : le plancher est presque vierge de toute tache, aucune odeur dérangeante n’émane de la salle, chaque personne est vêtue d’un sarrau blanc quasi immaculé.

Les mouvements sont rapides et efficaces. Dans cette salle, il faut compter environ une minute de travail pour préparer 17 carcasses.

2e salle

On poursuit notre chemin. Une nouvelle zone de lavage des mains nous attend. Plusieurs panneaux donnent des instructions : « Wash hands before returning to work (lavez-vous les mains avant de retourner travailler) », peut-on lire.

Une nouvelle chaîne de production nous attend dans cette salle. Ici, les employés sont encore plus nombreux. Des aiguiseurs à couteaux sont installés à presque tous les postes de travail pour affûter les lames. Les épaules de porcs, les pattes et les jambons se succèdent.

Chaque employé a sa tâche et sa découpe. Changent-ils parfois de poste? Oui, à l’occasion et à la demande, afin de varier les positions et d’éviter les mouvements répétitifs, nous dit-on.

Dans de longues boîtes rectangulaires sont étendues minutieusement les peaux, destinées au marché mexicain, tout comme les longes qu’on croise plus loin, qui iront quant à elles au Japon. Au bout de la chaîne, c’est l’emballage sous vide qu’on aperçoit, avant la redirection vers les congélateurs et les zones d’expédition.

De fraîcheur et de congélation

Connaissez-vous les produits superréfrigérés (chilled)? Les découpes passent par le congélateur ultrarapide qui congèle la viande en deux à quatre minutes, selon leur format, à une température qui oscille entre -25 °C et -30 °C. De la vapeur de condensation s’échappe de la sortie du tapis d’où émergent les morceaux fraîchement congelés. S’il fait déjà froid ici, ce n’est toutefois rien par rapport aux salles qui suivent.

On nous conduit vers les immenses congélateurs hauts de plusieurs étages. L’un d’eux contient les commandes préparées pour l’expédition vers plusieurs pays du monde. Au plafond sont accrochés 13 drapeaux pour représenter quelques-unes des destinations des produits d’Olymel. Japon, Chine, Corée, Canada, États-Unis, entre autres, s’y retrouvent. Y aurait-il seulement 13 pays clients? Non, pas du tout, mais la salle n’est pas assez grande pour ajouter d’autres drapeaux, nous répond-on!

Aux regards attentifs de notre groupe se révèlent par ailleurs les boîtes ornées de caractères japonais. L’image de marque d’Olymel aurait donc pris une petite touche asiatique pour sa conquête des marchés orientaux.

Le congélateur suivant est constitué de six salles dans lesquelles on retrouve pas moins de 12 800 palettes de produits! Les -28 °C font rapidement frissonner les visiteurs qui rebroussent chemin vers la chaleur. Chaque semaine, c’est entre 30 à 34 conteneurs maritimes remplis de produits superréfrigérés qui sortent de l’usine.

Les premières étapes

Pour la suite de notre parcours, on remonte le temps pour revenir au début du processus de découpe des carcasses. La zone de lavage des mains présente des panneaux plus sévères : « Wash hands before entering kill floor (lavez vos mains avant d’entrer dans le hall d’abattage) ».

Lorsque les porcs arrivent à cette étape, ils ont été abattus 24 heures plus tôt et viennent de connaître leur premier traitement au froid. Chaque carcasse est examinée individuellement.

Ensuite, la carcasse est coupée en son milieu par une scie rotative – avant de retourner au congélateur pour 45 minutes –, ce qui permet le retrait des organes internes. Ceux-ci recevront leur propre traitement. Les intestins seront, par exemple, minutieusement récupérés après avoir été vidés. Ils sont par la suite envoyés en Chine comme boyaux.

Les poumons, le cœur et le foie seront plus probablement destinés à l’alimentation animale, notamment pour les chiens. Les oreilles sont d’ailleurs considérées comme une pièce de choix à haute valeur ajoutée pour les animaux de compagnie. Les langues et les reins ne trouvent pas preneurs au Canada et se retrouvent, avec la tête, généralement en Chine où ces parties sont très appréciées.

