Renégociation de l’ALENA: qui sera perdant?

par Affaires économiques

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Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, annonçait la semaine dernière que les discussions sur une renégociation de l’ALENA devraient commencer d’ici la fin de l’année 2017. Le Mexique et le Canada devront faire des concessions, a précisé M. Ross.

Le Canada et le Mexique sont inquiets de voir cette entente révisée. Mais elle ne sera pas sans conséquence pour les producteurs américains. Trois principaux secteurs agricoles sont visés par cette entente : les produits laitiers, les produits de la volaille, et les grains, notamment le maïs.

En ce qui concerne les produits laitiers et de volaille, ils sont sous gestion de l’offre. Bien que lors de la récente visite du premier ministre Justin Trudeau à Washington, le président Trump a rassuré la partie canadienne concernant de « petits ajustements » sur l’avenir de l’ALENA, c’est surtout le secteur laitier qui est plongé dans l’incertitude notamment concernant les pressions sur la gestion de l’offre.


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Mais attardons-nous sur le Mexique et particulièrement sur le maïs. Presque tout le maïs importé par le Mexique provient des États-Unis, ce qui représente pour les Américains environ 28 % de leurs exportations de grains jaunes vers leur voisin du Sud.

De plus, devant les menaces répétées de revoir l’ALENA, le Mexique cherche déjà des solutions alternatives pour se procurer son grain en Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil. Ainsi, s’il diversifiait ses sources d’approvisionnement, les producteurs américains pourraient voir fondre un marché crucial pour écouler des stocks record qui déjà font baisser les prix.

Malheureusement, dans un tel scénario, les producteurs de grains canadiens seraient aussi touchés, car une pression supplémentaire serait exercée sur les prix.

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