Maïs : surveillez la santé des tiges pour planifier la récolte

par François Labrie

La saison 2015 s’annonce très positive pour la production de maïs. Les semis ont été hâtifs, les populations sont élevées et uniformes, les précipitations ont été abondantes et le climat du mois de septembre a permis à la culture d’atteindre sa pleine maturité : une combinaison gagnante pour un rendement élevé. 

Par contre, en condition de haut rendement, il y a un risque que la plante mobilise les éléments contenus dans les tiges pour remplir les grains, phénomène appelé cannibalisation de la tige. Ce phénomène rend les tiges plus fragiles et donc susceptibles à la verse.

Voici deux méthodes pour évaluer la santé des tiges de maïs et ainsi inscrire à l'horaire l’ordre de la récolte. La récolte est sèche au champ, alors pourquoi risquer d’avoir des pertes au champ.

Lors de vos prochaines visites au champ, vous pourrez tester la solidarité de la tige à l’aide de l’une des deux méthodes suivantes :

1re méthode : « Push Test »

Sélectionner 20 plants de suite dans une région et multiplier par 5. Ce résultat vous donnera ainsi le pourcentage de verse. La méthode consiste à pousser le plant à la hauteur de l’épi à 45 degrés et noter si le plant verse.

2e méthode : « Pinch Test » ou « Squeeze Test »

Sélectionner 20 plants de suite dans une région et multiplier par 5. Ce résultat vous donnera ainsi le pourcentage de verse. La méthode consiste à pincer entre le pouce et l’index la tige au-dessus du 2e nœud à partir du niveau du sol. Noter le pourcentage des tiges qui sont vides.

Exemple pour les deux méthodes : sur 20 plants, 4 sont versés.
Donc, 4 plants x 5 = 20 % de plants versés.

Si, comme dans cet exemple, 20 % des plants versent, il est conseillé de commencer la récolte, d’autant plus si les prévisions météorologiques s’annoncent difficiles. Un hybride ayant une humidité autour de 28 à 30 % pourrait alors être récolté. Il faut être conscient que plus on retarde la récolte, plus la perte d’épis au champ devient importante, ce qui représente une perte économique appréciable.

Ces deux méthodes aident à la prise de décision en vue de la récolte.

Portrait de François Labrie

QUI EST FRANÇOIS LABRIE
Membre de l'Ordre des agronomes, François est conseiller agronomique à La Coop fédérée.

francois.labrie@lacoop.coop

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