La mise en marché

Visiter un abattoir, c’est comme recevoir un cours accéléré sur la mise en marché du porc transformé et frais. On y observe les préférences des clients, on sursaute, voire on grimace, en découvrant certaines d’entre elles, on s’étonne de la variété de coupes et de l’ampleur des installations requises pour les préparer.

D’ailleurs, cette variété favorise une utilisation maximale de l’animal, puisque seulement 5 % de la carcasse est perdue. Le processus est également d’une rapidité redoutable. À partir du moment où la carcasse entre dans la zone de découpe, il faut compter environ 10 à 15 minutes jusqu’à ce que les différentes pièces soient découpées et emballées.

Les commentaires fusent à la fin de la visite de la cinquantaine de participants du voyage organisé par VIVACO groupe coopératif : « Wow! », « Belle visite! », « Vraiment impressionnant », « On se l’imagine un peu, mais pas comme ça! », « C’est quelque chose à voir! ». Manifestement, le groupe de visiteurs a bien apprécié la découverte des installations d’Olymel.

Cet article est paru dans le Coopérateur d'avril 2025.

Uniag Coopérative : une force sur deux provinces!

Uniag Coopérative : une force sur deux provinces!

Pour l'Année internationale des coopératives, le Coopérateur vous propose le portrait d'Uniag Coopérative, coopérative affiliée à Sollio Groupe Coopératif.

21 mai 2025
Témoignage et entrevue
Coopérative
Logo d'Uniag Coopérative
Crédit : Coopérateur
Véronique Lemonde

Véronique Lemonde

Journaliste

Depuis 1934, Uniag est une coopérative agricole qui a pris racine en Montérégie-Ouest et dans l’est de l’Ontario. Née de La Coop Unifrontières, résultant de la fusion entre La Coop des Frontières et de La Coop Uniforce, depuis 2016, puis de l’acquisition de La Coop AgriEst, depuis le 1er avril 2017, Uniag compte sept emplacements d’affaires, en plus de cinq centres d’engrais.

« Je pense que l’une des plus belles réussites d'Uniag Coopérative réside dans sa capacité à fédérer près de 950 producteurs agricoles répartis dans deux provinces, dans deux langues distinctes, dans l’ouest du Québec et l’est de l’Ontario. La belle grande communauté issue de cette union est solidaire et dynamique, favorisant le succès collectif de ses membres », souligne Lysanne David, directrice des communications et secrétaire générale d’Uniag, dont le siège social est à Napierville.

La confiance avant tout!

Uniag Coopérative mise sur une communication transparente et honnête avec ses membres depuis des lustres. « Nous sollicitons leur opinion et prenons en compte leurs besoins et leurs attentes. Notre approche participative permet de renforcer leur engagement et leur sentiment d’appartenance à la coopérative. Bien sûr, nous organisons aussi des événements, comme nos fameux et traditionnels dîners des fêtes qui gagnent toujours en popularité année après année. Nous avons plusieurs occasions de rencontres qui permettent aussi aux membres d’échanger entre eux et avec nous », souligne Mme David.

Au fil des ans, plusieurs changements stratégiques ont été apportés aux catégories de membres, ce qui a permis de dynamiser le membership, particulièrement au niveau des membres associés et auxiliaires. « Avant, plusieurs clients entraient chez nous sans même savoir que nous étions une coopérative. Nous avons donc déployé une série d’initiatives pour mieux faire connaître notre modèle d’affaires, notamment en offrant un avantage commercial tangible : le double des points de la carte BMR pour nos membres auxiliaires. »

Modernisation et jeunesse

Attirer les jeunes vers le modèle coopératif n’est pas toujours une mince affaire. Pour Uniag, cela s’est traduit par un important travail de modernisation pour rester actuels et pertinents auprès des jeunes du milieu agricole. Rafraîchissement de l’image de marque, présence accrue sur les médias sociaux, événements plus interactifs et utilisation de technologies adaptées ont fait partie des actions mises en place pour créer une organisation attractive et toujours pertinente.

