Un capteur pour détecter les maladies des vaches laitières

par La rédaction

Crédit photo : AgInnovation

L’Université de Guelph a mis au point un nouvel instrument portatif qui pourra rapidement et facilement détecter deux maladies importantes chez les vaches laitières.

Inventé par le professeur en ingénierie Suresh Neethirajan et par des chercheurs du Laboratoire BioNano, ce nouveau nanobiocapteur utilise de petits bâtonnets diagnostiques qui indiquent si une vache a une cétose ou une maladie métabolique, et ce, en analysant simplement une petite quantité de sang ou de lait.

Selon les chercheurs, ce nouveau capteur permettra de passer du diagnostic à une prédiction de la maladie.

Cette découverte permettra également d’accélérer le processus long et coûteux actuel, qui peut nécessiter de cinq à sept jours pour obtenir un diagnostic.

« Il n’y a aucun test disponible à la ferme qui permet de tester les deux maladies simultanément », explique M. Neethirajan. Cet appareil est semblable à un test de dépistage du diabète, puisqu’avec une seule goutte de sang, vous pouvez obtenir une mesure précise qui détermine si une maladie est présente ou non. »

L’Université est maintenant à la recherche d’un associé industriel pour poursuivre le développement du produit et pour lancer le dispositif sur le marché.

« Bien que le coût du test sur la ferme sera dicté par l’entreprise responsable de la commercialisation, l’objectif serait de le maintenir inférieur à 2 $ par vache et par test, ajoute M. David Hobson du Centre catalyseur de l’Université de Guelph, dont le mandat est d’aider à lancer la recherche sur le marché.

Le développement de la technologie a été appuyé par les Producteurs laitiers de l’Ontario et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

Mentionnons qu’au Québec, il est possible que cette technologie nécessite une approbation particulière de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, afin qu’elle puisse être utilisée sans restriction par les producteurs agricoles ou par d’autres intervenants du milieu.

(Source : AgInnovation Ontario)

Portrait de La rédaction

0 Commentaires