Reprise du prix du porc

par Affaires économiques

Photo : Jean-François Monier 

Le prix moyen du porc au Québec a poursuivi sa hausse après la chute rapide observée au courant des mois de mars et d’avril 2017. La semaine dernière, ce rebondissement s’est fixé à 189,50 $/100 kg, atteignant ainsi le même niveau qu’il y a un an, au cours de cette période. De plus, les perspectives de marché à terme du porc sont positives jusqu’au mois d’août, avant le redémarrage du cycle à la baisse des prix.

Pour Rabobank, les conditions actuelles du marché mondial du porc sont favorables. Elles devraient d’ailleurs se poursuivre jusqu’au 3e trimestre. Les volumes de porc pour les principaux pays exportateurs – dont le Canada, les États-Unis, l’Union européenne et le Brésil – ont continué leur croissance au premier trimestre de 2017.

Aussi, on note une augmentation de l’offre nord-américaine, précisément du Canada et des États-Unis sur les principaux marchés asiatiques.


À lire aussi :
Revenus agricoles : le Québec en bonne situation financière


Sur le marché chinois, la relocalisation de la production porcine, après le renforcement de la réglementation environnementale, se poursuit. En conséquence, les importations resteront stables dans les prochains mois.

Aux États-Unis, les niveaux record de consommation et la vigueur des exportations continueront à soutenir les prix, en dépit de l’augmentation de la production.

En Europe, Rabobank anticipe une perte de compétitivité du porc européen sur les marchés d’exportation, notamment en raison des prix élevés causés par une offre sous pression.

Selon Reuters, les prix de l’Union européenne ont augmenté de 11 % au premier trimestre de 2017, en contraste avec une augmentation beaucoup plus faible de 4 % pour les États-Unis.

Le prix du porc au Québec, étant tributaire au prix de référence américain, restera donc compétitif sur les marchés d’exportation.


À lire aussi :
Plus de marchés pour la croissance agricole


Dans ce contexte, bien que le Québec ait un avantage concurrentiel avec la valeur actuelle du huard et sa qualité de viande, conformément aux critères recherchés de ses marchés d’exportation, la concurrence américaine s’intensifie.

Par exemple, plusieurs grandes entreprises aux États-Unis produisent maintenant du porc sans ractopamine, dont Smithfield Foods, une division de la chinoise WH Group, Seaboard Foods ou encore la coopérative de producteurs de porcs, Triumph Foods.

 

 

0 Commentaires