« Notre directeur général organise à chaque année quelques parties de hockey, ce qui lui donne l’occasion d’échanger de façon informelle avec plusieurs jeunes de la relève. Quand on est une organisation quasi-centenaire, il est facile de donner l’impression d’être archaïque. Nous en étions conscients et avons fait un gros travail pour moderniser notre image. Aujourd’hui, nous voyons que cela porte fruit », explique Lysanne David.

Aussi, de plus en plus de jeunes de la relève recherchent des modèles économiques éthiques et solidaires, ce qui va de pair avec les valeurs de base d’Uniag Coopérative. Des valeurs plus communautaires et plus durables attirent aussi de jeunes producteurs vers l’organisation.

Perspectives de développement

« Actuellement, notre focus est clair : investir dans nos systèmes et infrastructures pour améliorer notre performance et assurer notre rôle de partenaire fiable pour les producteurs. L’agriculture évolue rapidement et nous devons évoluer avec elle.

Nous mettons donc en place des outils et des processus plus performants qui nous permettront d’être encore plus efficaces et réactifs aux besoins de nos membres. L’objectif est d’optimiser nos opérations tout en maintenant une proximité avec nos producteurs, car c’est cette relation de confiance qui fait la force d’une coopérative. »

C’est ainsi que le développement durable a une place de choix chez Uniag. Les pratiques agricoles durables et respectueuses sont encouragées chez les membres. Avec son comité de protection et le conseil d’administration, un focus est mis sur le contrôle et sur la réduction des émissions pour réduire autant que possible l’impact environnemental des pratiques agricoles. Uniag est aussi impliqué dans des initiatives comme AgriRécup, en mettant en place des points de dépôt dans plusieurs de ses sites pour la récupération des plastiques agricoles et des contenants de pesticides.

Également, le bien-être des employés est à l’avant-plan avec des conditions de travail équitables et inclusives, ainsi qu’une gamme d’avantages sociaux. Uniag investit aussi dans ses communautés locales en soutenant des projets et des initiatives qui ont un impact concret, en concordance avec sa politique de dons et de commandites. Par exemple, Uniag participe activement au Fonds Coopératif d'Aide à la Relève Agricole qui soutient la nouvelle génération de producteurs.

« La vision d'Uniag Coopérative dans l’avenir est de continuer à soutenir ses membres en s'adaptant aux défis futurs de l'agriculture. En mettant l'accent sur l'innovation, la formation et le développement durable, la coopérative aspire à renforcer sa position en tant que leader dans le secteur agricole au cours des prochaines décennies », conclut Mme David.

Faits saillants

Région : Montérégie-Ouest et Est de l’Ontario
Année de fondation : 1934
Coops fusionnées : AgriEst – La Coop Uniforce – La Coop des Frontières
Nombre de membres ordinaires : 947
Nombre de membres auxiliaires ou associés : 719 auxiliaires particuliers, 91 auxiliaires entreprises et 71 associés
Montant investi dans la communauté en dons et en commandites : 68 000 $/an
Principaux produits et services offerts : semences de grandes cultures et maraîchères, protection des cultures, engrais, commerce de grains, moulées, détail, PAEF.
Chiffre d’affaires : 221 M$ en 2024

Le réseau coop souligne l’Année internationale des coopératives

L’ONU a proclamé 2025 Année internationale des coopératives, soulignant ainsi leur contribution à la construction d’un monde meilleur.

En favorisant le développement durable, en créant des emplois de qualité et en soutenant les communautés, les coopératives jouent un rôle crucial dans la transformation de notre société. Où en est le réseau coop en 2025?

Portraits du réseau coop en 2025

Les coopératives contribuent à la vitalité de toutes les régions de la province, tout en veillant à la prospérité des familles agricoles.

Pour vous faire découvrir le vaste réseau de Sollio Groupe Coopératif, le Coopérateur diffusera au courant de l’année 2025 le portrait de plusieurs coopératives affiliées. Ce sont des organisations innovantes, solidement ancrées dans leur région, pour lesquelles coopérer, c’est bâtir un avenir plus juste, plus fort et plus durable.

