Karine Douville : administratrice

par Hélène Cossette

Membre du conseil d’administration de La Coop Saint-Ubald depuis 2013, Karine Douville a été recrutée par une dirigeante qui la connaissait depuis son enfance et qui souhaitait ardemment céder sa place à une autre femme. 

« J’ai accepté, parce que j’aime être impliquée dans mon milieu », confie la deuxième vice-présidente, qui venait alors d’acquérir une érablière dans sa région natale après six années passées au Nouveau-Brunswick. « De plus, La Coop Saint-Ubald me tenait à cœur, et je savais qu’elle avait de gros défis à relever. »

En plus de son rôle à La Coop Saint-Ubald, Karine est propriétaire de la Sucrerie du Lac Blanc avec son conjoint, Arnold Lynds. Le couple a trois enfants : William (6 ans), Kenneth (3 ans) et Malcolm (18 mois). « Dès le moment où j’ai eu des enfants, j’ai désiré avoir une terre pour leur donner ce que j’avais vécu dans ma jeunesse », raconte cette femme dont le père est toujours acériculteur à Saint-Ubalde.

Membre de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, son érablière biologique de 32 000 entailles a remporté en 2013 le prix Transmission d’entreprise du Concours québécois en entrepreneuriat au niveau régional. Capable de produire de gros volumes avec une constance de saveur, elle a aussi créé un petit marché de vente directe.

« Je travaille actuellement sur un projet de commercialisation à l’international », confie la bachelière en marketing, qui a travaillé chez un fournisseur d’équipement acéricole, dans le réseau des chambres de commerce de Portneuf et pour la radio communautaire de Fredericton avant de revenir au bercail, dans le but de devenir entrepreneure agricole. Le couple Douville-Lynds travaille en étroite collaboration avec le père et le frère de Karine, qui exploitent de leur côté 35 000 entailles. Le clan Douville partage un centre de bouillage à la fine pointe de la technologie, de même qu’une équipe de 22 employés en haute saison. « Nous sommes coopératifs dans la famille! » souligne Karine.

Membre du conseil d’administration de son Club d’encadrement technique acéricole, elle a également siégé à la Table de concertation agroalimentaire de Portneuf jusqu’à la naissance du petit dernier. « On ne peut pas tout faire, admet cette entrepreneure qui s’efforce de garder l’équilibre travail-famille. C’est très important pour moi de maintenir une relation de qualité avec mes enfants. Je suis très occupée pendant la saison des sucres, mais l’été, j’ai beaucoup de temps à passer avec eux. »

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