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Ferme Pierline : Des gens de cœur d’or aux mains d’argent

Nichée au creux des valons d’Adstock, dans la région de Thetford Mines, la Ferme Pierline joue un rôle de premier plan en élevage porcin.

Dans la porcherie menée par Lynne Robitaille et Michel Rodrigue, les quelque 900 porcs participent à des programmes de recherche dirigés par Véronique Chabot, de La Coop fédérée. Le travail minutieux du couple et du fils de Lynne, Richard Drouin, a mené l’entreprise à la conquête d’un Groin d’argent en mars 2018, avec un indice d’efficacité en engraissement de 272,51.

La reconnaissance reçue par Lynne, Richard et Michel est d’autant plus méritoire que les nombreuses exigences générées par la recherche diminuent leurs chances de terminer au premier rang. « Quand je prépare mon programme de recherche, je ne pense pas aux points que la ferme va engranger, explique sans détour Véronique Chabot, professionnelle de recherche pour La Coop fédérée. Les résultats qu’obtiennent Lynne et Michel sont le fruit de grandes aptitudes. »

La performance menant à la consécration qu’est un Groin d’argent résulte du travail assidu de Lynne et Michel, de l’implication de Richard Drouin et des coudées franches des gens de La Coop fédérée : Véronique Chabot et Antoine St-Cyr, directeur de la recherche. Un vrai travail d’équipe, selon Lynne Robitaille. « Tout d’abord, je veux préciser un point, dit cette native de Beauport. Mon fils, Richard, est maintenant propriétaire unique de la ferme. Il est la sixième génération à s’y établir. Il est impliqué avec des moutons, mais participe aux travaux avec La Coop fédérée. Il prend principalement des données de composition corporelle des porcs en fin de croissance et nous aide, Michel et moi. Il prend notre relève en cas de besoin. »

 

Relation particulière avec le monde animal

L’arrivée de Lynne Robitaille dans l’univers coopératif n’est pas le fruit du hasard. Lynne a étudié à l’Université Laval avec l’agronome Marquis Roy, directeur technique de la production porcine chez Olymel. Ses aptitudes en matière de soins des animaux ont convaincu ce dernier que sa collègue possédait toutes les aptitudes requises pour participer à des programmes de recherche. Ce que le conjoint de Lynne reconnaît avec empressement. « Tu lui mets une plante ou un animal entre les mains, et elle va le guérir, dit Michel Rodrigue. Elle voit tout. » Cette acuité n’est pas passée inaperçue dans l’évaluation que Véronique a faite de Lynne. « Elle maîtrise bien la gestion de température et de ventilation du bâtiment, et elle observe beaucoup le comportement des porcs. Si la température n’est pas adéquate, elle l’ajuste. Si un porc est mal en point, elle n’attendra pas trois jours pour intervenir : elle le fait rapidement. C’est une de ses grandes forces. »

 

Des agriculteurs soigneux et compatissants

Le partenaire et mari de Lynne, Michel, partage son souci du détail. Parmi les tâches qu’il accomplit, mentionnons l’ajustement et le nettoyage de la trémie, qui sont rigoureusement exécutés. Un simple geste ayant un grand impact. « Ce n’est pas compliqué : si c’est contaminé avec du fumier, les porcs cessent de manger », dit Michel. La même attention est accordée au lavage entre les élevages. Pas un seul pouce de la bâtisse n’est oublié. Un facteur clé, selon Lynne : « Nous avons un très bon statut sanitaire et nous travaillons fort à le conserver. C’est crucial, si nous voulons avoir de bons résultats. »

La sélection des porcs pour l’abattoir représente une autre des raisons du succès de ces éleveurs porcins. À partir de la 10semaine de croissance, les porcs doivent être pesés toutes les semaines. Une tâche ardue, mais rendue plus facile grâce à l’expertise de Michel, diplômé en ébénisterie. « Il a beaucoup amélioré la balance, et ça rend le travail plus agréable », indique Lynne. Leur grande sensibilité au bien-être animal a poussé Lynne et Michel à concevoir un parcours de type labyrinthe, où les porcs trouvent un certain plaisir. « C’est comme un jeu pour eux, affirment-ils. Ça ne les stresse pas du tout. De cette façon, leur gain de poids est meilleur, et nos chiffres également, par ricochet. » C’est d’ailleurs une des premières qualités que leur a reconnues Véronique Chabot : « Les porcs qui séjournent chez eux sont très calmes en présence d’humains. C’est un indicateur que Lynne et Michel sont très doux et patients avec les porcs. »

Toute cette attention a permis à la ferme de remporter le Groin d’argent, que les patrons estiment mériter amplement. Leur travail les classe parmi l’élite de leur profession – parole de Véronique Chabot.

 

Lisez le reportage complet dans l’édition de mai-juin 2019 du Coopérateur!

Stéphane Payette

QUI EST STÉPHANE PAYETTE
Membre de l'Ordre des technologues du Québec, Stéphane est expert-conseil en productions végétales à Novago Coopérative.Il est également journaliste à la pige pour le Coopérateur.

stephane.payette@lacoop.coop

QUI EST STÉPHANE PAYETTE
Membre de l'Ordre des technologues du Québec, Stéphane est expert-conseil en productions végétales à Novago Coopérative.Il est également journaliste à la pige pour le Coopérateur.