Uniag Coopérative

Le réseau en mouvement : la constance du renouveau

Le réseau en mouvement : la constance du renouveau

Le président de Sollio Groupe Coopératif, Richard Ferland, lance quatre chantiers pour renforcer le réseau coopératif face aux enjeux géopolitiques et préparer l’avenir avec confiance.

14 mai 2025
Entre nous - Éditorial du président
Sollio Groupe Coopératif
Richard Ferland devant des vaches laitières de sa ferme en Chaudière-Appalaches.
Richard Ferland est président du conseil d'administration de Sollio Groupe Coopératif.
Crédit : Christophe Champion
Image de Richard Ferland

Richard Ferland

Président de Sollio Groupe Coopératif depuis 2023

Richard Ferland siège au conseil d'administration de Sollio groupe Coopérative depuis 2014.

C’est parti! Au moment où j’écris ces lignes, le 18 avril, on vient tout juste de terminer à la ferme un premier épandage de fumier. La nouvelle saison est bel et bien lancée. Chaque fois, c’est l’espoir d’une récolte abondante qui renaît.

On le sait, ces moments de bonheur que l’on vit tous et toutes pleinement ne viennent pas pour autant effacer la réalité à laquelle nous faisons face. Je pense bien entendu à nos voisins du sud. Qui aurait cru que l’instabilité géopolitique mondiale qui nous touche proviendrait de notre principal partenaire d’affaires, les États-Unis! Sans oublier les dommages collatéraux dont nous sommes victimes et qui proviennent de la Chine.

Cette situation d’instabilité, pour le moins particulière, nous rappelle toute l’importance d’avoir des partenaires fiables. À ce chapitre, Sollio en est un, dans son offre de biens et de services et dans sa présence régionale, notamment.

Mais au-delà de la fiabilité et de la stabilité, nous voulons demeurer tout aussi pertinents dans les années à venir que nous l’avons été dans le passé. C’est précisément pour cette raison que l’on vient d’enclencher, à la suite d’une consultation que j’ai menée auprès de multiples intervenants du milieu, une série de chantiers pour réfléchir à la façon dont notre réseau doit demeurer un partenaire toujours plus solide et centré sur les réalités d’aujourd’hui et de demain.

Quatre chantiers pour renforcer le réseau coopératif

Après des discussions avec les présidents des coops de notre réseau, quatre chantiers de travail constitueront les bases de cette réflexion. Les voici : la santé du réseau et les rôles et responsabilités de chacun; la structure actuelle des actifs; la disponibilité des talents au sein du réseau pour assurer sa pérennité; et, enfin, la pertinence des offres commerciales pour les besoins des producteurs de demain.

Ainsi, administrateurs, administratrices et gestionnaires de coopératives et de Sollio Groupe Coopératif mettront l’épaule à la roue pour mener cette réflexion afin de parfaire notre offre de services, pour toujours être en mouvement. Comme je l’ai mentionné d’entrée de jeu, c’est la constance du renouveau.

Ces chantiers, dont nous présenterons les conclusions au Forum des présidents l'automne prochain, nous permettrons de nous préparer pour l’avenir avec lucidité, vision et confiance.

Des négociations à l'horizon

Le Canada s’engagera vraisemblablement en 2026 dans la renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), et peut-être même avant. Ces négociations préoccupent hautement les producteurs agricoles et l’industrie agroalimentaire du pays, particulièrement en ce qui a trait à la gestion de l’offre, qui demeure une cible du locataire de la Maison-Blanche.

Les discussions entre le Canada et les États-Unis s’annoncent musclées. Nous nous préparons à toute éventualité et nous ferons entendre notre voix avec conviction et fermeté. Nous réitérerons notre soutien indéfectible à la gestion de l’offre, pilier de notre agriculture et de nos territoires.

Chaque jour, nous modernisons nos pratiques, recourons à des technologies plus performantes et plus écologiques, diversifions notre offre de produits et participons à notre rayonnement mondial. Nous faisons la démonstration de la pertinence d’un modèle – celui de la gestion de l’offre – qui permet aux producteurs, aux transformateurs et aux consommateurs d’y trouver leur compte, tout en assurant la sécurité alimentaire de tous.

