Ferme Rocaline, l'histoire d'un transfert non familial

par CRÉA Bas-Saint-Laurent

La Ferme Rocaline inc., ferme laitière de 47,3 kilos/jour, propriété de Claude Rioux de Saint-Fabien, est transférée à Éric Jean, relève non familiale.

Éric a baigné dans l’agriculture depuis sa tendre enfance ayant des voisins, oncles de surcroît, qui exploitaient une ferme. Il a toujours voulu être agriculteur. Des problèmes d’allergie l’amène à étudier en mécanique diesel. « J’ai travaillé pour la ville de Rimouski pendant 2 ans. J’avais ma permanence, de bonnes conditions, mais je n’aimais pas ça. » 

Sa décision prise, Éric recherche une ferme où il pourra travailler et, il espère, prendre la relève. Éric est conscient qu’un tel projet comporte des risques. Il a un solide appui de sa conjointe.

Il prend de l’expérience en travaillant pour quatre producteurs, dont huit ans à la Ferme des Voyer inc., où il approfondit le métier d’agriculteur et apprend celui de gestionnaire. Pendant ce temps, il poursuit ses démarches pour trouver une ferme. Deux projets sont sérieusement étudiés. Le niveau d’endettement par rapport au prix de vente ne permet pas d’avoir une ferme viable. Parallèlement, il entretient des relations avec Claude Rioux. Occasionnellement, il y fait la traite.

« Claude m’a appelé pour me dire qu’il était prêt. L’évaluation était faite, son prix de vente fixé. » Il avait consulté Martin Caron, comptable au SCF de l’UPA pour comparer les avantages et inconvénients d’un transfert à un jeune qui n’est pas de la famille, à un démantèlement. En transférant la ferme à Éric, « je bénéficiais de l’exemption de 800 000 $ de gain en capital, raconte Claude. J’ai évalué mon prix en fonction qu’Éric soit capable de réussir. »

Éric rencontre Line Béland à La Financière agricole du Québec. La conclusion est positive. Le projet est faisable, mais Claude doit accepter un solde de prix de vente. Comme l’encan n’est pas une option pour Claude, il accepte!

Le plan de financement est élaboré en partenariat avec Martin Voisine, de Desjardins. Claude et Éric s’entendent sur un délai d’un an. Éric sera salarié. Claude continue d’être le patron. Les engagements sont respectés. Au bout d’un an, les rôles s’inversent le temps que tous les papiers soient signés.

Aujourd’hui, Claude conseille Éric au besoin. Bien qu’il soit très travaillant, passer du temps en famille est très important pour Éric. Il a engagé son oncle, un ex-producteur de lait!

Portrait de CRÉA Bas-Saint-Laurent

Mission des CRÉA : Accompagner et conseiller les entreprises agricoles dans leur processus de transfert et dans toute autre étape stratégique liée au développement et à la pérennité de leur entreprise.

Antonine Rodrigue, directrice et conseillère accréditée en transfert
creabsl.antonine@upa.qc.ca

Julie Pelletier, conseillère accréditée en transfert
creabs.julie@upa.qc.ca

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