Sarah Poulin: jeune femme d'exception

par Céline Normandin

À 26 ans, Sarah Poulin a remporté le titre de Jeune agricultrice de l’année 2016. Elle gère déjà de main de maître son troupeau d’une centaine de vaches, mais elle n’a pas l’intention de s’arrêter avant de se retrouver parmi les meilleurs éleveurs du Québec.

Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre quelqu’un d’aussi dévoué à ses animaux. L’amour qu’elle leur témoigne l’habite depuis toujours. « Mon père m’a déjà raconté qu’il me promenait dans la brouette à moulée, à l’étable, quand j’avais deux ans et que je pleurais s’il ne pouvait pas m’emmener », relate-t-elle.

Simon, père de Sarah, l’initie aux expositions agricoles dès l’âge de cinq ans. Il l’accompagne durant le jugement – la génisse la dépassant d’une tête! Progressivement, elle poursuivra sur cette voie et participera aux expositions agricoles de Saint-Isidore et de Saint-Honoré, en plus des expositions nationales, comme le Suprême laitier.

De 14 à 22 ans, elle s’implique auprès des Jeunes ruraux et occupe différents postes au sein du comité directeur de son club. Dans tout ce qu’elle entreprend, Sarah s’engage à fond. Elle dompte seule ses animaux et apprend, par l’entremise d’une formation sur cassette, comment les toiletter pour les mettre sur leur trente-six.


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De Saint-Anselme à Madison

La jeune femme de Saint-Georges de Beauce étudiera au campus de La Pocatière, en gestion et exploitation d’entreprise agricole.

Sarah profite de ses années d’étude pour se perfectionner. Elle effectue un stage en Ontario, puis à la Crasdale Farm, à l’Île-du-Prince-Édouard. Grâce à ce dernier emploi, elle se fait recruter pour s’occuper d’animaux et les présenter lors de plusieurs ventes très renommées, comme l’International Intrigue Sale.

La jeune productrice continue de faire des expositions régionales et provinciales. Elle a même présenté des animaux à la célèbre World Dairy Expo, à Madison, et à la Foire royale d’hiver, à Toronto. « C’est une occasion de se faire connaître, soutient-elle. C’est aussi une fierté de présenter de belles vaches et de voir le résultat de son travail. »

La famille comme ancrage

Simon a toujours soutenu sa fille. Avec son appui, elle effectue son premier achat à 19 ans, dans un encan américain. La qualité de son troupeau est de plus en plus reconnue. La vente d’embryons représente maintenant près du tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise familiale. La famille peut aussi s’enorgueillir de compter un taureau au CIAQ, Jeanlu Fix.

Mais sa meilleure carte de visite est le dernier résultat en conformation du troupeau. Parmi ses 110 vaches, 28 sont classées Excellente, 88 Très bonne et 11 Bonne plus. Prochain objectif de Sarah? Le titre de Maître-éleveur. Et elle souhaite que, d’ici 10 ans, son troupeau se classe parmi les 10 meilleurs du Québec.

Lire l’article complet dans le numéro d'avril du Coopérateur

 

Portrait de Céline Normandin

QUI EST CÉLINE NORMANDIN
Détentrice d’une maîtrise en science politique, Céline est journaliste-pigiste auprès du Coopérateur. Et ce n’est pas par hasard si elle se retrouve aujourd’hui à couvrir le secteur agroalimentaire puisqu’elle a grandi sur une ferme laitière. Sa famille est d’ailleurs toujours active en agriculture. 

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