En effet, une récente publication du MAPAQ indiquait qu’en 2023 « le Québec était autosuffisant ou avait une capacité d’autoapprovisionnement d’au moins 100 % pour la viande de poulet, le lait de consommation, les fromages, le yogourt et le beurre pris séparément. Il produisait presque 100 % de sa consommation de dindon, et environ 80 % de celles d’oeufs et de crème de consommation* ». Bien entendu, les autres secteurs de notre agriculture, hors gestion de l’offre, nous préoccupent tout autant.

En 1994, de nombreux pays convenaient d’offrir un traitement particulier à la culture dans le cadre de certains grands traités internationaux. C’est ce qu’on a appelé « l’exception culturelle », qui était destinée à faire contrepoids à l’omniprésence de la culture américaine sur la planète.

Aujourd’hui, nous demandons une « exception agricole », afin de continuer à favoriser l’épanouissement des producteurs et productrices – et de leurs entreprises – qui travaillent chaque jour à alimenter le Canada.

En cette période tumultueuse, il est rassurant de se rappeler notre appartenance à notre coopérative, à notre partenaire de confiance, qui a fait face à l’adversité et a su s’adapter et répondre aux besoins en constante évolution de nos membres et de nos clients.

Sur ce, bon été!

Cet article est paru dans le magazine du Coopérateur de mai-juin 2025.

*https://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Bioclips/BioClips2025/Bioclips_Vol33_no1.pdf

La journée québécoise du steamé 2025: en tournée avec Math Duff

La journée québécoise du steamé 2025: en tournée avec Math Duff

Le Coopérateur suit la caravane dOlymel qui célèbre le hot-dog vapeur dans une tournée animée par l'humoriste Math Duff.

6 mai 2025
Nouvelle
Olymel
Agroalimentaire
Math Duff montrant son autobus de la Journée québécoise du steamé
L'humoriste Math Duff est le porte-parole de la 2e édition de la «Journée québécoise du steamé».
Crédit : Guillaume St-Amand
Félicie Tremblay-Jacques à côté d'un tracteur

Félicie Tremblay-Jacques

Coordonnatrice à l'édition et à la production web pour le Coopérateur

Certains diront que la blague est allée trop loin, mais, pour Math Duff, c'est une autre victoire : le 6 mai dernier, le Québec célébrait la deuxième édition de la Journée québécoise du steamé!

Pour l'occasion, l'humoriste a quitté l'île de Montréal et est parti faire une tournée du Québec à bord de son magnifique autobus Lafleur. Les arrêts prévus étaient à Montréal, à Trois-Rivières, à Québec et au Saguenay. D'autres se sont ajoutés en route suite à des demandes faites sur Instagram.

Tout au long de la journée, le Coopérateur a suivi ses déplacements grâce à la géolocalisation en direct. Comme dirait Math Duff : « [C'est] comme si j'étais dans vos amis, Find my Friends. »

La journée s'est conclue à Jonquière avec un « party hot-dogs gratuits ».

Le Québec célèbre le steamé

Parmi les stories partagées par le compte Instagram de la Journée québécoise du steamé, quelques-unes ont marqué l'imaginaire collectif :

  • Des enseignes de Math Duff, grandeur nature, à côté de réfrigérateurs à saucisses hot-dog dans des épiceries. (Mention spéciale à la personne qui en a ramenée une pour son souper de famille.)
  • Une échographie à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal qui présente un bébé... mangeant un steamé.
  • Dans la même veine, une femme a pris une pause hot-dog pendant son accouchement, parce qu'on « ne manquera certainement pas la Journée québécoise du steamé ».
  • Les gens de TVA en Abitibi ont également dégusté des roteux dans leur studio.
présentoir de saucisses de marque Lafleur
Des présentoirs mettant en valeur les saucisses Lafleur ont été aménagés dans les épiceries afin de présenter la campagne d'Olymel de la «Journée québécoise du steamé».
Crédit : LinkedIn de Noemie Simard d'Olymel

Le réseau de Sollio célèbre

Chez Olymel

Pascal Houle, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif, Yanick Gervais, président-directeur général d'Olymel et Casper Kaastra, chef de la direction de Sollio Agriculture, ont enfilé leur chapeau Lafleur-steamé et dégusté leur roteux. Les employés d'Olymel ont aussi pu profiter de l'occasion.

