Coopérer, alimenter la terre et nourrir le monde

par Ghislain Gervais - président

L’exercice financier 2015-2016 de La Coop fédérée a connu des résultats inégalés. Les ventes consolidées ont atteint 6,335 milliards $ et l’excédent avant ristournes et impôts se chiffre à 275,4 millions $.

Cette bonne performance découle de nos activités de transformation et de commercialisation de porc qui profitent d’un taux de change favorable, mais surtout d’une forte demande sur les marchés d’exportation.

Préparation à la croissance

Cet exercice passera à la postérité comme une année charnière. L’année 2016 aura été marquée par nos efforts pour préparer La Coop fédérée et le réseau des coopératives affiliées à la prochaine phase de croissance.

Plusieurs s’interrogent sur la pertinence de poursuivre cette croissance, surtout à l’extérieur du Québec, et s’inquiètent des bénéfices qui en découlent pour nos membres. C’est pourtant par la croissance de nos activités et l’amélioration continue des avantages tangibles pour les membres que nous assumons notre raison d’être. Peu savent que La Coop fédérée, par l’entremise de ses filiales, génère la majorité de ses revenus hors du réseau La Coop, et même du Québec.

Concentration d’entreprises

Nous assistons depuis quelques années à une concentration des grandes entreprises du secteur agroalimentaire. L’acquisition de Monsanto par Bayer en est l’exemple le plus frappant. Au Canada, Agrium et PotashCorp contrôlent plus de 60 % du marché nord-américain de la potasse. La fusion de Dow et de Dupont et l’acquisition de Syngenta par ChemChina placent le secteur des approvisionnements en semences et produits de protection des cultures en situation de quasi-monopole.

Sans vouloir rattraper ces géants, La Coop fédérée doit se positionner à l’échelle nationale et internationale afin que le modèle d’affaires coopératif, contrôlé par et pour les producteurs agricoles, demeure une option pertinente.

Réorganisation de la structure de La Coop fédérée

En mai dernier, La Coop fédérée a procédé à une vaste réorganisation administrative visant à donner plus de souplesse à ses principales activités, tout en diminuant les coûts du siège social.

L’entreprise est maintenant constituée de trois divisions relativement autonomes, chapeautées par une société mère, gardienne des valeurs et de la cohérence de l’organisation. Elle s’est dotée d’une structure plus adéquate pour répondre à sa croissance future et s’adapter à la réorganisation du réseau des coopératives affiliées.

Vision 2020

La Vision 2020 aborde les défis d’optimisation et d’agilité que doit relever le réseau La Coop. Le nouveau modèle d’affaires sera un catalyseur de développement du réseau au Québec. Il sera appuyé par une stratégie numérique innovante, la spécialisation agricole, la proximité régionale et l’allongement de la chaîne de valeur.

Plan de développement ambitieux

La Coop fédérée s’est dotée d’un ambitieux plan quinquennal de développement. Ce plan est axé sur le développement de nos activités agricoles et agroalimentaires à l’échelle canadienne, et l’allongement de nos chaînes de valeur.

Dans cette mouvance, La Coop fédérée s’est départie de son Secteur Énergies Sonic au profit d’un nouveau partenariat créé avec l’entreprise de distribution de produits d’énergie, Filgo.

La Coop fédérée a également acquis la majorité des actifs d’agrofourniture de Coop Atlantique. Elle s’assure ainsi de poursuivre la tradition de coopération agricole dans les provinces de l’Atlantique et consolide la présence de sa Division agricole d’un océan à l’autre.

Conclusion

La Coop fédérée poursuivra son déploiement à l’échelle canadienne dans les secteurs de l’agrofourniture et de la transformation des viandes. Elle vise aussi à développer son secteur de ventes au détail dans l’est du Canada. D’autres partenariats sont à prévoir, mais pour l’instant La Coop fédérée n’envisage pas d’étendre, de façon importante, ses activités hors pays.

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