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Toute émotion est bonne à vivre

Si ses besoins fondamentaux sont généralement satisfaits, l’être humain vivra dans la joie et connaîtra la paix intérieure. En revanche, si l’un ou plusieurs de ses besoins ne trouvent pas satisfaction, il ressentira des émotions désagréables, telles que la peine, la colère, la jalousie ou la peur. Malheureusement, selon certaines croyances, il faut considérer l’émotion désagréable comme un monstre à fuir, à nier ou à réprimer, dans toutes les circonstances de la vie.

L’émotion est un phénomène psychologique naturel, que nous ne choisissons pas de vivre ou de ne pas vivre. Elle intervient spontanément et régulièrement dans nos relations avec notre entourage et avec notre environnement. Toute une gamme d’émotions agréables peut nous habiter quand nous marchons dans la nature, quand nous observons un coucher de soleil ou une œuvre d’art, ou quand nous nous trouvons en compagnie de quelqu’un que nous aimons.

Mais l’émotion est bipolaire, comme l’énergie humaine. Il y a chez l’homme deux pôles énergétiques, qui se complètent et s’attirent. Détruire la polarité négative de l’énergie, c’est annihiler la positive. De même, écraser les émotions désagréables, c’est automatiquement diminuer l’intensité potentielle des émotions agréables.

Au lieu d’utiliser leur énergie vitale pour créer et se créer, certaines personnes dépensent une partie plus ou moins grande de leur potentiel énergétique à réprimer sans discernement leur vécu émotionnel. Elles deviennent ainsi amputées psychiquement, et leur niveau d’énergie est si peu élevé qu’elles ne sont pas vraiment vivantes.

Ne pas réprimer une émotion ne veut pas dire se laisser submerger par elle. Il n’est pas plus sain de donner à l’émotion tout le pouvoir sur sa vie. Il y a une distinction entre libérer sans discernement les émotions refoulées et être en mesure de les gérer et de les exprimer de façon responsable dans l’ici et maintenant de la relation. Il ne s’agit pas de refouler l’émotion présente, mais de l’accueillir, de la reconnaître et de choisir de l’exprimer ou non, sans toutefois verser dans la fuite défensive du vécu par peur du conflit ou peur de perdre ou de blesser.

L’émotion vécue dans la situation présente a avantage à être exprimée, particulièrement dans les relations avec les personnes importantes dans nos vies : amis, amoureux, parents.

 

(Source : Magazine Mieux-Être)

La rédaction

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