Une compilation de photos prises dans les bureaux et les usines d'Olymel a été publiée sur leur LinkedIn.

membres d'Olymel dégustant des hot-dog
L'équipe d'Olymel a participé à la «Journée québécoise du steamé».
Crédit : LinkedIn d'Olymel et de BMR

Chez BMR

Groupe BMR a fait une tournée des chantiers BMR avec le camion à steamés pour offrir aux experts BMR une pause bien méritée.

un camion de cuisine de rue
L'équipe de BMR s'est agencée d'une cantine mobile pour se chez les détaillants du groupe.
Crédit : LinkedIn de BMR

Chez Sollio Agriculture et Sollio Groupe Coopératif

Sur l'heure du dîner, les employés du siège social, qui regroupe Sollio Agriculture et Sollio Groupe Coopératif, ont garni leurs steamés sur l'heure du lunch de moutarde, ketchup, relish et mayonnaise.

L'équipe de Sollio Groupe Coopératif pour la Journée québécoise du steamé
Les équipes de Sollio Groupe Coopératif et de Sollio Agriculture ont souligné la «Journée québécoise du steamé» au siège social à Montréal.
Crédit : Gracieuseté de Sollio Groupe Coopératif

Une vidéo rétrospective à la « Bye bye » sera diffusée sur les réseaux sociaux de Math Duff prochainement. Restez donc à l'affût pour découvrir comment les gens ont célébré cette seconde Journée québécoise du steamé!

Un franc succès pour la 1re édition de La Grande Marmite

Un franc succès pour la 1re édition de La Grande Marmite

La Grande Marmite 2025 a mobilisé 1 200 participants pour préparer 40 000 soupes afin de lutter contre l’insécurité alimentaire chez les jeunes.

30 avril 2025
Nouvelle
Sollio Groupe Coopératif
Pascal Houle en action
Le chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif, Pascal Houle, a accompagné les 200 participants qui sont à l'emploi chez Sollio Groupe Coopératif, Sollio Agriculture, BMR, Olymel et du réseau des coopératives.
Crédit : Sylviane Robini Photographe
Icône du Coopérateur

La rédaction

L’équipe de rédaction du Coopérateur sélectionne du contenu pertinent à vos informations coopératives à l’échelle provinciale, nationale et internationale.

Plus de 1 200 participants, dont une trentaine de personnalités publiques québécoises, ont pris part à la première édition de La Grande Marmite, qui a eu lieu le 23 avril dernier.

Ce défi alimentaire de grande envergure, organisé par La Tablée des Chefs et présenté par Sollio Groupe Coopératif, a pour objectif de nourrir les jeunes des écoles primaires du Québec, et par conséquent, de lutter contre l'insécurité alimentaire chez les jeunes.

En une heure, 200 équipes avaient le défi de préparer le plus grand nombre de sachets de soupes sèches prêtes-à-cuisiner et elles ont réussi à préparer 40 000 sachets. De plus, grâce aux inscriptions des équipes, La Tablée des Chefs a amassé un total de 450 000 $, une somme qui servira à financer le programme des Soupes Solidaires.

« C'est avec grande fierté que nous avons présenté La Grande Marmite, un événement rassembleur, a déclaré Pascal Houle, chef de la direction, Sollio Groupe Coopératif. Avec plus de 1 200 de participants, dont 200 employés de Sollio Groupe Coopératif, de nos divisions, Sollio Agriculture, BMR et Olymel et de notre réseau de coopératives qui ont participé, ce défi incarne parfaitement notre engagement envers les communautés et notre volonté de contribuer à un avenir plus juste. En offrant des soupes nutritives aux jeunes en situation d'insécurité alimentaire, nous contribuons avec La Tablée des Chefs à notre mission de nourrir notre monde. »

Équipes en action lors de la Grande Marmite
Les 200 équipes avaient le défi de préparer le plus grand nombre de sachets de soupes sèches prêtes-à-cuisiner et elles ont réussi à préparer 40 000 sachets.
Crédit : Sylviane Robini Photographe

Fébrilité et enthousiasme dans les équipes Sollio

On sentait les participants frémir d’enthousiasme à leur arrivée au Palais des congrès de Montréal. Partout, les chandails d’Olymel, de Groupe BMR, de Sollio Agriculture et d’Agiska Coopérative cueillaient le regard. Covris et Avantis étaient aussi de la partie. À l’entrée, les équipes de six tentaient de se réunir parmi la foule, croisant au passage des collègues de partout dans le réseau coop.

