Défi TFRMO : quand les faits confirment les mots

par Bruno Langlois

Curieux comme certains mots entendus dans des contextes particuliers ont le don de nous faire réfléchir. C’est justement ce qui m’est arrivé lors du Rendez-vous La Coop de septembre dernier. Suivez bien le fil.

Connaissez-vous le défi TFRMO? « Trouver, former et retenir la main-d’œuvre »! Tous les secteurs d’activité économique y participent activement. Les médias en font état régulièrement. À titre d’exemple, Radio-Canada Témiscamingue rapportait au début de septembre que le restaurant McDonald’s du centre-ville de Val-d’Or devait fermer temporairement, faute de personnel disponible. Qui aurait cru qu’un jour McDo manquerait d’étudiants pour pourvoir ses quarts de travail?

Bien entendu, la production bovine n’échappe pas à cette dure réalité. Comment s’y adapter ou s’y préparer, tout en maintenant une marge opérationnelle?

La première idée qui vient à l’esprit est de « changer de talle » pour le recrutement. Un réflexe que semblent avoir eu beaucoup d’entreprises, si on se fie au nombre grandissant de travailleurs étrangers présents dans les fermes bovines de grande taille. Une solution efficace à court terme, mais qui n’est pas si simple non plus.

Un deuxième moyen, dont les retombées apparaissent davantage à moyen terme, passe souvent par la tentative de fidéliser les employés grâce au salaire et à certains avantages. Simple à dire, mais difficile à réaliser en production bovine, quand on considère que le principal avantage qu’ils recherchent, bien souvent avant même une bonne rémunération, est d’avoir un horaire de travail régulier qui favorise la conciliation travail-famille! Difficile ne veut cependant pas dire impossible.

Quant à une solution à long terme, celle évoquée par Pierre Talbot, vice-président principal à l’innovation chez Premier Tech, dans la conférence dont je faisais mention au début du texte, est drôlement pertinente : « Notre entreprise compte plus de 3800 équipiers, fiers d’y travailler. »  

Et comment cette entreprise est-elle parvenue à transformer ses employés en équipiers? Selon Pierre Talbot, c’est par l’innovation, c’est-à-dire par l’augmentation de la valeur perçue par la main-d’œuvre. Au-delà du salaire et des autres avantages, un équipier aime qu’on reconnaisse son travail et ses compétences et qu’on l’implique dans certains processus décisionnels.

En plein le genre de stratégie qu’applique aussi l’aluminerie de Deschambault, employeur très bien coté, qui parlait récemment d’une pyramide inversée comme modèle de gestion : les objectifs sont fixés par l’employeur, et les moyens de l’atteindre par les employés (équipiers). Qualité et efficacité, créativité et ingéniosité, initiative et autonomie, communication, flexibilité et adaptation constituent les valeurs véhiculées dans cette usine. Intéressant, et peut-être plus facile à mettre en place qu’il n’y paraît.

Et par-dessus tout, les équipiers aiment jouer pour une équipe gagnante!

Et La Coop, là-dedans?

Si vous avez eu la chance de visionner les capsules On récolte ce qu’on aime, vous avez remarqué que La Coop fédérée et ses coopératives affiliées ne sont pas des fournisseurs ordinaires. Elles veulent être des partenaires d’affaires et des agents de changement auprès de leurs clients. Elles sont fières d’eux et fières de le dire.

Une idée particulièrement chère aux yeux de vos experts-conseils OptiBœuf. Plus que ça : ils aiment être considérés eux aussi comme vos équipiers, et ainsi pouvoir vous proposer certaines solutions innovantes en sachant que vous y réfléchirez. Tout ça pour vous aider à atteindre vos objectifs et à relever le défi TFRMO.

À La Coop, nous prenons l’engagement que les faits confirmeront les mots. Soyez-en assuré.

Portrait de Bruno Langlois

QUI EST BRUNO LANGLOIS
Agronome et passionné de production bovine, Bruno détient une solide expérience de plus de trente-cinq ans en productions animales. Il est conseiller spécialisé en production bovine à La Coop fédérée.

bruno.langlois@lacoop.coop

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