Rebondissement du prix du porc

par Affaires économiques

Rabobank a récemment publié son premier rapport trimestriel sur le marché mondial du porc. Selon l’institution financière, la vigueur des importations chinoises de porc en 2017 déterminera l’évolution des prix saisonniers à l’échelle internationale.

Au Québec, depuis le début de l’année, on observe une hausse continue du prix du porc. Selon le Centre de développement du porc du Québec, il s’est fixé la semaine dernière à 174,69 $/100 kg, soit un niveau surpassant le prix pendant la même période en 2016 ainsi que la moyenne du prix entre 2011-2015.

On se rappelle que les troisième et quatrième trimestres 2016 ont été marqués par une baisse importante du prix aux États-Unis, avec des impacts négatifs sur le prix au Québec compte tenu de l’arrimage au prix de référence américain. Selon Rabobank, cette chute a impliqué, pour le producteur canadien moyen, une perte de près de 11 $ US par tête au cours du quatrième trimestre 2016, la plupart des pertes ayant eu lieu en octobre et en décembre.


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Sur le marché chinois, l’institution financière s’attend à ce que les prix du porc restent élevés à court terme. Une bonne nouvelle pour les producteurs d’ici, compte tenu de la faiblesse actuelle du dollar canadien et des gains conséquents en compétitivité dans ce marché d’importance.

Toutefois, à moyen terme, on s’attend à une baisse des prix en Chine avec les gains de croissance de la productivité dans le secteur et la stabilisation du nombre de truies. Selon Rabobank, il n’y aura pas d’impact sur le marché avant l’été 2017.

De plus, les pressions des politiques environnementales sur la restructuration de l’industrie porcine en Chine continueront de freiner l’expansion de la production. 

É.-U., Mexique et Asie au centre des exportations canadiennes

Il faut dire que malgré l’intensification de la concurrence en provenance d’autres pays exportateurs – tels les États-Unis, l’Union européenne ou le Brésil – sur le marché chinois, le porc canadien bénéficie d’un avantage concurrentiel avec son offre sans ractopamine. Rabobank précise que même si l’Union européenne domine toujours le marché mondial, la part du Canada continue d’augmenter. Précisons que les marchés asiatiques dont le Japon, la Corée du Sud ou encore le Vietnam et Hong Kong offrent des débouchés importants pour l’approvisionnement mondial en porc.

Selon statistique Canada, l’Asie et l’Amérique du Nord demeurent les plus gros marchés de destination des exportations de porc canadien : en 2016, les États-Unis et le japon occupent les deux premières places, suivies de la Chine, du Mexique et de la Corée du Sud.

                           

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