Chaque table était prête dans la grande salle : orge, pois jaunes, cari, herbes de Provence, poudre d’oignon, poivre moulu et sachets attendaient les participants. Une petite armée de bénévoles de La Tablée des chefs avait tout mis en place pour assurer le succès de l’événement.

Veau qui grimace
Crédit : Patrick Dupuis

Avant le signal du départ, Ricardo est monté sur scène le temps de remercier toutes les personnes ayant contribué à réaliser un rêve un peu fou : remplir le Palais des congrès pour combattre l’insécurité alimentaire chez les jeunes.

C’est d’ailleurs avec émotion que Jean-François Archambault, fondateur et directeur général de la Tablée des Chefs, a ensuite pris le micro. « La Grande Marmite, c'est la preuve qu'en unissant nos forces, on peut avoir un impact concret et immédiat sur l'insécurité alimentaire chez les jeunes, a-t-il affirmé plus tard dans un communiqué. Grâce à ce défi, nous avons mobilisé plusieurs centaines de personnes qui ont préparé de la soupe pour les enfants : c'est puissant, c'est mobilisateur et c'est porteur d'espoir. Merci à toutes les équipes, aux personnalités publiques, à Sollio Groupe Coopératif et à nos autres partenaires d'avoir répondu présent pour cette première édition mémorable. »

Au signal de départ, les sachets de soupe ont commencé à se remplir frénétiquement. Pour soutenir les participants, plusieurs personnalités publiques passaient de table en table, notamment Emmanuel Bilodeau, Chantal Fontaine, Annie Brocoli, Frédéric Plante et Bruny Surin, remplaçant les sacs d’ingrédients vides et libérant l’espace des boîtes remplies de sachets prêts. Les équipes ont rivalisé de vitesse et certaines ont même complété leur tâche en près d’une trentaine de minutes! L’exécution était à ce point efficace qu’il a même été suggéré d’augmenter les quantités visées pour la prochaine édition de la Grande Marmite, officiellement annoncée pour 2026.

Pour soutenir les participants, plusieurs personnalités publiques passaient de table en table, notamment Emmanuel Bilodeau, Chantal Fontaine, Annie Brocoli, Frédéric Plante et Bruny Surin, remplaçant les sacs d’ingrédients vides et libérant l’espace des boîtes remplies de sachets prêts.
Pour soutenir les participants, plusieurs personnalités publiques passaient de table en table, notamment Emmanuel Bilodeau, Chantal Fontaine, Annie Brocoli, Frédéric Plante et Bruny Surin, remplaçant les sacs d’ingrédients vides et libérant l’espace des boîtes remplies de sachets prêts.
Crédit : Sylviane Robini Photographe

1 million de bols de soupes dans les écoles primaires

Grâce à la participation de toutes les équipes et aux fonds amassés, c'est une soixantaine de nouvelles écoles qui pourront bénéficier du programme et c'est plus d'un million de bols de soupe qui seront distribués dans des écoles primaires situées en milieux défavorisés du Québec.

L'initiative a été créée dans le cadre d'un partenariat entre La Tablée des Chefs et Sollio Groupe Coopératif afin de générer un mouvement collectif au bénéfice de l'alimentation scolaire, une priorité commune pour les deux organisations.

À propos de la Tablée des Chefs

La mission de La Tablée des Chefs se résume en deux mots : nourrir et éduquer. Nourrir aujourd'hui pour lutter contre l'insécurité alimentaire et éduquer les jeunes pour développer leur autonomie alimentaire. Depuis sa création, en 2002, l'organisme a distribué plus de 21 millions de portions cuisinées à des organismes communautaires et a initié plus de 79 000 jeunes à la cuisine et aux saines habitudes alimentaires.

