L'OPEP du sirop d'érable, dit The Economist

par Affaires économiques

L’hebdomadaire londonien The Economist s’est intéressé au secteur acéricole québécois.

En effet, le secteur a fait l'objet d'un récent article intitulé « A sticky situation », que l’on pourrait traduire par « Une situation délicate (ou complexe) ».

Qualifiant la Belle province « d’Arabie Saoudite » du sirop d’érable, The Economist se montre toutefois soucieux de l’avenir à long terme de notre secteur acéricole.

Il rappelle que les États-Unis ont produit davantage que le Canada jusque dans les années 30, et qu’ils pourraient le faire à nouveau.

L’ouverture des marchés, qui expose les acteurs de l’industrie à des forces comparables, fera en sorte qu’à terme, ce sont les régions les plus compétitives qui prospèreront.

                           

1 Commentaires

  1. L'OPEC et le sirop d'érable canadien (voir article de The Economist) Il y a une grande menace pour notre produit emblématique ( que l'on met en baril). Ca prend maintenant 0.33 baril de "canadian dirty oil" par baril de sirop d'érable depuis que l'industrie s'est convertie aux évaporateurs au mazout #2, en dépit de l'utilisation de l'osmose inversée. Avant, on était au bois. Bruler du bois génère, au net , pas de CO2 dans l'atmosphere, car pour pousser ce bois, il a fallu pour l'arbe l'absorber pour croitre. Il y a un cycle. Quand cela vient de l'huile, il y a minage de ressources longtemps enfouies pour relacher en forte concentration dans l'atmosphère sans croissance de biomasse équivalente pour l'absorber. La priorité aujourd'hui devrait être de convertir à l'environnement et que l'industrie développe un sirop zéro-carbone, i.e. que les évaporateurs fonctionnent au bois ou à l'électricité, mais pas à l'huile sale "bitumineuse" du Canada. La Fédération est avertie et fait l'autruche. Maintenant, c'est fini l'utilisation de l'huile "sale" canadienne n'a plus sa place dans une industrie de produit noble et naturel comme le sirop d'érable canadien. Il n'y a qu'un pas entre l'OPEC, l'huile bitumineuse sale en baril, et les barils de sirop d'érable. Marc Chénier ----------------------------------------- L a guerre...et le sirop, faire le bon pas? *( en suivi au dossier de #lapresseplus * ) L'idée de développer des pastilles de gout pour le sirop comme pour le vin est aussi fallacieuse que l'idée d'utiliser le fait que le sirop contient de faibles concentrations homéopathiques d'antioxydants pour stimuler la demande sur la base des vertus "santé" du sirop. Il nous faut développer vite une appellation zero-carbone, i.e. utiliser la biomasse, le bois ou l'électricité propre. (Ces énergies sont carbo-neutres.) Cela est beaucoup plus urgent et pertinent que des "pastilles de goût". Qui veut entacher la réputation de ce produit, qui fut vraiment noble voilà déjà peu de temps. Quand nos acheteurs étrangers associeront un baril de "dirty oil from bitumineux Canada" à ce produit, ils cesseront de le considérer à la hauteur de ce qu'il doit être. Il n'est jamais trop tard de revenir sur ses pas lorsqu'on réalise qu'on a fait une erreur. Cela serait gagné la vraie guerre. *Dossier lapresseplus: "Un pas pas pour mettre fin à la guerre du sirop " http://plus.lapresse.ca/screens/afb5dc80-d49b-49ae-baba-bb63c0310603%7C_0.html *Mémoire de l'UPA: ://static.lpcdn.ca/fichiers/html/2322/2015-10-05_Memoire_final_1_.pdf