Vers la politique bioalimentaire, 3e rencontre

par Guylaine Gagnon

Crédit photo : gracieuseté du Sommet de l'alimentation du Québec

Vendredi dernier, 26 mai à Lévis, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec tenait la troisième et dernière rencontre préparatoire au Sommet de l’alimentation qui se tiendra à l’automne 2017. Cette rencontre portait sur les perspectives d’avenir pour les entrepreneurs agricoles et les pêcheurs.

D’abord, quelle est la position de La Coop fédérée sur ces perspectives d’avenir? Le président, Ghislain Gervais, estime que « le gouvernement doit créer un environnement d’affaires propice à l’investissement, pour assurer la compétitivité et la performance des entreprises agricoles ».

Plus précisément, poursuit le président, il doit notamment établir des mesures de gestion des risques, connues et stables dans le temps, et accompagner par des mesures fiscales appropriées les entrepreneurs agricoles pour répondre aux attentes sociétales et environnementales de la société.


À lire aussi :
Revenus agricoles: le Québec en bonne situation financière


Durant cette journée, on a présenté les résultats d’un sondage, réalisé par la firme Léger auprès de plus de 1000 personnes, sur les préoccupations et perceptions des Québécois envers le secteur agricole. On y montre entre autres que 64 % des répondants estiment que les entreprises du secteur offrent des aliments de qualité à juste prix.

Toutefois, plus de 80 % sont préoccupés par les conséquences des résidus de pesticides sur la santé de la population et l’environnement; ainsi que par les conséquences des pratiques des entreprises sur le maintien des ressources naturelles.

Claude Lafleur, chef de la direction de La Coop fédérée de 2005 à 2014, était conférencier d’honneur. Très engagé en entrepreneuriat, son long exposé avait pour objectif de mieux faire comprendre la réalité des producteurs et les défis qu’ils doivent relever.

Selon M. Lafleur, il est important de déterminer avec qui s’associer. Car, précise-t-il, « l’entrepreneur indépendant est un mythe. Sans partenaires, l’entreprise dans une économie moderne n’est pas viable. »

Les défis sont grands, et les coûts très élevés, poursuit M. Lafleur : les bâtiments, plus chers à cause de l’hiver rigoureux; la machinerie attrayante, mais coûteuse; la masse critique difficilement atteignable, l’accès à une main-d'œuvre vaillante, etc. « Tout entrepreneur doit développer une obsession du coût de production. C’est une question de survie et de résilience. »

Rappelons que la première des rencontres préparatoires au Sommet sur l’alimentation était axée sur le consommateur et ses besoins, tandis que la deuxième portait sur l’industrie alimentaire et son développement. La politique bioalimentaire québécoise devrait naître au printemps 2018.

Portrait de Guylaine Gagnon

QUI EST GUYLAINE GAGNON
Guylaine a grandi sur une ferme dans la région de Lanaudière. Intéressée par l’écriture, elle ne croyait pas qu’un jour elle combinerait son métier à celui de ses parents. Embauchée en 1991 comme secrétaire-correctrice, Guylaine a depuis gravi les échelons jusqu’à la fonction de rédactrice en chef du Coopérateur.

guylaine.gagnon@lacoop.coop

 

0 Commentaires