Perspectives agricoles du USDA: faits saillants

par Affaires économiques

Crédit photo : Ricardo Reitmeyer | 123rf 

Les 23 et 24 février dernier, se tenait à Washington la conférence annuelle sur les perspectives du Département d’agriculture américain (USDA). Voici les principales conclusions de l’économiste en chef, Robert Johansson, sur l’avenir de l’agriculture.

La productivité agricole continue de progresser et les exportations augmentent. Comme l’a fait l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le USDA prévoit la fin de l’ère record des prix des denrées alimentaires pour la prochaine décennie. La place centrale du marché chinois dans le commerce agricole a été soulevée par plusieurs panélistes.

Baisse du revenu agricole

En 2017, les revenus vont chuter de façon spectaculaire avec une baisse pouvant atteindre 30 % en termes réels. Elle représentera la plus forte baisse en 4 ans. Toutefois, ces revenus agricoles devraient rester stables jusqu’en 2025.


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Les prix des cultures demeurent bas

On s'attend à ce que les prix pour la plupart des cultures soient légèrement plus élevés pour la période 2017-18, bien qu’ils demeurent bas comparativement à la période record de 2012.

Le prix du blé devrait se fixer à 4,30 $ le boisseau, en hausse de près de 12 % par rapport à l'an dernier.

Le prix du maïs, quant à lui, sera en hausse de 3 %, soit 3,50 $ le boisseau, mais en baisse de 50 % depuis 2012.

Celui du soya augmentera de 1,1 %, soit 9,60 $ le boisseau, une baisse de 35 % depuis 2012.


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Superficies de soya

Comparativement à l’année dernière, la superficie ensemencée de soya aux États-Unis devrait augmenter de 4,6 millions d'acres et totaliser 88,0 millions en 2017. Elle sera impulsée par la forte demande en oléagineux dans les marchés d’exportation, notamment sur le marché chinois. Par contre, en raison de la faiblesse du prix du maïs et des stocks élevés, ainsi que de la forte concurrence de l’Amérique latine, la superficie du maïs devrait diminuer de 4 à 90 millions d’acres.

Viandes et produits laitiers

Bien que les prix du bétail, de la volaille et du lait aient diminué en 2016, la baisse des coûts de l’alimentation animale et l'amélioration des conditions fourragères ont donné l'impulsion à l'expansion des troupeaux. On s’attend ainsi à une production record de viandes et de volailles, et des pressions à la baisse sur les prix des bovins et du porc, notamment.


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Croissance du commerce mondial

Les marchés nord-américains ayant atteint leur plafond, c’est dans les marchés étrangers qu’il faudra commercialiser les surplus de production. Les marchés d’exportation représentent donc un facteur important de la croissance économique future du secteur agricole nord-américain. Selon les prévisions du USDA, le commerce des céréales et des oléagineux devrait augmenter au cours de la prochaine décennie pour répondre à la croissance de la demande mondiale. Le commerce mondial devrait augmenter de 17 % pour le blé ; de 25 % pour le maïs et de 25 %, pour le soya.

Dans les productions animales, au cours de la même période de projection, les exportations de poulets de chair devraient croître d’environ 20 %, les exportations de porc devraient augmenter d’environ 22 %, et celles de veau, de 37 %.

Les marchés asiatiques et le continent africain seront au cœur de la croissance de la demande mondiale pour les produits agricoles.

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