Parents/ados : comment rendre l’opposition constructive

par La rédaction

L’adolescence peut être une période difficile pour beaucoup de parents et d’adolescents. Si vous êtes un parent, il n’est en effet pas évident d’abandonner l’idée que votre enfant ne sera pas exactement comme vous (ou comme ce que vous attendez), ne continuera pas de vous écouter docilement, voire ne vous idolâtrera plus…

L’adolescent a surtout besoin de s’affirmer, d’avancer sur un chemin différent de celui de ses géniteurs, de faire ses propres expériences pour devenir ce qu’il est. La réaction du parent qui voit ainsi s’éloigner (mais pas fuir) son enfant en train de devenir grand est variable.

Il peut y avoir l’acceptation et le respect de cette personnalité naissante. Dans ce cas, la collaboration pourra se poursuivre. Mais il peut aussi y avoir un renforcement de la rigueur éducative : plus d’interdits, de contrôles, de reproches, de critiques, de répression… Dans ce cas, l’adolescent, selon un processus d’action-réaction, s’opposera fortement. L’intensité de cette opposition sera à la hauteur de son désir viscéral d’affirmation et de différenciation.

Des conflits éclateront régulièrement, avec en filigrane la peur. La peur des parents, qui, incarnant une inflexible autorité, mettront en danger la sécurité affective de l’adolescent. Ce dernier adoptera alors un comportement agressif, tentera de rétablir cette sécurité auprès de ses pairs… ou se résignera, s’éteindra, différant à beaucoup plus tard cette crise identitaire essentielle.

Pour rendre cette opposition ou affirmation constructive, les parents doivent écouter ce que ressent leur adolescent; ne pas le juger pour ce qu’il exprime; lui rappeler les règles établies ensemble; lui demander son avis et l’inviter à proposer des solutions à ses problèmes, dont il fera part sans peur d’être critiqué; partager des moments exclusifs avec lui, s’il est d’accord; s’intéresser sincèrement à ce qu’il aime; et lui faire confiance.

Malgré les apparences, l’adolescent a encore besoin d’aide, de soutien et, surtout, d’amour inconditionnel. Cet amour inconditionnel comprend une acceptation de ce qu’il est et de ce qu’il devient.

Donc, ne nous y trompons pas. La colère et les conflits sont des conséquences, pas des causes.

(Source : adozen.fr)

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