Pénurie de fertilisants dans l’est du Canada : un enjeu d’autonomie alimentaire

Pénurie de fertilisants dans l’est du Canada : un enjeu d’autonomie alimentaire

Le président de Sollio Groupe Coopératif Ghislain Gervais alerte sur les sanctions et la pénurie d’engrais, appelant à protéger l’autonomie alimentaire des producteurs de l’Est du Canada.

3 mai 2022
Entre nous - Éditorial du président
Sollio Groupe Coopératif
Ghislain Gervais président de Sollio Groupe Coopératif
Ghislain Gervais a été président de Sollio Groupe Coopératif de 2016 à 2023.
Crédit : Sollio Groupe Coopératif
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Ghislain Gervais

Président de Sollio Groupe Coopératif de 2016 à 2023

Au moment où j’écris ces lignes, la période des semis s'apprête à battre son plein, et tout n’est malheureusement pas réglé en matière d’approvisionnement. Soyez assurés que votre réseau met tout en œuvre pour trouver et vous acheminer les fertilisants dont vous avez encore besoin.

À la tombée des sanctions canadiennes envers la Russie, le 2 mars dernier, les trois quarts des quantités de fertilisants requises pour les semis étaient déjà dans nos entrepôts. Le quart manquant devait provenir de ce pays au cours des semaines suivantes. Ces matières fertilisantes elles-mêmes étaient toujours permises d’entrée au Canada, mais assujetties à un tarif de 35 %, et les origines des différents maillons de la chaîne d’approvisionnement de ces matières allaient dorénavant compliquer leur livraison à bon port. Cela dit, il était impensable de remplacer nos livraisons, compte tenu des volumes importants représentés et des délais d’environ 60 jours entre l’achat et la réception.

Puisqu’une des missions premières de notre réseau est d’assurer votre approvisionnement, nous devions surmonter ces obstacles et faire tout en notre pouvoir afin que les navires et leur chargement arrivent à temps pour les semis. Cela a été notre priorité, malgré toutes les embûches qui se dressaient devant nous.

Sur les huit navires prévus initialement, quatre sont ici et deux font encore l’objet de démarches pour permettre leur arrivée à temps. Les deux chargements restants, attendus plus tard ce printemps, proviendront finalement d’autres marchés, une décision incontournable malgré un coût nettement plus élevé, en raison de l’inaccessibilité des fertilisants. En résumé, le dilemme revenait à maintenir coûte que coûte les commandes conclues avant la tombée des sanctions, le 2 mars, et la hausse des prix conséquente, mais dorénavant tarifées, ou bien à les annuler pour peut-être les remplacer à des prix supérieurs dans un contexte de rareté sur les marchés et de délais inconnus, une avenue que nous avons jugée comme hautement périlleuse.

Bien que le tarif apparût initialement comme un moindre mal, il n’en demeure pas moins que nous avons entrepris de multiples efforts pour qu’il soit aboli. De nombreux décideurs politiques ont été sensibilisés à cet enjeu, soit par nos nombreux alliés ou par nous-mêmes. J’ai abordé directement la question avec les ministres Freeland et Bibeau lors de discussions, en soulignant le principe selon lequel les sanctions devraient toujours avoir un effet beaucoup plus important sur le côté russe que sur le nôtre. J’ai de même souligné l’inconvenance de taxer un produit aussi essentiel pour nos producteurs, alors que le gouvernement fédéral affirme que « le Canada est prêt à aider à combler le déficit de la production [alimentaire] mondiale ».

En l’absence d’un message clair du gouvernement, les signaux que nous parvenons à décoder à ce stade-ci tendent à démontrer une certaine compréhension de la nécessité d’indemniser les producteurs. Cela dit, ce tarif que nous devons payer au déchargement doit s’ajouter aux coûts des fertilisants dans l’est du pays. Il s’agit d’une injustice que nous allons continuer de dénoncer tant et aussi longtemps que des indemnisations ne seront pas versées par le gouvernement.

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