Rendez-vous en 2018

par Ghislain Gervais - président

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Mes premiers mots de 2018 seront pour vous souhaiter une bonne et heureuse année. « Santé, bonheur et prospérité », comme le dit l’adage, mais aussi moins d’aléas climatiques, des prix de marché qui rémunèrent notre travail à sa juste valeur, et un renouvellement de l’ALENA sans concession sur l’intégrité de la gestion de l’offre.

« Aujourd’hui commence le vrai travail. On a confiance en vous, en votre travail. »

C’est sur ces paroles de Laurent Lessard, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, que s’est amorcé, le 17 novembre dernier, le Sommet sur l’alimentation, rencontre-bilan de la consultation lancée en octobre 2016 en vue d’en arriver à la rédaction d’une politique bioalimentaire au Québec dès cette année.

Les objectifs ciblés par le gouvernement sont ambitieux, mais réalisables.

Je vous rappelle que le plan de travail présenté par le gouvernement s’articule principalement autour de deux ambitions qui nous interpellent grandement, soit maintenir la confiance des consommateurs et développer un secteur bioalimentaire prospère et durable.

Pour les atteindre, des cibles mesurables ont été définies : 

  • Investir plus de 15 milliards $ en production agricole, pêche et transformation d’ici 2025, soit 3 milliards de plus que durant la période 2006-2015;
  • Augmenter de 6 milliards $ les exportations bioalimentaires du Québec, pour les porter à 14 milliards en 2025;
  • Hausser de 10 milliards $ le contenu québécois offert dans les commerces du Québec.

L’augmentation de la production d’aliments biologiques, le développement d’aliments santé, la mise en place de pratiques écoresponsables et les achats de proximité sont aussi des cibles à atteindre pour répondre aux attentes des consommateurs.

Ces cibles sont à la fois ambitieuses et « challengeantes ». Les nôtres aussi, et c’est pourquoi nous avons répondu présent à ce rendez-vous. La Coop fédérée, avec ses 96 ans d’histoire, aura investi près de 1 milliard $ sur la période 2015-2022. Pour cela – et pour toute entreprise du secteur qui souhaite faire de même, c’est-à-dire mettre à niveau ses infrastructures et croître –, il y a des incontournables.

Le gouvernement doit assurer, ainsi que bonifier, son appui à la production et à la transformation agricoles et agroalimentaires.

Les acheteurs dictent le marché, et leurs demandes sont variées. L’agriculture est maintenant plurielle, et des chaînes de valeur prennent forme pour répondre à cette pluralité. La Filière porcine coopérative et le lait biologique en sont de beaux exemples.

Notre défi consiste à satisfaire à la pluralité, de la terre à la table, par une approche collective, cohérente et disciplinée, qui mise justement sur le développement de ces filières.

Les conditions de réussite sont multiples : assouplissement des lois sur la protection des terres agricoles; soutien à la gestion de l’offre (Philippe Couillard nous a assurés de son appui indéfectible); réciprocité, en ce qui a trait aux normes exigées, entre les produits québécois et les produits étrangers; développement de centres de recherche et du numérique; contribution de la main-d’œuvre étrangère; et lutte contre les changements climatiques.

Les acquis sont nombreux, mais n’hésitons pas à revoir nos façons de faire, à remettre en question nos habitudes, à retourner toutes les pierres... Le dialogue entre les consommateurs et notre secteur est plus que jamais une nécessité. Sachons être à l’écoute et nous faire entendre.

Je nous souhaite, en cette nouvelle année, une politique bioalimentaire cohérente, structurante, à la hauteur de nos ambitions et des attentes de nos consommateurs. Une politique endossée par l’ensemble de nos élus provinciaux pour en assurer la pérennité, quels que soient les résultats des prochaines élections.

1 Commentaires

  1. Bravo M. Gervais - Maintenez la pression sur les élus ainsi que les représentants à la table de négociation de l'Aléna; le président de la Coop fédérée peut parler d'une voix unique et forte pour qu'ils gardent le cap et ne compromettent pas sans connaître la vie en milieu rural !!! Bravo Ghislain... ;)