Performance économique agricole: faits saillants

par Affaires économiques

Crédit photo : 123rf

L’institut de la statistique du Québec a publié la semaine dernière l’Édition 2016 du profil sectoriel de l’industrie bioalimentaire du Québec. Voici quelques indicateurs rendant compte de la performance économique de l’agriculture d’ici.

Croissance du PIB

Fait marquant : la croissance du PIB de l’industrie agroalimentaire du Québec en 2015. Malgré une légère baisse en 2014, le PIB a atteint un sommet de 22 G$, équivalent à un bond de 790 millions $ entre 2012 et 2015.

De plus, selon le rapport, le soutien à l’agriculture a augmenté à une fréquence constante pendant la même période. Entre 2014 et 2015 seulement, on enregistre une hausse 12,3 %, pour un total de 178,5 millions $.

Augmentation de la dette agricole

En revanche, la dette agricole, l’environnement d’affaires fortement concurrentiel ajoutés aux cycles bas des prix des produits agricoles font pression sur l’agriculture québécoise.


À lire aussi :
Fertilisants : la consolidation se poursuit


En effet, inversement aux autres provinces canadiennes, les recettes monétaires agricoles affichent un recul de 3,2 % au Québec entre 2014 et 2015, atteignant ainsi leur plus bas niveau depuis 2012. Il en est de même pour les revenus nets comptants qui ont chuté de 15,4 % pendant la même période.

Or, dans le reste du Canada, les recettes monétaires agricoles ont été en croissance continue, et relativement stable en Ontario. De plus, selon le rapport, la dette agricole du Québec continue d’augmenter. On note une hausse de 8,8 % entre 2014 et 2015.

Baisse des dépenses en énergies et lubrifiants

Les prix du pétrole semblent avoir eu un impact sur le recul des dépenses en carburants. En effet, les dépenses en énergies et lubrifiants ont reculé de 10,3 %, soit une baisse de près de 57 millions $ entre 2014 et 2015. Les dépenses de carburant pour machines et combustibles pour chauffage ont diminué respectivement de 16,5 % et 12 %.

Importance de diversifier l'accès aux marchés

Concernant le commerce international, les viandes continuent de représenter le plus gros segment des principales exportations avec 21 % du total. Les É.-U. demeurent la principale destination (71,4 %), suivie du japon (5,4 %) et l’UE (5 %).


À lire aussi :
En 2017, le secteur des viandes sous pression


L’accord canada-UE, qui doit entrer en vigueur au cours des prochains mois, donnera un meilleur accès des produits agricoles québécois au marché européen. Cependant, avec la fin du PTP, des partenariats commerciaux ciblés dans des marchés concurrentiels comme le Japon permettraient aux produits du Québec de demeurer compétitifs, compte tenu des pressions économiques et de la concurrence internationale.

Précisons que L’UE, un exportateur majeur de viandes, est en discussion pour une entente commerciale possible avec le Japon.

 

                           

0 Commentaires