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Accepter ce qui est

Photo : iStock

Quand nous nous sentons submergés par les drames ambiants ou nos difficultés personnelles, il convient d’accepter ce qui est. Cela ne signifie pas pour autant que nous sommes d’accord avec ce qui se passe, mais plutôt que nous choisissons la paix intérieure devant les choses que nous ne pouvons contrôler.

Si l’idée d’accepter les horreurs du monde nous rebute au plus haut point, il n’est souvent pas tellement plus facile d’accepter pleinement toutes les contrariétés du quotidien. La tendance naturelle de la plupart d’entre nous est plutôt de les critiquer, de les juger ou de s’en plaindre. Nous nous plaignons de la pluie, de la canicule, du froid. Nous critiquons le gouvernement qui vient de voter une loi que nous jugeons insensée. Nous critiquons l’allure et les croyances de ceux qui ne pensent pas comme nous. 

Il ne nous vient pas spontanément à l’esprit d’accepter ce qui nous dérange, y compris ce qui nous dérange de nous-mêmes. Devant les évènements inattendus de la vie, nous adoptons généralement les attitudes du combattant ou de la victime. Il est, en effet, plutôt difficile d’accepter d’emblée les contrariétés plus ou moins dramatiques qui se présentent dans notre existence. Ces imprévus nous déstabilisent trop pour que nous les accueillions spontanément.

L’acceptation de ce qui est se trouve facilitée par le franchissement des étapes suivantes : 

  1. Accepter de ne pas accepter, si c’est le cas.
  2. Prendre conscience des réactions défensives normales de résistance, de révolte ou de « victimite » qui se présentent en nous, et les accepter.
  3. Écouter et accepter les émotions de peine, de colère et de rancœur, ainsi que les sentiments d’insécurité et d’impuissance, qui se cachent derrière ces réactions et les suscitent.
  4. Déterminer, accepter et exprimer les besoins refoulés.

Ce qui rend la traversée de ces étapes possible, c’est le fait d’en être conscient, ici et maintenant. Cette prise de conscience nous empêche de verser dans la « victimite » et favorise le passage à l’étape suivante. La volonté d’atteindre l’objectif final le plus rapidement possible n’est d’aucune utilité. Au contraire, elle nous entraîne vers le futur et nous fait fuir le présent. Il importe donc de vivre le processus à notre rythme et surtout de rester conscients de notre vécu et de nos fonctionnements, de les accueillir à mesure qu’ils s’imposent sur la route de notre quotidien, pour bénéficier des cadeaux qu’offre l’acceptation. 

Ne réagissons pas au jugement par le jugement, à la critique par la critique, à la discrimination par la discrimination, au rejet par le rejet, à la violence par la violence. Ce faisant, nous n’apporterions aucun changement profond et durable dans notre vie, dans celle de notre entourage et dans le monde, et ce, malgré notre bonne volonté et nos bonnes intentions. Le mot « accepter » ne veut pas dire approuver. Il signifie choisir la paix intérieure. 

(Magazine Mieux-être)
 

La rédaction

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