Marché mondial laitier : de mal en pis

par Affaires économiques

Crédit photo : Étienne Gosselin

Les prix du lait demeurent déprimés, comme en témoigne la nouvelle baisse de 7,4 % de l’indice de référence mondial en ce début février.

Comme si la situation n’était pas déjà assez morose, c’est la troisième semaine consécutive où l’on observe une chute de l’indice de prix du lait sur le marché international.

Plusieurs firmes ont revu à la baisse le prix qu’ils paient aux producteurs laitiers, y compris la coopérative anglaise First Milk et la Néo-Zélandaise Fonterra.

Le président de la National Farmers Union (Royaume-Uni) a appelé au calme dans le contexte de l’actuelle « guerre des prix sans merci » et a déclaré que le résultat inévitable serait un grand nombre de producteurs laitiers quittant l’industrie. Il a également suggéré que des transformateurs mettent en place des mesures comme la coopérative laitière néerlandaise Friesland Campina, qui paye une prime aux producteurs s’ils maintiennent ou réduisent les volumes de lait qu’ils produisent.

Malgré les événements de septembre dernier en France et les bas prix des derniers mois, les réserves mondiales sont toujours importantes et en croissance (!), en particulier en Europe.

Selon des regroupements de producteurs agricoles de la Grande-Bretagne et de la Nouvelle-Zélande, une hausse de l’indice des prix du marché dépendra largement d’une baisse de la production de l’Union européenne.

Des éleveurs laitiers de l’Europe ont, quant à eux, rencontré le pape pour un soutien à leur document sur le programme de responsabilisation contre la surproduction du lait. On laisse le soin aux lecteurs de juger de leur niveau de désespoir…!

Aux dires du président de Fonterra, les mêmes facteurs continuent d’influencer la demande des produits laitiers, à savoir le pouvoir d’achat affaibli des pays qui dépendent principalement des revenus pétroliers, l’incertitude économique dans les économies en développement, la lente reprise des importations des produits laitiers en Chine et l’embargo russe sur les importations de l’Union européenne.

                           

1 Commentaires

  1. quand ont vise exportation on dépend des autres,on leur a fait croire à des possibilités exporter ds de multiples pays la Russie entre autres,dès que survient un conflit on voit ce que ça donne, on l'a vu avec la vache folle. c'est ça des exportations.