Lait: le point sur les compensations financières

par Affaires économiques

Crédit photo : Patrick Dupuis

Le 10 novembre dernier, le gouvernement fédéral a annoncé des compensations financières de 350 millions $, en prévision de l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne (AECG) en 2017.  Lors du congrès annuel de l’UPA, tenu la semaine dernière, les différentes familles politiques du Québec ont été unanimes concernant l’insuffisance de ce montant compte tenu des dommages particuliers de la mise en œuvre de cet accord sur l’industrie laitière et fromagère du Québec.

Rappelons que la compensation financière annoncée par le gouvernement fédéral s’applique à l’échelle de l’industrie laitière canadienne. Rappelons que le Québec produit 40 % du lait canadien et au moins 60 % des fromages fins au pays, selon le MAPAQ.

Alors que les revenus des producteurs laitiers canadiens sont déjà affectés par les importations de lait diafiltré, les pertes aux producteurs causées par l’entrée en vigueur de cet accord sont estimées à environ 1,5 milliard $ sur 15 ans. Les Producteurs de lait du Québec (PLQ) estime des « pertes permanentes » de 150 millions $ annuellement pour l’industrie laitière et 150 millions $ par an pour l’industrie fromagère canadienne.


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Selon plusieurs acteurs du secteur, le gouvernement doit revoir la compensation à être versée et mitiger l’impact de l’entrée en vigueur de l’AECG en allouant les quotas d’importations prioritairement aux fabricants et importateurs de fromage qui ont développé le secteur des fromages fins au cours des 40 dernières années, au prorata des activités de ces derniers dans le secteur des fromages. Une telle approche permettrait de minimiser les impacts sur l’industrie et de compenser les transformateurs et importateurs pour les pertes encourues.

                           

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